VAINS
FRANÇAIS
3. Analyse de la deuxième partie. — On y trouve d'abord un discours, en deux mille vers, adressé par Raison au jeune chevalier qui pleure l’emprisonnement de Bel-Accueil. Une science pedantesque remplace les aimables et subtiles analyses de la première partie. Le poète l'ait la satire du mariage, disserte sur les origines de la société, du pouvoir royal, etc... Après un premier assaut de la tour, voici un long* discours de Nature , exposé encyclopédique des connaissances scientifiques du moyen âge. Enfin, la tour est prise: Danger , Honte et Peur s’enfuient; q\ Bel- Accueil, délivré, permet au chevalier de cueillir la rose. — Le système allégorique n’est plus dans cette seconde partie qu'une sorte de cadre, dans lequel le poète a placé des théories et des critiques : mais les hardiesses de certains passages contre les rois ou contre les moines ( Faux-Semblant ) lui sont communes avec presque tous les auteurs de fabliaux et de farces. 11 n’y a rien là de bien original ni de très courageux.
Le Roman de la Rose est, de tous les ouvrages de ce temps, celui qui eut le plus de vogue, et celui dont le succès fut le plus .durable. Au xvi* siècle encore, Ma rot en publia une nouvelle édition, et la Pléiade, qui condamnait toute la poésie du moyen âge* faisait grâce au Roman de la Rose .