Tome V, p. 33r et note
7 Dans /e Berceau, vers 11 : « jeune homme de famille ». 8. « Beau, bien fait » (ci-dessus, p. 27).
9. « le vou diray de fil en aiguille... » (Du Fair, Baliuerneries,
c. v) CINQUIÈME PARTIE. 55
Il m'est resté de ce fait un garçon.»
Elle eut a peine achevé la parole,
Que du mari l'âme jalouse et folle
Au désespoir s’abandonne aussitôt?» : 40 Il sort plein d'ire *, il descend tout d’un saut,
p.153.) Ibidem, Propos rusticques,p. 93 : « conter de fil en aiguille. » Voyez aussi Regnier, satire x, vers 58, Sévigné, tome VII, p. 345, Saint-Simon, tome XVI, p. 70; etc.
1. À la fin de la vru‘° des Cent Nouvelles nouvelles l’aveu de la femme est précédé, comme ici, d’un aveu non moins maladroit du mari : «..….Quand nostre homme eut tout au long compté, sa femme ne reprint que l’ung de ses poincts et dit: « Comment! « dit elle, dites vous qu'elle dit à sa mere que vous auiez couché « auecques elle? — Oy, par ma foy ! dit il, elle luy congneut tout. « — Par mon serment! dit elle, elle monstra bien qu’elle estoit « beste; le charreton de nostre maison a couché auecques moy « plus de quarante nuictz, maïs vous n’auez garde que j'en disse « oncques ung seul mot à ma mere; ie m'en suis bien gardée, — « Voire, dit il, de par le deable! Dame, estes vous telle? Le gibet « y aït part! Or allez à vostre charreton, si vous voulez, car ie n’ay « cure de vous. » Si se leua tout à coup et se vint rendre à cellequ’il engrossa, et abandonna l'aultre. » — Le récit du sieur d'Ouville n’est pas tout à fait le même : une jeune fille refuse rigoureusement à son fiancé, malgré ses instantes prières, toute espèce de faveur, Puis enfin le mariage est consommé : « .... Comme il fut dans le lit avec elle, il lui dit : « Eh bien, ma mie, c’est à ce coup que « je vous tiens... Je vous veux franchement avouer que vous avez « très bien fait de ne m'avoir rien voulu accorder auparavant notre « mariage, et que je ne le faisois que pour vous éprouver; car si « vous eussiez été assez facile pour condescendre à ma volonté, je « vous proteste que je ne vous aurois jamais épousée, » À quoi la jeune fille, sans considérer ce qu’elle disoit, repart tout à l'heure : « Vraiment, je n’avois garde d’être si sotte, j'y avois déjà été « attrapée deux ou trois fois. » C’est le mot de Claudine à Lubin dans la scène x de l’acte II du George Dandin de Molière : « Claudine, jet’en prie, sur l’et-tant-moins (c’est-à-dire : comme acompte). — Eh! que nenni : j'y ai déjà été attrapée, »
2. « Je vous laisse à penser si le jeune homme demeura satisfait de cette naïveté », ajoute simplement d’Ouville.