‹ Grands prosateurs du dix-septième siècle; avec notesChapitre 37 sur 122 · QUELQUES REGLES DE MORALE TIRÉES DE CETTE MÉTHODE · texte numérisé non relu

QUELQUES REGLES DE MORALE TIRÉES DE CETTE MÉTHODE

Et enfin, comme1 ce n'est pas assez, avant de commencer à rebâtir le logis où on demeure, que de

cab res

l'abattre, et de faire provision de matériaux et d'archit u s'exercer soi-même à l'architecture

5 et outre cela d'en avoir soigneusement tracé le dessin, mais qu'il faut aussi s'être pourvu de quelque autre où on puisse être ' tmmodémenl pendant le

temps qu'on y travaillera; ainsi,1 afin que je ne demeurasse point Irrésolu en mes actions, pendant

toque la raison m'obligerait del'êtreen mes jugements, et que je ne laissasse pas3 de vivre dès lors le plus heureusement que je pourrais, je me formai une morale par provision, qui ne consistait qu'en trois ou quatre maximes dont je veux bien vous faire paît.

15 La première était d'obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, retenant constamment la religion en laquelle Dieu m'a fait la grâce d'être instruit dès mon enfance, et me gouvernant en toute autre chose suivant les opinions les plus modérées et les plus

20 éloignées de l'excès qui fussent communément reçues en pratique par les mieux sensés de ceux avec lesquels j'aurais à vivre. Car, commençant dès lors à ne compter pour rien les miennes propres, à cause (pie je les voulais toutes remettre à l'examen, j'étais

25 assuré de ne pouvoir mieux que de4 suivre celles des mieux sensés. Et encore qu'il5 y en ait peut-être d'aussi bien sensés parmi les Perses et les Chinois que parmi nous, il me semblait que le plus utile (tait de me régler selon ceux avec lesquels j'aurais à

30 vivre; et que, pour savoir quelles étaient véritablement leurs opinions, je devais plutôt prendre garde à ce qu'ils pratiquaient qu'à ce qu'ils disaient, nonilement à cause qu'en la corruption de nos mœurs il y a peu de gens qui veuillent dire tout ce qu'ils*

35 croient, mai tuse que6 plusieurs l'ignorent

eux-mêmes : car l'action de la pensée par laquelle on croit une chose étant différente de celle par laquelle on connaît qu'on la croit, elles sont souvent l'une sans l'autre.7 Et entre plusieurs opinions également reçues, je ne choisissais que les plus modérées, tant 40 à cause que ce sont toujours les plus commodes pour la pratique, et vraisemblablement les meilleures, tout excès ayant coutume d'être mauvais, comme aussi afin de me détourner moins du vrai chemin, en cas que je faillisse,8 que si, ayant choisi l'un des extrêmes, 45 c'eût été l'autre qu'il eût fallu suivre. Et particulièrement je mettais entre les excès toutes les promesses par lesquelles on retranche quelque chose de sa liberté: non que je désapprouvasse, les lois qui, pour remédier à l'inconstance des esprits faibles, 50 permettent, lorsqu'on a quelque bon dessein, ou même, pour la sûreté du commerce, quelque dessein qui n'est qu'indifférent, qu'on fasse des vœux ou des contrats qui obligent à y persévérer ; mais à cause que je ne voyais au monde aucune chose qui demeurât 55 toujours en même état, et que, pour mon particulier,9 je me promettais de perfectionner de plus en plus mes jugements, et non point de les rendre pires, j'eusse pensé commettre une grande faute contre le bon sens, si, pour ce que10 j'approuvais alors quelque 60 chose, je me fusse obligé de la prendre pour bonne encore après, lorsqu'elle aurait peut-être cessé de l'être, ou que j'aurais cessé de l'estimer telle.

Ma seconde maxime était d'être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais, et de ne 65 suivre pas moins constamment les opinions les plus douteuses, lorsque je m'y serais une fois déterminé, que si elles eussent été très-assurées : imitant en ceci

I, \,.\ trouvant en quelque

70 forêt, dc doivent pas errer en tournoyant tantôt d'un

. tantôt d'un autre, ni encore moins s'arrêter « 11

une place, mais marcher toujours le plus droit qu'ils peuvent vers un même côté, et ne le changer point" pour de faibles taisons, encore que ce n'ait peut-être u commencement que le hasard seul qui les ait déterminés à le choisir: car, par ce moyen, s'ils ne vont justement où ils désirent, ils arriveront au moins, à la fin, quelque part où vraisemblablement ils seront mieux que dans le milieu d'une forêt.

80 Et ainsi les actions de la vie ne souffrant souvent aucun délai, c'est une vérité très-certaine que, lorsqu'il n'est pas en notre pouvoir de discerner les plus vraies opinions, nous devons suivre les plus probables ; et même qu'encore que5 nous ne remarquions point

85 davantage de probabilité aux unes qu'aux autres, nous devons néanmoins nous déterminer à quelquesunes, et les considérer après, non plus comme douteuses en tant qu'elles se rapportent à la pratique, mais comme très-vraies et très-certaines, à cause que0

qo la raison qui nous y a fait déterminer se trouve telle. Et ceci fut capable dès lors de me délivrer de tous les repentirs et les remords qui ont coutume d'agiter les consciences de ces esprits faibles et chancelants qui se laissent aller inconstamment à pratiquer

95 comme bonnes les choses qu'ils jugent après être mauvaises.

Ma troisième maxime était de tâcher toujours

plutôt àu me vaincre que la fortune, et à changer mes

désirs que l'ordre du monde, et généralement de

100 n imer & croire qu'il n'y a rien qui soit en-

ment en notre pouvoir que nos pens sorte

qu'après que nous avons fait notre mieux touchant les choses qui nous sont extérieures, tout ce qui manque de nous réussir est au regard de nous absolument impossible. Et ceci seul me semblait être 105 suffisant pour m'empêcher de rien désirer à l'avenir que je n'acquisse, et ainsi pour me rendre content : car, notre volonté ne se portant naturellement à désirer que les choses que notre entendement lui représente en quelque façon comme possibles, il est no certain que, si nous considérons tous les biens qui sont hors de nous comme également éloignés de notre pouvoir, nous n'aurons pas. plus de regret de manquer de ceux qui semblent être dus à notre naissance, lorsque nous en serons privés sans notre 115 faute, que nous avons de ne posséder pas les royaumes de la Chine ou du Mexique ; et que, faisant, comme on dit, de nécessité vertu, nous ne désirerons pas davantage d'être sains étant malades, ou d'être libres étant en prison, que nous faisons14 maintenant d'avoir 120 des corps d'une matière aussi peu corruptible que les diamants, ou des ailes pour voler comme les oiseaux. Mais j'avoue qu'il est besoin d'un long exercice et d'une méditation souvent réitérée pour s'accoutumer à regarder de ce biais15 toutes les choses ; et je crois 125 que c'est principalement en ceci que consistait le secret de ces10 philosophes qui ont pu autrefois se soustraire de l'empire de la fortune, et malgré les douleurs et la pauvreté, disputer de la félicité avec leurs dieux.17 Car, s'occupant sans cesse à considérer 13° les bornes qui leur étaient prescrites par la nature, ils se persuadaient si parfaitement que rien n'était en leur pouvoir que leurs pensées, que cela seul était suffisant pour les empêcher d'avoir aucune affection

135 pour d'autres choses; et ils disposaient d'elles si absolumentj <|u ils avaient en cela quelque raison de s'estimer plus riches et plus puissants, et pins libres et pins heureux qu'aucun des autres hommes qui,

D'ayant point Cette philosophie, tant'* favorisés de la

140 nature et de la fortune qu'ils puissent être, ne disposent jamais ainsi de tout ce qu'ils veulent.

Enfin, pour conclusion de cette morale, je m'avisai de faire une revue sur19 les diverses occupations qu'ont les hommes en cette vie, pour tâcher à12 faire choix de

145 la meilleure ; et, sans que je veuille rien dire de celles des autres, je pensai que je ne pouvais mieux que de20 continuer en celle-là même où je me trouvais, c'est-à-dire que d'employer toute ma vie à cultiver ma raison, et m'avancer autant que je pourrais en la

150 connaissance de la vérité, suivant la méthode que je m'étais prescrite. J'avais éprouvé de si extrêmes contentements depuis que j'avais commencé à me servir de cette méthode, que je ne croyais pas qu'on en pût recevoir de plus doux ni de plus innocents en

lSS cette vie ; et découvrant tous les jours, par son moyen, quelques vérités qui me semblaient assez importantes et communément ignorées des autres hommes, la satisfaction que j'en avais remplissait tellement mon esprit, que tout le reste ne me touchait point. Outre

160 que21 les trois maximes précédentes n'étaient fond que sur le dessein que j'avais de continuer à m'instruire : car, Dieu nous ayant donné à chacun quelque lumière pour discerner le vrai d'avec le faux, je n'eusse pas cru me devoir contenter des opinions

165 d'autrui un seul moment, si je ne me fusse propo d'employer mon propre jugement à les examine lorsqu'il serait temps; et je n'eusse su m'exempter

er

de scrupule en les suivant, si je n'eusse espéré de ne perdre pour cela aucune occasion d'en trouver de meilleures, en cas qu'il y en eût ; et enfin je n'eusse 170 su borner mes désirs ni être content, si je n'eusse suivi un chemin par lequel, pensant être assuré de l'acquisition de toutes les connaissances dont je serais capable, je le pensais être par même moyen de celle de tous les vrais biens qui seraient jamais en 175 mon pouvoir ; d'autant que, notre volonté ne se portant à suivre ni à fuir aucune chose que selon que notre entendement la lui représente bonne ou mauvaise, il surfit de bien juger pour bien faire, et de juger le mieux qu'on puisse pour faire aussi tout son 180 mieux, c'est-à-dire pour acquérir toutes les vertus, et ensemble22 tous les autres biens qu'on puisse acquérir ; et, lorsqu'on est certain que cela est, on ne saurait manquer d'être content.

Après m 'être ainsi assuré de ces maximes, et les 185 avoir mises à part avec les vérités de la foi, qui ont toujours été les premières en ma créance, je jugeai que23 pour tout le reste de mes opinions je pouvais librement entreprendre de m'en défaire. Et d'autant que j'espérais en pouvoir mieux venir à bout en con- 190 versant avec les hommes, qu'en demeurant plus longtemps enfermé dans le poêle24 où j'avais eu toutes ces pensées, l'hiver n'était pas encore bien achevé que je me remis à voyager. Et en toutes les neuf années suivantes je ne fis autre chose que rouler çà et là 195 dans le monde, tâchant d'y12 être spectateur plutôt qu'acteur en toutes les comédies qui s'y jouent ; et, faisant particulièrement réflexion, en chaque matière, sur ce qui la pouvait rendre suspecte et nous donner occasion de nous méprendre, je déracinais cependant 200

de mon esprit toutes les erreurs qui s'y étaient pu28 glisser auparavant. Non que j'imitasse pour cela les

.sceptiques, qui ne doutent que pour douter et affectent

d'être toujours irrésolus: car, au contraire, tout mon

205 dessein ne tendait qu'à m'assurer,98 et à rejeter la terre

mouvante et le sable pour trouver le roc ou l'argile.*1 Ce qui me réussissait, ce me semble, assez bien, d'autant que, tâchant à découvrir la fausseté ou l'incertitude des propositions que j'examinais, non

210 par de faibles conjectures, mais par des raisonnements clairs et assurés,28 je n'en rencontrai point de si douteuse que je n'en tirasse toujours quelque conclusion assez certaine, quand ce n'eût été que cela même qu'elle ne contenait rien de certain.-' Ht,

215 comme1 en abattant un vieux logis on en rés< ordinairement les démolitions pour servir à en bâtir un nouveau ; ainsi,1 en détruisant toutes celles de mes opinions que je jugeais être mal fondées, je faisais diverses observations, et acquérais plusieurs expéri-

220 ences qui m'ont servi depuis à en établir de plus certaines. Et de plus, je continuais à m'exercer en la méthode que je m'étais prescrite : car, outre que j'avais soin de conduire généralement toutes mes pensées selon les règles, je me réservais de temps en

225 temps quelques heures, que j'employais particulièrement à la pratiquer30 en des difficultés mathématiques, ou même aussi en quelques autres que je pouvais rendre quasi31 semblables à celles des mathématiques, eu les détachant de tous les principes des autres

230 sciences que je ne trouvais pas assez fermes, comnu vous verrez que j'ai fait en plusieurs qui sont pHquées en ce volume.32 Et ainsi, sans vivre d'autl façon en apparence que ceux qui, n'ayant aurui

DISCOURS DE LA METHODE i6*

emploi qu'à passer une vie douce et innocente, s'étudient33 à séparer les plaisirs des vices, et qui, 235 pour jouir de leur loisir sans s'ennuyer, usent de34 tous les divertissements qui sont honnêtes, je ne laissais pas de3 poursuivre en mon dessein,35 et de profiter en la connaissance de la vérité, peut-être plus que si je n'eusse fait que lire des livres ou fréquenter des gens 24° de lettres.

Toutefois ces neuf années s'écoulèrent avant que j'eusse pris aucun parti touchant les difficultés qui ont coutume d'être disputées36 entre les doctes, ni commencé à chercher les fondements d'aucune philo- 245 sophie plus certaine que la vulgaire. Et l'exemple de plusieurs excellents esprits qui, en ayant eu ci-devant le dessein, me semblaient n'y avoir pas réussi, m'y faisait imaginer tant de difficultés, que je n'eusse peut-être pas encore sitôt osé l'entreprendre, si 250 je n'eusse vu que quelques-uns faisaient déjà courre37 le bruit que j'en étais venu à bout. Je ne saurais pas dire sur quoi ils fondaient cette opinion ; et, si j'y ai contribué quelque chose38 par mes discours, ce doit avoir été en confessant plus ingénument ce que 255 j'ignorais que n'ont coutume de faire ceux qui ont un * peu étudié, et peut-être aussi en faisant voir les raisons que j'avais de douter de beaucoup de choses que les autres estiment certaines, plutôt qu'en me vantant d'aucune doctrine. Mais, ayant le cœur 260 assez bon pour ne vouloir point qu'on me prît pour autre chose que je n'étais,39 je pensai qu'il fallait que je tâchasse par tous moyens à12 me rendre digne de la réputation qu'on me donnait, et il y a justement huit ans que ce désir me fit résoudre à m'éloigner de tous 265 les lieux où je pouvais avoir des connaissances, et à

i6a DESCAB I

me retirer ici, en un pays où la longue durée de la guerre a fait établir de tels ordres que les armées qu'on y entretient ne semblent servir qu'à faire

270 qu'on s'y jouisse40 des fruits de la paix avec d'autant plus de sûreté, et où, parmi41 la foule d'un grand peuple fort actif et plus soigneux de ses propres affaires que curieux de celles d'autrui, sans manquer d'aucune des commodités qui sont dans les villes les

275 plus fréquentées, j'ai pu vivre aussi solitaire et retiré que dans les déserts les plus écartés.42

Life and Works. — Biaise Pascal was born in 1623 at Clermont-Ferrand (Puy de Dôme). Brought up by his father, a man of wide culture, he showed at an early âge signs of remarkable genius. When only twelve, he wrote a treatise on acoustics, and, not having any book on mathematics, worked out for himself the éléments of geometry. At sixteen he composed a treatise on conic sections, which excited the wonder of Descartes. In 1651, or thereabouts, he produced a work of a différent nature, his Discours sur les passions de V amour, supposed, though withoutmuch évidence, to hâve been inspired by a hopeless love for the sister of the Duke of Roannez. The following passage will show the conception he formed of love : ! Le premier effet de l'amour, c'est d'inspirer un grand respect, l'on a de la vénération pour ce que l'on aime. L'égarement à aimer en divers endroits est aussi monstrueux que l'injustice dans l'esprit.' In 1654, Pascal, apparently weary of the world and its ways, retired into the famous abbey of Port Royal, the headquarters of the religious sect known as the Jansenists (followers of Bishop Jansenius), with whose views he was in sympathy. He spent the remainder of his life either at Port Royal des Champs or in Paris. His health, never good, was not improved by his asceticism, and he died in 1662.

In the year (1654) that Pascal entered Port Royal his friends, the Jansenists, were in great difficulties. After a long contest with the Jesuits, who accused them of heresy, they had been condemned by the Pope. They refused to yield, and Arnauld, their leader, determined to appeal to public opinion ; but he recognised that he was unequal to the task, and asked Pascal ' to do something.' The something was the first Lettre provinciale, purporting to be written by an unknown writer to a friend in the provinces, and it was followed by seventeen others. The success of the letters was prodigious ; they did not save the Port Royalists from expulsion and persécution, but they almost blasted the character of the Jesuits. The first four provinciales deal with the theological points under dispute. In the next and most of the following letters, Pascal opens and develops a bold attack upon the morals of the Jesuits, which he submits to searching and scathing criticism. Of the three letters published in the text, the fifth and the seventh expose the two masterpieces of casuistry, the doctrines of ■ probability' and of the 'direction of intention.' In the portion of the fourteenth given, the champion of the Jansenists turns from ironical exposition to crushing condemnation. It is one of the most magnificent chapters in the whole of French literature, and to be fully appreciated should be read aloud.

The style of the Provincials — incisive, rapid, nervous, penetrating in its irony, never unmeasured in its véhémence, a model of clear and close reasoning — is almost perfection itself. Demosthenes, says M. Lanson, is comparable but not superior to Pascal.

Pascal had the intention of writing an Apologie de la Religion catholique, but he got no further than committing to little sheets of paper, arranged in no order, such

PASCAL iii

thoughts as occurred to him. Thèse were collected and

published in 1670 under the title Pensées de M. Pascal sur

la religion et sur quelques autres sujets qui ont été trouvées après

sa mort parmi ses papiers. They are generally known as

the Pensées.

EDITIONS. — The best éditions of the Provinciales are those of M. Ernest Havet (Delagrave, 2 vols., 185 1 ; care should be taken not to purchase a copy till the print has been inspected), and of M. Molinier (Lemerre, 2 vols., 1877 ; the text not modernized). Both are annotated. Of the Pensées, the édition Faugère (Collect. des Grands Ecriv, vol. 1, 1887— Hachette), and that of Havet (Delagrave). BIOGRAPHY AND CRITICISM.— Vinet, Études sur Pascal (Paris, 1848); Boutroux, Pascal ; Voltaire, Remarques sur les Pensées de Pascal; Brunetière, Éludes Critiques, tom. /'., iii. ; Faguet, Dix-septième siècle ; Lanson, Hist. de la Littérature française (pp. 437-460). Petit de Julleville, Hist. de la Langue et de la Littérature française, t. vit\> contains a/acsi/uile of the sheets of paper to which Pascal committed his Pensées. De Soyres, Provincial Letters of Pascal (Cambridge, 1880).

NOTES

ABBREVIATIONS.

O.P. — Old French. M.F. = Modem French. Cj.= compare. Suff. = suffix.

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