Tome V, p. 584 et note 2 : « bien disant
CONTES. G: ur
Ses arguments, ce sont de doux regards,
De tendres pleurs, un gracieux sourire.
La guerre aussi s'exerce en son empire : 5 Tantôt il met aux champs ses étendards*;
Tantôt couvrant sa marche et ses finesses,
Il prend des cœurs entourés de remparts.
Je le soutiens : posez deux forteresses”? ;
Qu'il en batte’ une, une autre le dieu Mars; 10 Que celui-ci fasse agir tout un monde”,
Qu'il soit armé, qu’il ne lui manque rien :
Devant son fort* je veux qu'il se morfonde * ; Amour tout nu fera rendre le sien :
C’est l'inventeur des tours et stratagèmes ?, 15
J'en vais dire un de mes plus favoris :
J'en ai bien lu, j'en vois pratiquer mêmes”, Et d’assez bons, qui ne sont rien au prix°.
1. Ce vers manque dans l'édition de 1686 Amsterdam. 2. Voyez tome V, p. 31 et note 1, où nous rencontrons de sem-
blables images de guerre, de siège et d'assaut.
3. « Il inuenta art et moyen de bastre et desmolir forteresses et
chasteaulx par machines et tormens bellicques, beliers, balistes, catapultes, » (RaBeLAïs, tome IT, p. 486.) « Monsieur le Prince résolut de faire battre un autre endroit, où les maisons n’auoient point de caves. » (La RocreroucAuzp, tome II, p.337.)