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L’UISIVKUS.
« sumommerlejuste.» Aristide écrivit son nom , fut condamné au bannissement, et sortit d’Athènes en faisant des vœux pour sa patrie.
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L’exil d’Aristide suivit de (irès la mort de Darius. Son lils, Xerxès, fut l’héritier de son trône, sans l'étre d’aucune de scs grandes qualités. Klevé dans rorgueil de la puissance suprême, juste et bienfaisant par saillies, cruel par faiblesse, également incapable de supporter les siicc.ès et les revers, on ne distingua constamment dans son caractère qu’une extrême violence et une excessive pusillanimité.
Anrès avoir puni les Kgyptiens d’une révolte dans laquelle ils s'étaient engagés, il aurait peut-être joui tranquillement des fruits de sa vengeance, sans un de ces lôcbes courtisans qui sacrifient sans remords des milliers d'bomme.s à leur intérêt personnel.
Mardonios voulait un commandement dans l’armée, et venger la honte de son e?qiédition par l'asservi^ment de la Grcce. Il persuada facmement à Xerxès de réunir la ilellade et l’Europe entière à l'empire des l’crses ; la guerre fut résolue, et toute l’Asie fut ébranlée.
Préludes db la. troisiè.me ex-
PÉniTlOÎI DES MÈnES CONTRE LA
Grèce. — Tandis que ces choses se passaient à la cour du grand roi, Tbéinistoele , débarras.sé d’Aristide, gouvernait Athènes sans contradiction:
armée, marine, finances, tout était à sa discrétion. Égine, île habitée de temps immémorial par des pirates et des marchands, bravait la marine athénienne; elle était entrée dans l’alliance des Perses, et Thémistocle n’eut pas de peine à soulever contre elle la naine nationale.
On retirait des mines d’argent du Laurium un revenu qui était employé à soulager les besoins particuliers des citoyens , ou à faire face aux dépenses des fêles publiques : on persuada ou peuple d’appliquer cet argent à la
construction des vaisseaux destinés h attaquer Égine. On eut bientôt équipé, par ce moyen, cent galères, avec fesquelles les forces navales d'Égine furent détruites. Ce succès anima tellement les Athéniens , qu’ils aspirèrent à l’empire e.xclusif de la mer, et ils l’obtinrent après avoir vaincu la marine de (iorevre.
Athènes , dans l’ivresse de ses succès, semblait avoir fixé l’inconstance de la fortune. Le peuple s’imaginait que les derniers revers éprouvés par les Perses leur ôteraient l’idée d’entreprendre une troisième expédition. Thémistocle au contraire regardait la victoire de Marathon comme le prélude de nouveaux combats. Pénétré du sentiment de cet avenir , il exhortait ses concitoyens à augmenter leurs forces navales, qui se montaient à deux cents alères, lorsque le bruit de la marche es armées du grand roi retentit dans la Ilellade.