PEINTURE
Plastique. — Elle est regardée
Q Voy . 99. N® I , dessiDateur (pieir*
gravée); a* a, modeleur (pierre gravée);
i Grèce. ' 429
comme l’art le plus ancien, parmi ploya quatre couleurs. Cicéron, par- **'**1 ® tradition porte lant de la peinture de cette prem^e
que la fille de Dibutade, potier de Si- école, dit : « Les modernes Temporcjone, au moment de se séparer de « tent par la variété et le charme du son amant, voulut conserver son « coloris ; et pourtant , le plaisir , l’esim^e, en ^unt le contour de son « pèce de ravissement que leurs ouombre , qu elle vit dessinée sur un « vrages nous causent a la première nuir , par le reflet d une Jainpe. A la « vue, pas de longue durée , tanvue de cette esp^ de portrait , Dibu- « dis que, dans les anciennes peintures, tade iinagina de recouvrir de terre leur teinte sombre et presque sauglaise 1 espace con^ris entre les li- « vage a quelque chose qui nous engnes tracées par sa mie , et d*en faire « chante et nous atüche. » une image durable, au moyen de la
cuisson. Telle fut , dit-on , l’origine varutiow des hobüss.
des vases, vulgairement nommés étrusques , dont la sculpture et la statuaire Le diangement opéré dans les s’emparèrent plus tard pour ex^uter nuEurs par Périclès et par Alcibiade leurs travaux. influa sur la manière de se nourrir
Bbodebie. — En parlant des bro- I® vêtement et la parure
deries d’Hélène et d’Andromaque , Athéniens, qui donnaient le ton Homère ne fait jamais mention que de *3 Gr^. Aristophane, en
laine d’une seule couleur. Les tra- faisant l’énumération desdiversesespèvaux faits à l’aiguille, qu’il décrit, ™®ts servis sur les tables,
sont des figures et des fleurs d’un P®*"*® ragoûts, de tourtes, de gâméme ton , représentées sur un fonds teaux, et de plusieurs autres objets qui différent, avec une teinte commune prenaient leur nom de la variété de et sans aucune nuance. Il y avait loin '®**r forme , de la manière de les préde là aux tapisseries, que le commerce P®r®r, et des ingrédients dont ils avec les Indes introduisitdans la Grèce, étaient composés. Le poisson , dont il Peintdbb hypebantique. — La o’®** P®» question au temps d’Hopeinture fut long-temps à s’élever au o"^® ®t d’Hésiode, les légumes et les niveau de la sculpture. On admirait le fruits furent admis sur les tables des Jupiter de Phidias et la Junon de Poly- descendants des héros de l’antiquité, clète avant que les peintres annon- L’ameublement se ressentitdesprogrès çassent aucune intelligence du clair **“® *t de l’accroissement des riobscur. Apollodore et &uxis, qui flo- chessœ. L’usage des bains et des parrissaient environ quatre siales avant i au lieu d’étre regardé comme notre ère , furent les premiers à intro- moyen d’entretenir la propreté et duiré les ombres dans leurs tableaux. *a santé, fut recherché par l’oisiveté et
Avant ce temps, l’art se bornait à re- P®^ mollesse, qui en firent leurs déliprésenter des images , rangées comme o®*- La mode établit des besoins noudes statues; les unes à la suite des au- et elle péné^ chez les Spar-
tres , de manière qu’à l’exception de la tiates , après la prise d’Athènes par différence de leurs attitudes, elles Lysandre.
n’offraient que des objets isol^ , Modes, vahite des femhbs obbccomme on le voit par quelques vases Quas. — Comme les femmes ont conantiques. tribué le plus au développement du
Peintube MONOCHBOUE.— Les plus luxe, parce que le désir de plaire est anciens tableaux fürent monochro- pour elles une seconde vie, nous mes ; dans la suite des temps, on y em- oommencerons la partie de nos recherches relatives au costume, par n» 3 , sculpteur ; n° 4 , sculpteur de vases leurs vêtements et leurs usages do- ( pierre gravée); n» 5, peinture (peinturet mestiques.
d’Herculanuni ). Toiurte- — Plaute compare la
L’UNIVERS
toilette des femmes à l’équipement d’une galère. Le soin urinci^ des dames geec(iucs était relatif uu.x ornements de leur tête. « Lg" chevelure « d’une dame, dit Apulée, donne par « elle-mérne tant de grâce , que, mal- « gré l’éclat des perles et de la pour- « pre , malgré la richesse de ses véte- « nients et la recherche de sa toilette, <1 elle ne peut espérer de charmer ni « de plaire, si sa coiffure n’est pas soi- « gnee. 11 n’est rieij de plus agréable « que de voir les rayons du soleil se « Jouer dans les boucles d'une belle « chevelure, ou en jaillir en brillants
renets lorsqu’elle est opposée à la lu- « luière. Quoi de plus beau que de voir X ces ondes, molleuientagitées pur l’hu- X leine des zéphyrs , tantôt revêtues « de-s teintes de l’or , ou de celles du X miel de l’Attique et de la !>icile , et • tantôt semblables au cou mobile et X nuancé de la colombe, réfléelur le X noir et l’ebène , ou bien l’azur du X ciel et de la mer I Quelles sensa- X tions on éprouve, lorsquCi parfumées X des essences de l’Arabie, et allon- « gées par un peigne d’ivoire et re- I tenues derrière les épaules par une X agrafe d’or ou dq soie, elles réHé- X cnissent, comme un miroir onclian- X teur, l’image de l’objet aimé! Que X dire en les voyant élégamment re- X troussées en une iniinité de tres- X ses par une main habile, ou lors- X qu’elles retoml>ent éparses sur un X cou d'albàtre?
Chgvsux hases. — C’était un signe de deuil pour les femmes de se couper et de s’arracher les cheveux , et pour les hommes de. les porter longs. Ceux-ci faisaient tant de cas de la cmvelure do leurs épouses, qu’ils juraient par la beauté de cet ornement. Les feounes donnaient, pour gage de leur tendresse , des mèches de leurs cheveux.
Les maris jaloux tondaient leurs épouses, soit en punition de quelque galaoterie, ou pour les empêcher de sortir du logis. Un coupait les cheveux des femmes esclaves, et quelquefois on les faisait raser.
Pehhuques. — Lucien, dsog isoa Qjaiogufl des oMutisanes, introduit
Triphène, qui parle ainsi de Pagis : x U X faut bien la regarder aux tempes où X elle conserve quelques poils , car le X reste de sa tete est couvert d’une X chevelure postiche. « L’usage de se teindre les cneveux est constaté par ce passage du même auteur : x Atâlantc X est monde : elle doit cet avantage à X la nature et non aux cosmétiques X dont les femmes se servent pour se X procurer çette couleur. » Les cheveux blonds étalent les plus prisés , parce qu’on les croyait les moins susceptibles de montrer les traces de la vieillesse.
Abt do coiffeob. — La mode la plus usitée était de partager les cheveux sur le front et de les rassenobler derrière Ig tête en tresses qui recouvraient, avant d'être réunies , le haut des oreilles. Les fenunes de Sparte portaient la chevelure' négligée et retenue par un simple nœud. Les jeunes mies l’attachaient généralement au sommet de la tête, ou la roulaient sur la nuque autour d’une grosse épingle (*).
DiADEME, ANADÈME , STBOPHE. — Le diadème était un tissu d’or, enrichi de pierreries, dont les extrémités, qui allaient en se rétrécissant, s’attachaient au-dessous de l’occiput, L’anadéme consistait en une sorte dé ruban qui formait plusieurs spirales autour de la tête, Le strophe était un simple bandeau en laine.
Bonnets- — ta calyptm formait un réseau soqs lequel on réunissait la chevelure ; elle ne couvrait parfois que la partie postérieure do la tête : la tholia ( voûte ) n’en était qu’une variété. La nemhé consistait dans uu croissant , qui servait à diminuer la largeur du front. Il y avait des coiffU^ particulières aux vieilles femmes.
Epinoiæs ou aiguuaks. — L’usage ne s’en borna pas à tenir les cheveux roulés en forme de papiUottes, les femmes de chambre s’en servaieut encore pour friser leurs maîtresses. L’aiguille de tête se changea souvent, eatre les moins des dames orgueiileu-
1"^ Voy. pl, loi. Diverses qaiffuNX j
m et cruelie« de la Qrèce, en inatruments de supplice et de mort, Pans son désespoir, à la nouvelle de la mort d'Hippolyte, Plièdre décharge su fureur contre un myrte, dans lequel elle enfonce son aiguille de ti'te- Les Athéniennes en firent un usage harbare envers un soldat qui, avant apporté la nouvelle de la dclhite des trou- |ies de la république par les Eginète-s, mourut des piqûres qu’elles lui firent.
Les matrones romaines se servaient de ces aiguilles pour punir les estdaves attachées à leur ^rvice. Ces inturtunées étaient obligées d'assister à lu toilette de leurs maîtresses le sein et les bras nus , afin de leur offrir le moyen d'exercer leur mauvaise humeur sur ces parties délicates. On se servait d'aiguiiles plus petites pour fixer dans la chevelure des cigales U or, des nerles, des pierreries, ainsi que des fleurs naturelles ou artificielles.
Vpir.Es, CHAPESux-’— Les femmes portaient généralement le voile; cet usage «xislait de toute antiquité; ceux d'Hélène et d'Hésione étaient de cuu' leur hlaudie et d’un tissy léger, fiaint Clément d’Alexandrie dit que de son tenips les voiles étaient d<' couleur muge. Lorsque les femmes entreprenaient un voyage, eu qu’elles étaient dans le cas de e'exposer aux rayons du soleil, elles se ooiffaient d'u;) dgipeau thessalieo en paille.
PBHDaivTB p’oBEiu.BS.T-Cette parure avait pris naissanre dans la Grèce, où elle reçut des formes différentes.
Tels étaient les dryopes , ou pendants d’oreilles k jour; les helkAes, qui avaient Iq forpir^ du lobe de i’orcjlle ; les hélices , parce qu’ils Imitaient la volute; les bothryaes, semblables à une grappe de raisin , et les cariatides, auxquels l’art donnait diverses figures.
Coi4.lEas, — On distinguait dans leur nombre les triques, ou colliers à trois pendeloques, qui avaient presque la forma d'un œil ; les taïUeuristes, garnis de pierreries qui , en s’entrechoquant , produisaient un petit Omit, d'où leur vint ce nom; les mmréne».
composés d’anneaux entrelacés qui imitaient la peau de ce poisson; emin les agrafes.
liBACKLETs. — Cette parure se mettait tuiitùt à la partie supérieure du bras, et formait alors le bracelet proprement dit; ou le plaçait aussi au poignet, comme cela se fait encore de uns jours. Ces bijoux étaient composes ordinairement de plaques d’or, de chaînettes, ou d’un cercle. On en portait au-dessus des malléoles, ainsi que des onneaux aux doigts des mains et des pieds.
pAim.— f)ès les temps les plus anciens, les femmes avaient fait de grands progrès dans l’art de conserver leurs cliarnies et de remédier aux défauts de |a nature : elles connaissaient surtout plusieurs recettes pour se farder. Indé|>eudainment du rouge, elles faisaient usage, de la oéruse pour blanchir leur teint. Elles employaient l’œsipon, espèce de pommade composée avec le suint des brebis de l’Attique et le ntici de Corse, qui passait pour avoir la propriété d’enlever les taches de la peau- ,
TbINTIIBB UES BOUBCILS. — LllO
daaie grecque ne croyait pas qu’on pùt être belle sans avoir (es sourcils noirs : oe préjugé existe encore de nos jours.
Pour les teindre, on faisait usage d’une poudre pommée symmie, faite avec une pré)iaratiDn composée de plomb et d’antimoine.
PBjiTS. -tt- C’était l’objet principal de la sollicitude des femmes , qui niilcbaient tous les matins du mastic de Clfios , afin de pré,server leurs dents de la carie, parmi les spécifiques pour conserver leur blane.heur, ou eomptait l’urine d’enfant, dans laquelle on mettait de la piarre nonce réduite en poudre très-fine. Mais ces précautions ne pouvaiçnt pas empêcper qu’une maladie ou fa niarchedu temps n’aitérasseiit ou ne fissent disparaître l’ornement de la bouche ; dans ce cas , oa avait recours aux dents artificielles, qu’on assujettissait avec des fils d’or;, les dentistes fabriquaient même des râteliers postiches.
Maim, Boiarsi,' omui. — Au
nombre des trente perfectionsqu’ on accordait à Hélène , la plus belle des mortelles , oh citait ses doigts et ses ongles. De toutes les déesses , c’était Minerve qui avait la plus belle main ; Diane avait les plus beaux doigte. Lucien vante l’extrémité des mains de Pantfaée, la belle proportion de leurs paumes , ainsi que ses doigts effilés et arrondis vers le bout, qualités auxquellei il ajoute ses ongles réguliers , propres , brillante et colorés d’un doux mcarnat. Tels étaient ceux de Cynthie, dont Properce désirait avoir une empreinte sur le visage. Il était du bon ton de ne pas couper soi-méme ses ongles, et de se servir du ministère de ses esclaves. Comme les ciseaux n’étaient pas inventés , on employait de petite couteaux très-acérés : ce fut avec un de ces instrumente que Porcia se perça le sein pour se donner la mort.