‹ Grands EcrivainsChapitre 247 sur 339 · Vers 41 et note · texte numérisé non relu

Vers 41 et note

Il sent son cœur percé de l'épieu d’Adonis,

Et, lui poussant au flanc sa défense cruelle,

Meurt, et porte en mourant une atteinte’ mortelle*, 520 D'un sang impur et noir il purge l'univers;

Ses yeux d'un somme* dur sont pressés et couverts,

Il demeure plongé dans la nuit la plus noire;

Et le vainqueur à peine a connu sa victoire,

Joui de la vengeance et goûté ses transports, 525 Qu'il sent un froid démon‘ s'emparer de son corps.

De ses yeux si brillants la lumière est éteinte;

On ne voit plus l'éclat dont sa bouche étoit peinte,

On n’en voit que les traits; et l'aveugle trépas Parcourt tous les endroits où régnoient tant d’appas®. Aünsi l'honneur des prés", les fleurs, présent de Flore, Filles du blond Soleil et des pleurs de l’Aurore’,

Page 1