I. Corpus Hrforinatoriiiii. Calrini Opcro, l. \\\1, p. a'i
v)20 GRANDS ECIUVAINS DE LA RENAISSANCE
les principes n'ont pas varié. Vainement, les adversaires aux yeu\ desquels le changement était par lui-même la plus grave erreur, se sont-ils efforcés de découvrir des variations dans la doctrine enseignée dans ce livi'c. Calvin a ajouté, développé, précisé, il n'a rien retranché ni rétracté. Et c'était avant d'avoir accompli sa vingt-sixième année qu'il se trouvait en possession de toutes les vérités génératrices de sa théologie ; et jamais après, durant une vie de méditation et de travail d'esprit incessant, il n'a trouvé dans son œuvre, ni des principes à renier, ni des éléments à changer foncièrement ^ »
Toutefois, déjà un critique averti a pu noter entre le texte de i536 et les rédactions suivantes une certaine différence d'allure qui mérite d'être relevée : « Dans la première InstUution, comme dans le catéchisme qui la suivit, on trouve un exposé du calvinisme moins dur, moins sombre, moins écrasant que lorsque le temps, la réflexion, la contradiction, l'inflexibilité dogmatique eurent amené à sa dernière expression celte vaste construction théologique, plus propre à provoquer l'admiration des penseurs qu'à taire naître dans les âmes les sentiments qu'inspirent une foi simple et une piété sympatique -. »
Comme on l'a fait remarquer avec justesse, Calvin suit l'ancien ordre d'instruction religieuse populaire qui avait déjà servi à Luther dans son « Petit catéchisme )) de iSag. Il adopte l'ordre de l'enseignement élémentaire que, depuis des siècles, chaque enfant