II. — • Les érudits
La Renaissance française, comme au xni® siècle la Renais- ; sance italienne, était favorable aux travaux de l'érudition. Sans parler des nombreux professeurs et philologues qui illustrèrent le Collège royal' ( Collège de France) fondé en 1524 par François 1er, nous signalerons quelques écrivains qui joignirent les qualités du style à une profonde Connaissance de l'antiquité.
40, Si, du latin sic , assurément. — il. Amendes, le mot a le sons généî al de dommage. — 12. J impétrasse, subj. imp.de ïmpétrer , demander, solliciter i usité encore dajis des formules de procédure. — 13.
Tu as vaincu une victoire, construction très usitée en grec et en latin
grands Écrivains français
Henri Estienne (1528-1598), fils du célèbre imprimeur Robert Estiennc, a compose le premier dictionnaire grec-latin (Thésaurus linguæ græcæ), et a défendu notre. langue, comme Ronsard et la Pléiade, dans sa Précellence du langage français, dans les Dialogues du nouveau langage français italianisé , etc... 11 a laissé aussi un ouvrage de polémique très hardie, Y Apologie pour Hérodote. Infatigable chercheur et travailleur, il visite toutes les bibliothèques de l’Europe, et mourut à l’hôpital de Lyon au cours de son dernier voyage.
Étienne Pasquier (1529-1615) s’est occupé moins de l’antiquité grecque et latine que des origines françaises de nos institutions et de notre langue. Ses Recherches de la France sont^ne œuvre originale et très méritoire, à une époque où chacun tournait les yeux vers la Grèce ou vers l’Italie, sans songer à nos richesses nationales.
Aim ions les noms de quelques écrivains scientifiques : Bernard J 'ai iss g, Ambroise Paré , Olivier de Serres ,