VI. — Contemporains et successeurs de Racine
Parmi les poètes qui disputèrent si vivement à Racine la faveur du public, citons de nouveau Thomas Corneille; — puis Quinault (1 635-1 688),, médiocre poète tragique : son Astrate (1663) a mérité les railleries de Boileau ; mais Quinault prit sa revanche quand il composa des livrets d’opéras (Proserpine, Armide, etc.) dont Lulli écrivit la musique ; — enfin le fameux Pradon, dont la Phèdre soutenue par une puissante cabale balança le succès de la Phèdre de Racine.
Racine avait renoncé au théâtre après 1677 ; mais le genre tragique continuait à être cultivé par un grand nombre de poètes, dont les œuvres aujourd’hui dédaignées furent souvent accueillies avec applaudissements.