ÉTAT DE LA HELLADE MÉBIDIONALB
666 ans avant J.-C*
Après la conquête de la Messénie, les Spartiates se trouvèrent maîtres des deux cinquièmes du Péloponèse.
Le reste de la presqu’île était inégalement partagé entre les Corinthiens , les Sicyoïiiens, les Acbéens, les Éléens,
les Argiens et les Arcadiens , qui offraient une variété prodigieuse de coutumes et de lois.
\! Arcadie, habitée par une race de pâtres qui se disaient indigènes, et nés avant que la lune marquât son cours dans le ciel , avait été gouvernée par des rois, depuis Areas jusqu’à Aristocrate II , qui fut lapide par le peuple. Elle fut ensuite divisée en autant de petits états qu’il s’y trouvait de villes avec leur territoire. La constitution fut démocratique, comme on devait l’attendre d’un peuple pasteur.
Il y eut des administrateurs [ démiourges) et un sénat; mais il ne paraît pas que ses cantons isolés aient jamais été unis par une confédération générale.
Avant l’invasion des Doriens, CorintheéisAt soumiseàdes rois de la maison de Sisyphe, et Homère vante cette ville pour ses richesses. Les Doriens en chassèrent les anciens habitants , et Alétès , de la race d’ Hercule, y régna vers 1089; ses successeurs en occupèrent le trône jusqu’à la cinquième énération. Mais, ajn^s la mort du ernier roi Télessos, l’an 777, la famille des Bacchiades (branche collatérale d’Hercule) s’empara de l’autorité et introduisit une sorte d’oligarcliie. On choisissait annuellement dans leur famille un prytane , jusqu’en 6.57, que Cypselos se rendit maître de l’autorité souveraine. Il eut pour successeur, en 627, son fils Périandre, qui se rendit également odieux par son avarice et par sa cruauté. A ce prince, mort en 587, succéda Psammétique, son neveu, qui régna jusque vers l’an 684, temps ou les Corinthiens s’affranchirent du pouvoir absolu.
Le régime républicain de Corinthe était un système mixte d’assemblée populaire et d’un sénat aristocratique compté de négociants , issus des Bacchiades , qui étaient des armateurs, devenus puissants par le commerce, tiqrinthe, séparée des deux mers par l’isthme, que Pindare compare à un pont destiné à lier le midi et le nord de la Grèce, avait deux ports sur les rives opposées de ce prolongement de
la terre ferme : son acrojwle était inexpugnable. {Yoy.pl. 15.)
Les vaisseaux marchands d’Italie, de Sicile , et ceux des Carthaginois , abordaient au port du Léché, situé sur le golfe des Alcyons, ou ils en partaient pour se rendre aux lieux qu’on vient d’indiquer. Les navigateurs des Iles de la mer Égée, des côtes de l’Asie-Mineure, de la Phénicie et de l’Orient, venaient mouiller au jwrt de Cenchrée, sur le golfe de Saros.
Toutes les marchandises étaient transportées à Corinthe, d’où on les embarquait sur d’autres bâtiments; mais dans la suite, on inventa des ma-, chines pour traîner les navires tout chargés d’une mer à l’autre.
Corinthe, qui était le comptoir principal , et surtout le lieu de transit du commerce de l’Orient et de l’Occident, recevait en entrepôt le papier et les vojles de vaisseaux des manufactures d’Égj'pte , l’ivoire de la Libye , les cuirs” de Cyrène, l’encens d’Arabie, les dattes de la Phénicie, les tapis de Carthage, le blé et les fromages de Syracuse, des poires et des pommes de l'Eubée, des esclaves de la Pbrygie et de la Thessalie. Tout affluait dans ses marchés; et, aux approches des panégyries ou fêtes publiques , le concours des étrangers et des marchands était tel , que l’or semblait avoir perdu sa valeur pour satisfaire au luxe et aux plaisirs.
Indépendamment de son commerce, Corinthe était florissante par l’industrie et le goût qu’elle avait pour les
Îiroduits des arts ; elle s’attribuait ’avantage d’avoir inventé la roue du potier, et d'avoir, la preipière, fabriqué en laine les couvertures de lit, recherchées des étrangers. Dépourvue d’artistes, elle avait rassemblé les tableaux et les statues des plus grands maîtres de l’école de Sicyone. Ses fondeurs en bronze, habiles à combiner les métaux , fabriquaient des cuirasses , des casques, des vases, moins estimés pour la matière que pour la ciselure et les ornements dont ils étaient enrichis.
Le royaume de Sicyone passait pour
le plus ancien de la Grèce; mais les listes des rois et des prêtres auxquels il fut soumis n’ont aucun fondement certain dans l’histoire. Cette petite contrée, qui fut d’abord habitée par des Ioniens , faisait partie du royaume d’Agamemnon à l’époque du siège de Troie. Lorsque les Doriens envahirent le Péloponèse, Phalcès, flls de ïemenos , s’en empara* La royauté ayant été abolie à Sicyone, à une époque inconnue, son gouvernement dégénéra en une anarchie effrénée, qui conduisit .à l’usurpation d’un seul Orthagoras, dont la dynastie se succéda jusqu’à Clisthène, depuis l’an 700 jusqu’à GOO avant notre ère. Après avoir recouvré leur liberté, les Sicyoniens éprouvèrent encore de fréquentes révolutions.
Enfin la période brillante de leur existence p^itique tombe au temps où cet état s’unit à la ligue acbéenne.
UArgoüde , avant l’invasion des Doriens, était partagée en plusieurs royaumes, tels que ceux d’Argos, de Mycènes et de Tirynthe. Tout ce qu’on sait de sa constitution intérieure après l’abolition de la royauté, c’est qu’à Argos il y avait un sénat, un corps de 80 citoyens , et des magistrats , nommés Artynes, qui étaient à la tête des citoyens. Mais à Épidaure, c’était un corps de 180 citoyens qui choisissaient dans leur sein les membres du sénat. L’Argolide avàit autant d’états indépendants qu’elle comptait de villes.
UAchaïe, dont on a parlé précédemment , se partagea , après Tabolition du pouvoir monarchique , en douze petites républiques, composées cliacune de sept à huit dèmes ou cantons.
Toutes avaient des constitutions démocratiques, et étaient unies entre elles par une ligue fondée sur la plus parfaite égalité.
VÉUde, après l’abolition de la royauté en 780, fut gouvernée par des Hellanodices , ou juges, qui présidaient à l’administrat on publique et aux jeux olympiques. Il y en eut d’abord deux, et ensuite dix”, c’est-à-dire un par tribu ; en sorte que le nombre varia suivant les changements poli-
oogle
L’UNIVERS
tiques. Les Eléens burent aussi un sénat, composé de 90 membres, dont les fonctions étaient à vie.
UKÀCB DO MIUED, oo IIELLAS De 600 à 5oo avant J.-C.
La Megaride, soumise à l’Attique et à Corinthe, sut, après plusieurs guerres, rompre ses liens, reconquérir ses droits et les défendre. Vers l’dn 600, Théagènes, beau-père de l’Athénien Cylon i s’était rendu maître du gouvernement; on le bannit» et on rétablit la constitution républicaine ; mais elle dégénéra bientôt en ochlOcratie, ou domination purement populaire. Cependant il parait qu’avant la guerre médique elle était revenue à un gouvernement bien ordonné; quoiqu^n n’ait d’àilleuts aucune connaissance de son régime intérieur.
La Béotte-, où l’abolition du gouvernement monarchique temonte à l’année 1126, se partagea en autant de petits états qu’il y avait de villes, dont les plus oonaidérdbles étaient Thèbes, Platée, Tbespie, Tanagre et Chéronée ; qui avaient chacune Mn territoire et son régime particulier.
Thèbes acquit ; dans la suite , une prééminence qOi devint une domination absolue; quoique contestée par plusieurs villes ; bt surtout par Plam.
Les affaires de la Béotie étaient dirigées par quatre conseils, qui dioisissaient onie béotarques ; Ou magistrats suprêmes , auxquels le commandement des armées était dévolu.
I.a Phocule était originairement gouvernée par des rois, dont l’autorité cessa vers le temps de l’invasion des Doriens. On ne connaît point la constitution républicaine qui riit substituée à leur autorité; et il paraît que la contrée tout entière ne forma qu’un seul état. Cependant Crissa, et Cyrriia, son port principal; semblent avoir composé un canton séparé vers 600, comme on le dira ci-âprès, en parlant de la guene qui fut déclarée aux Crisséeni par le conseil des amphictyons.
La Locride eut des rois, mais on ignore comment et dans quel temps
cette contrée adopta le gouvernement républicain; ce qui est positif, c’est que les trois tribus locriennes resteront toujours séparées par la forme de leuc constitution politique ; cependant Amphisse paraît avoir été la capitale, des LocrideS.
VÉtoUe. Ses habitants, qui demeurèrent les plus barbares et les plus grossiers de toutes les populations helléniques; n’étaient, comme ils le sont encore aujourd’hui, qu|une peulade de voleurs , qui exerçaient leurs rigandages sur terre et sur mer. Les qoms de leurs anciens héros , tels que Ëtolos, Pénée, Méléagre, Diomède, furent, à |a vérité, célébrés; mais on voit les Ëtoliens presque effacés de l’histoire de la Grece lorsqu’elle devint florissante, et ils ne reparaissent en scène que dans la période des guerres de Rome contre les rois de Macâoine :
leur constitution jpolitique est ineonoue.
VAèofrna/nie prenait son nom du béros Acarnan : il parait qu’une partie de son territoire dépendait du royaume d’Ulysse au temps de la guerre de Troie. On ne sait quand ni comment le gouvernement républicain s’introduisit dans l’Acamanie , ni
?iuelle en était la constitution. Stratos ut sa capitale ; et dix-neuf villes, qui avaient chacune un régime particulier, s’unissaient d’intérêts quand les circonstances l'exigeaient : d’où il résulta une ligue stable. et permanente.
HEpire était habitée par plusieurs peuplades , les unes grecques , les autres étrangères ou scythiques. La plus puissante était celle des Molosses; gouvernée par des princes de la maison des Arsacides , successeurs de Pyrrhus, fils. d’Achille. Cette dynastie recque fiit la seule dans laquelle la ignité royale se conserva long-temps.
Au moyen de son alliance avec les rois de Mecraoine , elle s’empara de toute l’Épire; où naquit Pyrrhus II, qui osa lutter contre la fortune de Rome.
La ThtsscMe contenait à l’époque de la guerre de Troie dix petits royaumes. Tout ce qu’on peut savoir de positif, après cette époque, sur son his-
GRÈCE
toire, c’ést qüë les villes deTlieSSalie , si elles eurent une liberté politique, ne surent pas la conserver long-teinps ; car, dans les deux VllWé lës plüs considérables, Phérès et LhHsSe, des chefs puissants étaient parvenus à S’enipdrér de l’autorité suprëmë, et ils paraissént s’y être maintenus sans interruption.
Dès avant le cbmniencfemeht dé la guerre médiqüe , la fàrtiille des Aleuades, qui prCTendait descendre d’ilerciile , régnait à Larisse , et Hérodote les désigne sous le nom de rois de Tliessalie , qui se maintinrent Jusqu’au règne de Philippe, père d’Alexandre-le-Crana.
rnBMiènii
GUEKRË èÂchÜK nONTËË LES CElSSÉBItS.
aviiii i. c. jS4 s 6t<4^
La république de Crissa, située au pied du Mont-Parnasse t semblait être la partit! la plus favorablement dotée de la Grèce. (Voy; planche 2) (*).
Riche d’un territoire peu étendu, mais tellement fertile qu’on lui avait domié le nom d’Aenmrse, elle joignait aux dons d’une nature libérale les bienfaits d’ün commerce sans rivaux. Il était entretenu par le . concours des vaisseaux de la mer Égée , de .l’Orient, de l’Italie < de la Sicile et des contrées les plus éloignées de la Méditerranée , chargés de nombreuses théories qui se ridaient aux autels d’Apollon Delpoien. Tous ces vaisseaux abordaient aux ports des Crisséens, qu’ils enrichissaient par le mouvement que le commerce répand toujours dans sa sphère bienfaisante; mais ces avantages ; au lieu de les satisfaire, ne sérvrrent qu’à augmenter leur insatiable cufHdim.
Non contents de prendre part aux hécatombes parfaites qu'on offrait au dieu de Delphes, les Crisséens établirent des péages sur les pèlerins qui venaient visiter une ville devenue le séjour du l’ixe et des plaisirs, bien plus encore que le sanctuaire de la piété. Les marchands ne tardèrent pas
f*) CrÎMa occupait l’emplact^ment d’où est prise celte vue du Mont-Parnasse.
à éjirouvér les vèiation.s qu’on fdisait subir ailx pélerlhs , ët tOiis , soit Grecs, soit Barbares, réclamèrënt les franbhlkes décrétées par lé conseil des amphictyons , auxquels ils adressèrent leurs plaintes.
La question était importante. Les théories devenaient cn.'iqüë année moins nombreuses, l’oracle voyait diminuer ses revenus, les aounnes de Cyrrha étaient en déficit. Les Cris- •se’ens, aveuglés par l’envie qu’ils portaient à leurs voisins, au lieu de consulter leurs véritables intérêts , se décidèrent;! mettre Delphes au pillage; et ce projet fut exécuté aussitôt qu’il eut été conçu.
Le sanctuaire d’Apollon jouissait d’une si haute réputation de sainteté que sa garde n’était confiée qu’au res- Mct général des peuples : on n’y trouva aucune résistance. Les Crisàéens entrent dans le temple, ils s’emparent des offrandes que la piété des nations y avait accumulées depuis plusieurs siècles. Ils pénètrent dans le Dois sacré, ils massacrent ceux qu’ils rencontrent; In jeunesse des deux sexes éprouve la licence brutale qui outrage la pudeur et la nature. En vain les aniphictyons , revêtus de leurs ornements , portant dans les mains les symboles de leurs fonctions pcifiques, veulent interposer leur autorité sacrée , ils sont outragés , battus , foulés aux pieds; et telle fut leur frayeur,
?u’ils balancèrent long-temps avant de ulininer le décret d'excommiaiication contre les sacrilèges.
Il est question dans cette circonstance de Solon, député d’Athènes au conseil ampliictyonique : il détermina ses collègues à venger la majesté de la religion, la violation des lois et des droits de l’humanité. Mais on hésitait, lor.sque l’oracle consulté prononça qu’il fallait « déclarer la « guerre aux Crisséens, les poursiii- « vre à outrance , démolir leurs vilo les , désoler leur pays , et, après l’a- « voir consacré à Apollon, à Diane, « à Latone et à Minerve, le vouer « à une éternelle stérilité. »
Après avoir lancé cet anathème.
L’UNIVERS
qu’ils rendirent public, les' amphictvons se séparèrent pour aller proclamer la guerre sacrée dans leurs républiques. Mais les Grecs étaient travailles par trop de dissensions domestiques pour songer à réhabiliter la gloire outragée d'Apollon.
Cependant Eur^loque , prince tliessalien , s’étant mis à la tete de quelues aventuriers , ravagea la plaine e Crissa. Au retour de la belle saison , il revenait aux mêmes lieux , et ce ne fut que dans la neuvième année de la guerre qu’il iwrvint à établir la circonvallation de la ville sacrilège.
Alors une peste meurtrière frappa l’armée des assiégeants , et les amphictyons s’étant adressés à l’oracle d’Apollon , le dieu les exhorta à tirer de f’fle de ('.os le faon avec l’or : c’était Nébros (le faon) , fils de Chrysos (l’or), descendant d’Esculape et l’un des aïeux d’Hippocrate, qui rendit la santé à l’armée. Il indiqua en même temps aux chefs l’horrible moyen de s’emparer de C.rissa.
L’histoire aurait dû cacher à la postérité ce .stratagème on plutôt ce forfait, qu’on attribua dans la suite au dieu de Delj)hes. « Ce fut , d’après le con- « seil de Nébros, d’enqwisonner un « coiiduitqui portait l’eau à Crissa,»
au lieu d'en détourner le cours. La ville ne tarda pas , par cet affreux moyen , à succomber , ainsi que ses habitants ; et lorsqu’on pénétra dans son enceinte , on n’y trouva que des cadavre.s hideux.
Cependant il restait à soumettre une partie de la |>opulation sacrilège qui s’était réfugiée dans les murs de Cyrrha, dès le commencement de la guerre.
L’oracle de Delphes fut encore une fois consulté sur le moyen de la réduire.
Sa réponse , exprimée en termes ambigus, parut impraticable. « Vous ne « renverserez pas les tours élevées de « Cyrrha , tant que les flots écumeux « d'Amphitrite aux yeux bleus ne « battront point les plages sonores du « territoire sacré! » Comment en effet conduire la mer .à la distance de quelques milles, par«dessus des rochers et des montagnes , de manière que les
flots pussent se briser contre les escai pements du Parnasse?
Solon, qui opinait dans le conseil amphic^onique , résolut seul ce qui semblait une énigme. Sa sagesse supérieure le pom à démontrer l’impiété qu’il y aurait à supposer que le dieu demandait une chose impossible, pour terminer une guerre qu^l avait sanctionnée du poids auguste de son autorité. Rien de plus simple , dit-il, que son oracle, puisqu’il ne s’agissait que de consacrer à Apollon respace de terrain qui s’étendait depuis Delphes jusqu’à la mer des Alcyons, où (Jyrrha se trouvait bâtie.
Les amphictyons confirmèrent la proposition de Mion par un suffrage unanime, chacun restant étonné de n’avoir pas songé à un expédient qui s’offrait naturellement à la pensee.
On rendit sur-le-champ un décret qui déclarait le territoire des Cyrrhéens propriété d’Apollon ; et la ville qu’ils occupaient, attaquée avec fureur par les assiégeants , ne tarda pas à tomber sous leurs coups. Les sacrilèges, dévoués aux dieux infernaux, furent passés au fil de l’épM , leurs femmes et leurs enfants traîné en esclavage, et leurs dépouilles distribuées aux vainqueurs dans les jeux pythiques,
2ui lurent célébrés avec une magnicence extraordinaire.
HISTOIRE DBS ATHENIENS.
63o à 490 «vâot i.-C.
C’est environ cent cinquante ans après la première olympiade que commence, à proprement parler, rhistoire des Athéniens, qui renferme environ deux cent vingt ans , si on la conduit jusqu’à la prise d’Athènes. On y voit a des intervalles distincts les commencements , les progrès et la décadence de leur empire. Nous nommerons la première de ces phases , siècle de Solon ou des lois; la seconde, siècle de Thémistocle et d’Aristide :
c’est celui de la gloire; la troisièmfl sera le siècle de i’ériclès: c’est celui du luxe et des arts.
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GRECE