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Dans le Petit Chien, vers

Malheureuses pourtant (/es rymphes) de ne pouvoir mourir. La même idée est exprimée, comme nous l'avons dit, dans l'opéra de Daphné (acte V, scène v); et dans celui de Galatée (acte II, scène v), où cette nymphe, qui n’a pu obtenir pour Acis, son amant, l'immortalité, déplore de ne pouvoir au moins mourir elle aussi quand il mourra :

Quoi! mon Berger mourra! Destin, pour toute grâce,

Malheureuse Vénus, que te servent ces larmes ? 575 Vante-toi maintenant du pouvoir de tes charmes : * Ils n’ont pu du trépas exempter tes amours; :

Tu vois qu'ils n’ont pu même en prolonger les jours. + Je ne demandois pas que la Parque cruelle

Prît à filer leur trame une peine éternelle; 580 Bien loin que mon pouvoir l'empêchät de finir,

Je te demande qu'il ne passe Qu’après mille soleils le fleuve sans retour, Je te demande au moins que dans le noir séjour Tu me permettes de le suivre:

Ne me condamne point au supplice de vivre, à Après avoir perdu l’objet de mon amour.

Rapprochons l’Elegie ou chanson lamentable de Venus sur, la mort du bel Adonis, de Saint-Gelais, inspirée par l’idylle de Bion citée dans la notice:

O deité trop cruelle!

O vie trop obstinée!

Las, que n’ay ie, ce dit-elle,

Une fin predestinée?

O demeure du ciel tiers,

Par moy iadis tant prisée,

Combien, et plus voluntiers,

Tirois au champ Elisée..…

Vienne le grand rauisseur De l’infernale contrée,

Il pourra bien estre seur D'’auoir faueur rencontrée.

Las! que le Ciel ne m'ottroye Pouuoir morte estre laissée, Aussi bien que deuant Troye Il me souffrit voir blessée! .

Corneille, Psyché, vers 1946-1950 :

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