À la cannelle
2. Comme le remarque Walckenaer, les botanistes n’ont bien fait connaître les diverses espèces de quinquinas que depuis peu d’années; et il existe encore une sorte d'incertitude pour déterminer les espèces auxquelles appartiennent les noms de ces plantes que l'on vend dans le commerce, et pour distinguer les meilleures. Voici les indications que donnaient à ce sujet les gens de l’art du temps de la Fontaine : « Il faut choisir les écorces noires par dehors, et de couleur de cannelle par dedans. Le moins bon a l'écorce blanche par dehors et jaunâtre par dedans. Les petites écorces, particulièrement celles de la racine, sont les plus excellentes : on les connoît par de petites lignes dont elles sont traversées, » (Les . Admirables qualités du Kinkina, p. 29.)
3, Terme de médecine. — « La matière est-elle louable? » (Morrène, le Médecin malgré lui, acte IL, scène 1v.)
4. Ci-dessus, vers 57, — « ....Son amerlume combat et mortife le levain des fièvres, l’amer et l'acide ne pouvant compatir ensemble, » (Moxcixor, ibidem, p. 44.)
5. Cet arbre, ainsi que l'or, digne fils du Soleil, (Chant 1, vers 50.)
Bien que souvent on lui donne pour aide La centaurée‘, en qui le Ciel a mis Quelque âpreté, quelque force astringente, 120 Non d'un tel prix, ni de l'autre approchante, Mais quelquefois fébrifuge certain?.
C’est une fleur digne aussi qu’on la chante, J'ai dit sa force, et voici son destin :
Fille jadis, maintenant elle est plante. 125 Aide-moi, Muse, à rappeler Ces fastes qu'aux humains tu daignas révéler. On dit, et je le crois, qu'une nymphe savante L'eut du sage Chiron, et qu'ils lui firent part Des plus beaux secrets de leur art°. 130 Si quelque fièvre ardente attaquoit ses compagnes, Si courants parmi les campagnes Un levain” trop bouillant en vouloit à leurs jours, La belle à ses secrets avoit alors recours.
Il ne s'en trouva point qui pût guérir son âme 135 Du ferment‘ obstiné de l'amoureuse flamme”.