La réforme de la langue. — En complétant certaines indi
du masculin. — 14. Du Bellay rapproche le sens de son et celui du mot grée ode , qui signifie chant. — 15. Bien jointe, bien ajustée, harmonieuse ; plaisantes, qui plaisent. — 16. Sennazar (1458-1530), né à Naples ; auteur de la célèbre pastorale VArcadia , qui fut imitée en Espagne puis en France — 17 Farces et moralités, noms de deux genres comiques, encore en pleine vogue au milieu du xvi* siècle. — 18. Archétypes» types supérieurs et absolus
cations de cette brochure par YALrégé d'ari poiLiqoe et les deux préfaces de la Frandade de Ronsard, on peut résumer ainsi les théories de la Pléiade sur l’enrichissement de la langue : — a) user de mots purement français ; — h) admettre cependant certains vocables empruntés aux dialectes des provinces ( picard , gascon, poitevin, etc—'/ : — c) prendrç des termes techniques aux différents métiers : marine, vénerie, fauconnerie, orfèvrerie, fonderie...? — d) créer des mois composés : donne J)lé, doux-amer, maPrassis ; — e) tirer des verbes, des adjectifs ou des adverbes d’un substantif (par provignemenl) : ainsi, blondoyer de blond, sourcier de source,, marbrier de marbre, verver de verve., elc... ; — /) employer des diminutifs, à la manière italienne : âmeleite (âme), douceletle (douce), verdelet (vert), etc. ; — g) calquer parfois un mot français sur un mot grec ou latin, surtout des épithètes : lénéan, dircéen , chronien , ou blandice , pérenncl... (Tjn en trouve, en tout, chez Ronsard une trentaine) — h) dans la syntaxe, employer les infinitifs subslantivés (le chanter, le vivre), les adjectifs snhslanlivés (le liquide des eaux, le frais des arbres; et pratiquer largement Y inversion. — Enfin la Pléiade emprunte surtout à l’antiquité sa mythologie, et elle en use avec indiscrétion ; mais n’oublions pas que, par compensation, elle nous a dégagés de Yallègorie .