LE POÈTE
S’il ne te faut, ma sœur chérie,
Qu’un baiser d’une lèvre amie Et qu’une larme de mes yeux.
Je te les donnerai sans peine ;
De nos amours qu'il te souvienne,
Si tu remontes dans les cieux.
Je ne chante ni l’espérance,
Ni la gloire, ni le bonheur.
Hélas ! pas même la souffrance.
La bouche garde le silence Pour écouter parler le cœur.