‹ Grands écrivains français de la renaissanceChapitre 53 sur 95 · I. Voy. Sainte-Marthe, p. 70, 77, 78, clc · texte numérisé non relu

I. Voy. Sainte-Marthe, p. 70, 77, 78, clc

I ^(t (.H VMIS KCniVAlNS DE L.V RENAISSANCE

l'épo(iU('. sinlout en Italie, penseurs, arlislcs. écrivains, poètes, et même théologiens, accueillirent avec enlliousiasnie cotte révélation dont les conséquences se tirent sentir rapidement dans toutes les branches des connaissances humaines. On sait quelle a été la fortune extraordinaire du mouvement de rénova lion philosophique don tr A cadémi(> de Laurent de Médicis a été un moment l'expression la plus éclatante K On n'exagère rien en disant que le platonisme de la Renaissance, si mélangé qu'il fut d'élé menls étrangers et parfois suspecis, a exercé sur la direction de la pensée moderne une influence profonde, et dont la portée a peut-être été plus considérable qu'on ne l'a cru généralement. Partisan ou adversaire de cet ensemble d'idées, nul esprit vraiment cultivé n'y demeura indifférent.

Comment les conceptions du fondateur de l'Académie se répandirent en France dès le début du xvr siècle, d'abord lentement et non sans quelques difficultés, puis un peu plus tard, notamment entre i5'|o et i55o, avec un succès chaque jour plus manifeste, c'est ce qui a été exposé ailleurs avec détail -. L'action personnelle de Ficin et de ses écrits y contribua certainement pour une large part. Mais je (lois ajouter «pic des rccliorches nouvelles m'ont amené à mettre à coté de la sienne une autre influence dont je n'avais pas eu à tenir compte dans mon précédent travail. Or, c'est précisément cette dernière qui explique, selon toute vraisemblance, les premières sympathies platoniciennes de Marguerite, au temps

1. N'oy. Arnaldo ddla Torro, Slorin deW Aradenii'i l'Ialoiiica di l-'ircn:r. Florf-ncc, i^oa, gr. in-8".

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