‹ Grands EcrivainsChapitre 92 sur 339 · Tome V, p. 522 et note · texte numérisé non relu

Tome V, p. 522 et note

92 CONTES. Îc. va

Vous auriez eu mon âme toute‘ entière,

Si de mes vœux j'eusse plus présumé :

Mais en aimant, qui ne veut être aimé?

Par des transports n’espérant pas vous plaire, 25 Je me suis dit seulement votre ami,

De ceux qui sont amants plus d'à demi*:

Et plût au sort que j'eusse pu mieux faire*!

Ceci soit dit : venons à notre affaire.

Un jour Satan, monarque des enfers, 30 Faisoit passer ses sujets en revue. # Là, confondus, tous les états divers,

Princes et rois, et la tourbe menue ?,

Jetoient maint pleur*, poussoient maïntet maint cri, Tant que Satan en étoit étourdi’. 35 Il demandoit en passant à chaque âme :

« Qui t'a jetée en l’éternelle flamme ? »

1. Telle est l'orthographe de nos anciens textes. 2. Tome V, p. 469 et note 1. — Rapprochez la Confidente, vers 45 et note 8:

.. Quelque amitié, quelque chose de plus.

de Pas ne tiendroit aux gens qu’on ne fit mieux. (Le Diable en enfer, vers g et note t.)

Ainsi qu'il est dit p. cxvr de la Notice biographique, « c’est l'occasion de rendre à la Fontaine cette justice qu'il n’a jamais parlé en homme à bonnes fortunes, ni cherché à faire croire que ses succès, comme galant, n'aient pas été au-dessous de son très grand zèle ». Comparez le conte 1 de la IIIe partie, vers 24-27 et note 6.

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