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Bergers, au sens de naïf

M.KS GUANOS ÉCRIVAINS FRANÇAIS

vous, à dehors esl un chevalierarmé. D'armes païennes son corps esl revêtu. Et il dit qu’il esl Guillaume au court-nez » b GiiibourcJ'entend, le sang- ljji est tourné. Elle descend du palais seigneurial, Vient aux créneaux en haut sur les fossés, dit à Guillaume : «Vassal5, que demandez-vous ? » Le comte répond : « Dame, ouvrez la porte promptement, et descendez le pont ; car ceuxci me poursuivent, Baudus et Desramés ®, et \ingtmille Turcs à heaumes verts gemmés ; si ceux-ci m'atteignent, je suis livré à mort. Noble comtesse, pour Dieu, donc hâtez-vous, » Et dit Guibourc : « Vissai, ici « entrerez. Je suis toute seule, je n'ai avec moi homme né, excepté ce portier, un clerc ordonné, de petits enfants qui n’ont pas dix ans passés, et de nos dames qui ont le cœur inquiet pour leurs maris ; je ne sais où ils sont allés eux qui allèrent avec Guillaume au court-néz, en Aliscans, contre les païens maudits. « Guillaume l'entend ; il s est vers la terre incliné ; de pitié il pleure, le marquis au court-nez, 1 eau lui court à filets sur le nez. Il rappelle Guibourc quand il se lut en haut relevé. « C'est moi, dame, très grand tort en avez : je suis bien surpris que vous m'ayez méconnu ; je suis Guillaume, désormais c’est a tort que vous le nierez.» Et Guibourc dit : « Païen, vous y mentez, votre chef sera désarmé avant que je voué ouvre la porte. » «Franche comtesse,, dit Guillaume le baron, trop longuement vous me faites larder. Voyez des païens raser toutes ces collines. —Vrai, dit Guibourc, j entends bien à votre parler que vous devez mal ressembler a Guillaume : jamais pour païens je ne le vis s’ejî rayer. »

Le comte l'entend, il laisse aller la ventadle’ puis il

’ 4. Au court-nez . Guillaume porte, le surnom ài’no?

dVvK Vassaï, clans la Chanson de uesle, a le sens de vaillanL cher»-

s'attachait sur le luontou.

MOYEN AGE

leva haut le heaume vert gemmé : « Dame, dit-il, maintenant vous pouvez regarder' : je suis Guillaume, donclaissez-moi entrer. » Alors comme Guibourc se met à le regarder, dans la plaine elle vit cent païens aller Cors u d’Uraste les lit détacher de l'armée; par eux il faisait présentera Desramé deux cents captifs qui tous sont bacheliers8 ; et trente dames au visage clair. De grandes chaînes il les avait fait nouer : les païens les battent; Dieu puisse leur donner mal î Dame Guibourc les a entendus crier et réclamer hautement le Seigneur Dieu. Elle dit à Guillaume : « Maintenant je puis bien prouver que tu n'es pas dom Guillaume le baron, le lier bras 9 qu’on avait coutume de tant louer vous ne laisseriez pas les païens mener nos gens, ni si honteusement les battre et dévorer. » — « Dieu, dit le comte, comme elleane veut éprouver ! je ne laisserai pas, pour la tête à couper, que je n’aille devant elle maintenant jouter; pour son amour je ri îè dois bien peiner. *»

Guillaume retourne donc au combat, délivre les prisonniers et peut rentrer dans Orange, où sa femme Guibourc, satisfaite de son courage, le reçoit, panse scs blessures et lui conseille d’aller demander des secours au roi Louis.

8. Bacheliers (Las-chevaliers ?). On appelait de ce nom les jeunes gens qui n étaient pas encore armés chevaliers.

0. Fier-bras. Guillaume dans plusieurs poèmes, est appelé Fierait MS .

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