I.E PLATONISME ET LA LITTICHATLHE EN FRANCE (Sr
De ce qu'on lit de toute discipline.
En langue grecque, hebraicque et latine.
Et a acquis telle perfection...
lléroët rend hommajj^o, à juste litre, aux efforts du roi pour muUij)lier le.s traductions d'auteurs anciens et mettre à la portée de son peuple, même des classes les plus modestes, les trésors des civilisations grecque et latine. Le monarque conçut à cet égard un plan grandiose, dont il poursuivit l'exécution avec plus d'esprit de suite qu'il n'en manifesta d'ordinaire, même en faveur des entreprises dont il souhaitait le plus sincèrement le succès. N'oublions pas que, entre bien d'autres, la traduction de Plutarque fut commencée, sur ses instructions formelles, par Jacf{ues Amyot, dont la reine de Navarre avait fait la fortune.
Les traductions libres deVAndrogyne et de V Accroissement d'Amour, « aultre invention extraicte de Platon I), sont exécutées avec tact : dans l'état actuel de la langue, il était difficile de rendre avec plus de relief les pages admirables de l'original grec, sans s'astreindre à en suivre littéralement le texte. A ce propos, je ne saurais trop insister sur la facture ferme et aisée des vers, en même temps que sur l'élégance et la précision de ce style poétique, manifestement en avance sur celui de l'époque. Quelques vers empruntés à VAiidrogyne'' le montreront suffisamment :
Au premier temps que le monde vivoit D'herbe, de gland, trois sortes y avoit