Tome II, p. 334 et note
6. Dans Ovide, Vénus s’est faite chasseresse (iidem, vers 535 et suivants), afin de se rapprocher d’Adonis; mais elle ne chasse que les animaux timides; elle se garde bien de poursuivre les bêtes féroces (vers 539-541) :
A fortibus abstinet apris; Raptoresque lupos, armatosque unguibus ursos Vital, et armenli saturatos cæde leones ;
et elle conseille à son amant de les éviter comme elle (vers 543- 552, et 705-707).
— Chasse les daims legers et les sauuages cheures, Et les cueurs effrayez des connils et des lieures; Laisse en paix les sangliers, les lions et les ours. (RonsanD, élégie x.)
SR hé is: 44
Gardez-vous d'irriter tous ces monstres félons‘ : 190 Laissez” les animaux qui, fiers et pleins de rage’,
Ne cherchent leur salut qu’en montrant leur courage; Les daims et les chevreuils, en fuyant devant vous, Donneront à vos sens des plaisirs bien plus doux®.
Je vous aime, et ma crainte a d'assez justes causes°; 195 Il sied bien en amour” de craindre toutes choses :
Que deviendrois-je, hélas! si le Sort rigoureux
Me privoit pour jamais de l’objet de mes vœux"? »
Là, se fondant en pleurs”, on voit croître ses charmes“
1. Ronsard applique aussi la même épithète à une bête (tome I,
p. 86), et la Fontaine aux ongles d’une lionne dans le Poème de la Captivité de saint Male, vers 472.