‹ Grands écrivains français de la renaissanceChapitre 39 sur 95 · LE PLATONISME ET LV LITTEUATLUE EN FRANCE QI · texte numérisé non relu

LE PLATONISME ET LV LITTEUATLUE EN FRANCE QI

Syie, il vous fault en mémoire réduire (]e que sçavez mieux qu'on ne le peulldire : (Test que l'Amour est passion gentille, Nous esclairant de llaniniesi sublille, (Jue du ciel semble en la terre demis Pour esveillcr les esprits endormis.

Et les lever jusques à la partie Dont la clarté de sa torche est sortie.

Ce double essai dut faire comprendre à quel point les conceptions du philosophe grec étaient susceptibles d'introduire dans la poésie une ampleur et un ton que celle-ci ignorait jusque-là. L'auteur avait su joindre l'exemple au précepte. Les contemporains apprécièrent assez vite la nouveauté de sa tentative, qui obtint un retentissement considérable. La Par/aide Amye ne justifiait pas moins, de son côté, l'accueil fait à la publication, a Ce petit œuvre, qui en sa petitesse surmonte les gros ouvrages de plusieurs », comme le disait Pasquier, un demisiècle plus tard, en attestant qu'il en faisait toujours (( grand compte >->, renfermait une véritable codilication de l'Amour spirituel. Lidéale Amye dont le poète trace le portrait est, comme on l'a déjà remarqué S « tout imbue de théories platoniciennes. Elle émet beaucoup d'opinions subtiles sur l'échange des pensées, et parle des cœurs qui se réunissent et se confondent en Dieu. Comment serait-elle jalouse, même d'une rivale lui disputant son amant .^ »

Il me souvient luy avoir ouy dire

Que la beaulté, que nous voyons rcluyre

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