‹ Grands écrivains français des origines aÌ€ nos joursChapitre 9 sur 232 · Perrons , larges rochers à surface plane · texte numérisé non relu

Perrons , larges rochers à surface plane

Snrdoine , sorte d’agate, ou de marbre (?).

MOYEN AOE

grince, mais ne se brise ni ne s'ébrèclie. Quand Roland voit qu il ne peut briser son épée, en soi-même il commence à la plaindre : « Eh ! Durandal, comme- tu es claire et blanche ! Au soleil comme lu luis et flamboies ! Charles était aux vallons de Maurienne 3, quand Dieu V 'cui ordonna du cielpar un ange, qu’il te remit à un comte capitaine : alors le gentil roi. le grand roi, me la leignit. Avec elle, je lui conquis l’Anjou et la Bretagne, je lui conquis le Poitou et le Maine. . .

Ch«lcm°gne0I)tinUe ;UnUmérer toutes les conquêtes qu’il a faites pour

Roland frappe sur une pierre brune ; il en abat plus que je ne pourrais vous dire. E épée grince, mais ne se brise ni ne se rompt. Elle rebondit vers le ciel. Quand Je comte voit qu'il ne la brisera pas, tout doucement il la plaint en lui-même^ « Eh ! Durandal, comme lu es belle et sainte ! Dans ton pommeau doré il y a bien des reliques. Il y a une dent de saint Pierre et du sang de saint Basile, et des cheveux de monseigneur saint Denis, et du vêtement de sainte Marie ; il n’est pas juste que les païens te possèdent, c’est par des chrétiens que tu dois être servie. Ne tombe pas aux mains d’un lâche ! »

Roland sent que la mort va le saisir; de la tête elle lui descend sur le cœur. En courant il va sous un pin, sur 1 herbe verte il se couche la face contre terre ; sous lui, il met son épée et son olifant. Il tourne sa tête vers la nation païenne, et s'il le fait, c’est qu'il veut , en vérité, que Charles dise ainsi que tous les Français, qu’il est mort, le noble comte, en conquérant.

Le comte Roland s est étendu sous un pin; vers l Espagne il a tourné son visage. De plusieurs choses il se met à se souvenir : de tout le pays qu'il a Conquis, le baron, de douce France, des hommes de son lignage,

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