‹ Grands écrivains français de la renaissanceChapitre 32 sur 95 · LE PLATONISME ET LA LITTEKATLUE EN FRANCE 7I · texte numérisé non relu

LE PLATONISME ET LA LITTEKATLUE EN FRANCE 7I

par SCS Hccaionomue ^ — exposé en sept livres de sept cents propositions ou lois formulées par Socrate et par Platon, au cours du traité des Lois et de la République, — qu'il avait fait une étude consciencieuse des œuvres du fondateur de l'Académie dont il se plaît à rapprocher les enseignements de ceux du péripatétisme, mais' il est aisé de voir que, dans la grande querelle qui divisait alors les philosophes, il préféra garder une attitude plutôt bienveillante à l'égard des doctrines du Lycée. 11 était trop pénétré de la nécessité de faire revivre la véritable pensée d'Aristote, défigurée par tant de commentateurs et de traducteurs peu sagaces, pour se préoccuper de favoriser, concurremment, une autre cause philosophique de nature si différente. Il cite et analyse en maint endroit de son œuvre des passages de Platon. S'il l'attaque parfois 2, il lui rend en général hommage au cours de ses argumentations : mais, visiblement. la grandeur et le charme des dialogues lui ont échappé. Son éducation première, inspirée par un aristotélisme non mitigé, l'avait mal préparé à s'intéresser à l'idéalisme, parfois téméraire, des aniisde Laurentde Médicis; fidèle aux préférences de sa jeunesse, il ne songea jamais à s'aventurer dans la voie ouverte par ces esprits délicats, encore moins à niettrc son autorité au service de leurs projets de rénovation. Il «e plaçait prudemment à l'abri des polémiques, en déclarant, comme le rapporte Champier. qu'il ne voidait pas plus être rangé parmi

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