‹ Grèce par m. PouquevilleChapitre 101 sur 115 · USTENSILES POUR LS TOILETTE · texte numérisé non relu

USTENSILES POUR LS TOILETTE

Lucien, dans un de ses Dialogues, donne une description élégante de la coquetterie des femmes. A peine sorties du lu, elles se retiraient dans leur cabinet de toilette , pour se farder avant <T avoir été vues de personne. Il entre ensuite dans le detail des cuvettes d’argent, des aiguières, des miroirs, des fioles, des flacons, qui contenaient des essences et des

Sarfums d’autant d’espèces qu’il y avait e parties du corps auxquelles on les employait.

n L’Athénienne, dit Aristophane « dans ses ThorUAes , se parfume les « mains et les pieds avec des essences « d’Égypte versées dans un bassin « incrusté d’or ; les joues et le sein « avec des odeurs de Phénide ; les cho-

(*) Yoy. p/. lo». N» I , évenuil; n» a , baguea ; n“ 3 , bracelets; n» 4 , épinglas de tête ; n“ 5, diadàne ; n® 6, boucles d’oreilles; *>“ 7 1 peigne ; n® 8 , boite é épingles ; n“* 9 et la, miroirs; n“* 10, ta et 14, boites à cosmétiques ; n® 1 1 , coffret et bijoux ; n® i5 , ombrelle; n® 16 , couronne de myrte; n® 17 , étui à collyre ; n® 18 , couronne de roses ; n® 19, couronne de violettat.

« veux avec la marjolaine , les cuisses « avec l’eau de serpolet. »

Plaute, dans ses Spectres, &it ainsi parler une courtisane : » Sca- ® pha , apporte mon miroir et la botte « où je tiens mes bijoux , afin de me « trouver parée et prête à recevoir * mon cher Philolacos; en attendant, « mets-moi le fard. — Non , par les

< dieux! N’est-il pas fort étrange de « prétendre ajouter de nouvelles cou-

< leurs au plus bel ouvrage que la

< nature ait fait ? A ton âge , avec un « visage comme le tien, on n’a pas be- ■ soin de pinceaux; prends conseil « de ton miroir. »

Mieoibs. — Ils tenaient le premier rang dans la toilette des femmes ; c’était, dit Ovide, léur meilleur ami et leur plus sincère conseiller. Pallas et Junon perdirent le prix de la beauté pour avoir négligé de le consulter, tandis que Vénus, s’étant examinée dans le métal brillant, arrangea sa chevelure. Il y avait des miroirs planes , concaves, circulaires , elliptiques.

Aristophane, dans sa comédie des Nuées , dit qu’il veut renfermer le disme de l’astre des nuits dans l’étui d’un miroir, afin de faire oublier ses dettes, dont l’échéance tombait au premier du mois ,qui se réglait alors d’après le cours de la lune. Euripide donne aux femmes de Troie des miroirs en or ; mais en général ils étaient eu cuivre mêlé d’étein; ceux qu’on fabriquait à Brindes étaient les plus estimés.

On inventa à Sidon les premiers miroirs en verre.

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