‹ Grands écrivains français de la renaissanceChapitre 38 sur 95 · C.iw le jrtand Dieu (jui \i\ro les lalsoit · texte numérisé non relu

C.iw le jrtand Dieu (jui \i\ro les lalsoit

Faicts les aAoil. et bien s'y congnoissoit.

De quatre bras, quatre piedz et deux testes

Estoyent formez ces raisonnables bestes.

La rcslc vaut mieux iienséc t|uo dirte,

lit severroil plustost peinelc (in'escripte.

Cliascun estoit de son corps tant aysé,

<^u'en se tournant il se trouvoit baisé :

En eslendant ses bras, on l'embrassoit.

Mais Jupiter ayant lail diviser ces êtres doubles, chaque moitié se mit à errer par le monde, Irisle et « éperdue » :

Après avoir toulesfois enduré,

Tousjours souH'ert, cl jamais murmuré.

Se dcsprisans si fort s'bumilierent,

Que se cherchants, ensemble se trouvèrent,

Et se trouvant, aisément se congneurent.

On ne sçait pas les passetcmps qu'ils eurent,

Car les honteux ne tirent assemblée

Oncques depuis, que ne fust à l'embléc ;

Et le plaisir, qui de tout bien aboutie.

Le desroboyent et aux Dieux et au monde.

De ce larcin on dit que sont venuz

Tons ceux tpii sont pour vrais amys tenuz,

Et (jue suyvants de leurs parents la trace.

Si c'est peclié, ilz le tiennent de race :

Car comme appert que fussent voluntiers

Ces premiers corps tournés en leurs entiers.

Et (jue tous deux en ung se fussent mis,

Si de nature il cust été permis,...

I ne centaine de vers ))lus loin. W- pocte s'adress.'inl au roi. déOnil nin^i l'Amour :

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