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Je ne vous dirai point, mes sœurs, tout ce qu'il fit, Nises soins pour plaire à la belle‘ :
Leur hymen se conclut’. Un satrape voisin, Le propre jour dé cette fête, Enlève à Zoon sa conquête : 520 On ne soupçonnoit point qu’il eût un tel dessein. Zoon accourt au bruit, recouvre ce cher gage, Poursuit le ravisseur, et le joint, et l’engage En un combat de main à main°.
Iole en est le prix aussi bien que le juge. Das Le satrape, vaincu, trouve encor du refuge En la bonté de son rival.
Hélas! cette bonté lui devint inutile; Il mourut du regret de cet hymen fatal :
Aux plus infortunés la tombe sert d'asile, 530 Il prit pour héritière, en finissant ses jours, Iole, qui mouilla de pleurs son mausolée.
Que sert-il d’être plaint quand l’âme est envolée ? Ce satrape eût mieux fait d'oublier ses amours!. »
La jeune Iris à peine achevoit cette histoire ; 535 Et ses sœurs avouoient qu'un chemin à la gloire
C'est l'amour. On fait tout pour se voir estimé
Est-il quelque chemin plus court pour être aimé?
1. Chez Boccace, il apprend à lire et à écrire, devient musicien,
n écuyer, adroit dans tous les exercices du corps : il paraît, en
un mot, il est bientôt le gentilhomme le plus aimable, le ples poli, le plus accompli de son pays.
.2, Ci-dessus, p. 21.
. « Gascons et François se combattoient main à main moult xaillamment. » (Frorssarr, livre II, chapitre 11, $ 6.)
4. Vers 330 et note 5. — Le récit de la Fontaine, comme on Va yu par le sommaire transcrit ci-dessus, p. 206, note 5, s'éloigne quelque peu de celui de Boccace, qui est hornet plus Pas et plus riche en péripéties.