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Les romans antiques

1 . Sources et caractères . — Les clercs, c'est-à-dire les lettrés qui continuaient à recopier et à lire les poèmes des anciens, crurent qu’ils pouvaient intéresser la curiosité du public, en écrivant des adaptations modernes des œuvres d’Homère, de Virgile, de Stace, etc... Ils possédaient en outre des compila, lions grecques, faites à Byzance, et où les légendes antiques étaient déjà fort altérées. Aussi ne faut-il leur demander aucun respect des textes anciens, aucun souci de la vraie couleur locale, aucun scrupule de fond ni de forme. Les auteurs de ces poèmes altèrent sciemment l’antiquité, et t ransforment en chc valiers courtois les Achille, les Hector, lesKnée,les Alexandre, etc. Ils développent souvent la partie merveilleuse ou sentimentale d’une façon assez ingénieuse.

2. Principaux poèmes. — On peut citer,: Le roman d* Alexandre (en 20.000 vers de douze syllabes, appelés depuis alexandrins, par Lambert le Tort et Alexandre de Bcrnay), histoire poétique de la vie et des conquêtes du roi de Mïtccdoinc. Certaines descriptions géographiques de l’Inde sont assez curieuses. Mais Alexandre y est devenu le type du cheva lier. — Le Roman de Troie est un amalgame ne toutes les légendes relatives à l'expédition et à la prise de Troie ; tous les héros et toutes les j héroïnes ont le costume et les sentiments du xn® siècle. j De même dans le Roman d'Rnèas (imité de Y Lucide de Virgile), ! et le Roman de Thèhes (imité de la Théhaïde de Stace). — Ces trois derniers romans ont pour auteur Benoît de Sainte-More qui vivait à la fin du xuR siècle^

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