‹ Grands EcrivainsChapitre 152 sur 339 · Ce détail est également emprunté à Ovide (vers · texte numérisé non relu

Ce détail est également emprunté à Ovide (vers

Vestibus hunc velant, quas non nisi at sd hé Sternere consuerant,

4. Pour ce « linge orné de fleurs », comparez le Tableau, vers 86 et note b, — Chez Ronsard Dédicace à des odes au ro Henry 1), Baucis offre ses fleurs à Jupiter : : :

Et mesme ce grand dieu, qui la tempeste iette, De Bauce et Philemon entré dans la logette,

De deux ou de trois fleurs son chef enuironna, Que Bauce de bon cueur en present luy donna,

5. Livre XII, fable 1x, vers 29. he 6. Tome IL, p. 261. — Dans le poème de Madcois cité à la notice : :

La seule propreté règne | dans la cabane;

On n’y connoît ni l’or ni le luxe profane;

Le thym, le serpolet, suspendus aux lambris, D'un parfum naturel embaument le pourpris.

7. Si le festin, chez la Fontaine, est très parcimonieusement servi, il est peut-être trop abondant chez Ovide où les deux époux prodiguent à leurs hôtes, sur la table frottée de menthe, tous les trésors de leur séjour champêtre : du lard et des légumes, des olives, des cornouilles conservées dans la lie de vin, de la chicorée, des raves, du laït caillé, des œufs cuits sous la cendre; puis des fruits, noix, figues, prunes, dattes, pommes odorantes, raisin pourpré; et, au milieu, un blanc rayon de miel (vers 646-650 et 664-677). — On sait que Rubens a peint ce repas rustique ; mais

ne

Les divins voyageurs, altérés de leur. course, Méloient au vin grossier le cristal‘ d’une source.

Plus le vase versoit, moins il s ’alloit? vuidant : . Philémon reconnut ce miracle évident”; .

Baucis n’en fit pas moins : tous deux s ‘agenouillèrent ; À ce signe d’abord leurs yeux se dessillèrent. Jupiter leur parut avec ces noirs sourcis Qui font trembler les cieux sur leurs pôles assis *. « Grand dieu, dit Philémon, excusez notre faute : Quels humains auroient cru recevoir un tel hôte ? 80 Ces mets, nous l’avouons, sont peu délicieux : [dieux ? Mais, quand nous serions rois, que donner à des

il a laissé à Mercure son Pégase, et à Jupiter sa foudre, que celui-ci, il est vrai, s'efforce de cacher sous la table, 1. Ci-dessus, p. 19 et note 4 :

Mon cristal est très pur,

2. Remarquez l'emploi de verser sans complément. = Sur cette place du pronom avant le verbe aller, pre la fable xv du livre XII, vers 62 et la note: s

La gazelle s’alloit ébattre innocemment.

4 Ce miracle, qui rappelle celui des Noces de Cana, est également chez Ovide (ibidem, vers 679-682):

Interea, quoties haustum cratera repleri A

“td sua, per seque: vident succrescere vina, toniti Robate payent, manibus ue supinis

Concipiunt Baucisque preces timidusque Philemon.

4. Rapprochez la fable xrt du livre XII, vers 111; le Poème du Quinquina, chant 11, vers 295-296 :

Jupiter crut Momus; il fronça les sourcis : - Tout l'Olympe en trembla sur ses pôles assis;

et cette phrase plaisante de Psyché (livre x1, tome III M.-L., p, 174): « Jupiter se rendit à ces raisons, et accorda à l'Amour ce qu’il. demandoit : il témoigna qu'il apportoit son consentement à l'apothéose par une petite inclination de tête qui ébranla légèrement l'univers, et le fit trembler seulement une demi-heure. » — On connaît les beaux vers d’Homère, dont s'inspira, dit-on, Phidias

it

C'est le cœur qui fait tout ! : que la terre et que l'onde Apprêtent un repas pour les maîtres du monde;

Ils lui préféreront les seuls présents du cœur. » 85 Baucis sort à ces mots pour réparer l'erreur.

Dans le verger couroit une perdrix privée *, Et par de tendres soins dès l'enfance élevée ;

(Géographie de Strabon, livre VIII), lorsqu'il sculpta son Jupiter Olympien: À DS j A vu FH, xal xvavénow êx” Gppüorveboe Kpovlwv auBpaia D Spu paire ExepOwoavto dvaxtos xpards an’ dfavaroto * péyay à ÉXEMEEY "OXvurov. (Iliade, livre I, vers 528-530.)

= Reges in ipsos imperium est Jovis … Cuncta supercilio moventis. * (Horace, ode 1 du livre III, vers 6 et 8.)

— Annuit invicto cœlestum numine rector, Quo tunc et tellus, atque horrida contremuerunt Æquora, concussitque micantia sidera mundus.

(CarTuzce, Lx1v, vers 204-106.)

— O quantefoiz de ton graue sourci «Tu abysmas ce faulx peuple endurci!

(Du Berray, tome II, p. 17.)

On peut rapprocher encore Virgile, Énéide, livres IX, vers 106, X, vers 115, et Ovide, Métamorphoses, livre I, vers 179-180, où le maître des Dieux ébranle le monde en secouantsa chevelure :

Terrificam capitis concussit terque quaterque . Cæsariem, cum qua terram, mare, sidera, movit.

A .….. Super omnia vultus Accessere boni, nec iners pauperque voluntas.

(Ovie, ibidem, livre VIII, vers 677-638.)

— Cette pensée est également exprimée dans Be/phégor, vers 144 etnote 8 : « Le cœur fait tout ».

2. Chez Ovide, les deux vieillards s’excusent aussi de la frugalité du repas qu’ils offrent aux dieux, et se préparent à leur immoler, non une perdrix, mais une oïe, gardienne vigilante de leur foyer :

Elle en veut faire un mets, et la poursuit en vain :

La volatile! échappe à sa tremblante main; 90 Entre les pieds des dieux elle cherche un asile.

. Ce recours à l'oiseau ne fut pas fnutile : | Jupiter intercède. Et déjà les vallons [monts *, Voyoient l'ombre en croissant tomber du haut des

Les dieux sortent enfin, et font sortir leurs hôtes. 95 « De ce bourg, dit Jupin, je veux punir les fautes : Suivez-nous*. Toi, Mercure, appelle les vapeurs". - Unicus anser erat, minimæ custodia villæ, Quem Dis hospitibus domini mactare parabant.

Ille celer penna tardos ætate fatigat; Eluditque diu; tandemque est visus ad i ipsos Confugisse Deos. Superi veluere necari.

(Zbidem, vers 684-688.) Comparez le sacrifice que Fédéric fait de son faucon à Clitie dans le conte v de la IIT° partie (tome V, p. 170 et note 2). 1. Ibidem, p. 487, note 2.

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