Ibidem, p. 330 et note 9. — Au chant ir, vers
Ne nous engageons point dans un détail immense : Les longs travaux pour moi ne sont plus de saison.
5, Dans la lettre de juin 1671 à la duchesse de Bouillon :
Qu'Olympe a de beautés, de grâces et de charmes! Elle sait enchanter les esprits et les yeux.
Vous vous reconnoissez à ces traits, Uranie‘:
C'est pour vous obéir, et non point par mon choix, ro Qu'à des sujets profonds j'occupe mon génie,
Disciple de Lucrèce une seconde fois*.
Favorisez cet œuvre*; empêchez qu'on ne die*
Que mes vers sous le poids languiront abattus : Protégez les enfants d’une Muse hardie; 15 Inspirez-moi; je veux qu'ici l’on étudie
D'un présent d'Apollon la force et les vertus.
Après que les humains, œuvre de Prométhée’,
Furent participants du‘ feu qu'au sein des dieux
Il déroba pour nous d’une audace” effrontée, 20 Jupiter assembla les habitants des cieux*.
« Cette engeance”, dit-il, est donc notre rivale! Punissons des humains l’infidèle artisan“:
1. La Fontaine, qui appelle ailleurs la duchesse de Bouillon Olympe (voyez la note précédente), a donné aussi cet autre nom d'Uranie à Mme de la Fayette (tome V #.-L., p. 195).
2. Allusion au Discours à Mme de la Sablière sur l'âme des bêtes : tome II, p. 457. Il est bien évident qu'ici Lucrèce personnifie pour la Fontaine la poésie didactique.
3. Tome III, p. 198 et note 10, et ci-dessus, p. 227, onzième ligne de la note 2,