Tome V, p. 6o7 et note
4. C'est-à-dire une des histoires les plus remarquables, les plus frappantes, d'amours tragiques.
J'accourcirai’ le temps, ainsi qu’elle, à mon tour.
Peu s'en faut que Phébus ne partage le jour”;
À ses rayons perçants opposons quelques voiles. 165 Voyons combien nos mains ont avancé nos toiles :
Je veux que, sur la mienne, avant que d'être au soir, Un progrès tout nouveau se fasse apercevoir.
Cependant donnez-moi quelque heure de silence :
Ne vous rebutez point de mon peu d’éloquence; 170 Souffrez-en les défauts, et songez seulement
Au fruit qu'on peut tirer de cet événement. €
Céphale aimoit Procris ; il étoit aimé d’elle* :
2. Tome IV, p. 10 et note 4. — Dans une lettre à M. Simon de Troyes, de février 1686 : « Je vous dirai... que même nous accourcimes notre repas, etc. » Voyez les Lexiques de Malherbe, Corneille et Sévigné.
, 2. Comme plus haut, aux vers 23-24 :
Je suis encor d'avis Que nous rendions le temps moins long par des récits.
3, Peu s'en faut que nous ne soyons au milieu du jour, qu'il ne soit l'heure de midi.
— Jamque dies medius tenues contraxerat umbras, Inque pari spatio vesper et ortus erant.
(Ovne, l'Art d'aimer, livre IL, vers 723-724.)
4. On peut comparer, pour cette histoire, à la Fontaine et à Ovide, Antoninus Liberalis, Transformationum congeries (Amsterdam, 1676, in-16), fable xzx, p. 321; Apollodore, livre II, chapitre 1v, $ 17, et livre IT, chapitre xv, $ 16; Hyginus, Fabularum
- fiber, . fables 189 : Procris, et 241 : Qui conjuges suas occiderunt ; Servius, commentaire de Virgile (Énéide, livre VI, vers 445,
p. 423 de l'édition de Paris, 1600, in-fol.); Pausanias, Description
%e la Grèce, livre I, chapitre xxxvrr, et livre X, chapitre xxx. —
avait écrit une pièce intitulée Procris; et Phérécyde avait
raconté cette fable, comme nous le voyons dans les
scolies de l'Odyssée (livre XI, vers 3ar). Rappelons aussi Aurore et , ün des contes comiques de Wieland.
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Chacun se proposoit leur hymen pour modèle ,
Ce qu’amour fait sentir de piquant et de doux 175 Combloit abondamment les vœux de ces époux?.
Ils ne s’aimoient que trop! leurs soins* et leur tendresse Approchoient des transports d’amant et de maîtresse". Le Ciel même envia cette félicité :
Céphale eut à combattre une divinité®. 180 Il étoit jeune et beau; l’Aurore en fut charmée,
N'étant pas à ces biens chez elle accoutumée®.
Nos belles cacheroïent un pareil sentiment :
Chez les divinités on en use autrement.
Celle-ci déclara ses pensers® à Céphale ; 185 Il eut beau lui parler de la foi conjugale :
Les jeunes déités qui n'ont qu'un vieil époux
1. …. On se le proposoit tous les jours pour exemple. (Saint Malc, vers 345.)