DE MARGUERITE D'ALENÇON
Sa soKtR d'Alliance.
Un chascun qui me faict requeste D'avoir œuvres de ma façon,
I. Ed. Janncl, l. III, p. 'i8. Les éditions atlriljiiciit celle pièce à l'année ijSt.
«;HVNnS KCIUVVINS DE L\ RENAISSANCE
\ ovso ' Idul clioiclior en la Irsio De MaririiorilP d'Alonçon.
.lo lie fais dixain ne chanson, (lliani royal, ballade n'epislre.
Qu'en sa teste elle n'enregistre l'"i(lMenient. correct et senr:
(le sera mon petit re>:istre, l-;i!e n'aura ]ilns iioni ma s(pnr.
J'eus los;uit(Mirs qui ont conimonlo Marol oui cru que cetlc pièce s'appliquait à Marguerite d'Angoulème, sans songer que le poète n'aurait pu, en aucune façon, s'adresser sur un ton aussi familier ni aussi badin à sa souveraine. D'autre part, ce qui est essentiel à remarquer, le titre même de la pièce ne peut s*ap])liquer qu'à Marguerite d'Alençon, sœur d'Anne, (jiii seule, à celte cpoque, portait ce nom. l]n ciVol, d'après les usages constants du temps, Marol. quand il s'adresse à la sœur de François I"', avant son mariage avec le roi de Navarre (2/1 janvier 1027), qualifie toujours cette princesse de Madame la duchesse d'Alençon ou, par abréviation, — quand il s'agit d'éviter une répétition immédiate de ce titre : — Madame d'Alençon. Il lui était impossible de l'appeler Marguerite d'Alençon tout court, car une telle appellation ne correspondait pas à la réalité : ce n'était pas là son nom. La question ne se pose même pas pour quiconque a quelque jiraliquo des appellations du temps. Ainsi l'épître du fjrspoiiri'f'ii, (jui est adressée à la s(eur du roi, est intitulée : « A Ma Dame la Duchesse d'Alençon et de Berry, sœur niii(pio du Roi », cl la pièce (pii la