AMBASSADE
DES réLOPONÉSIËNS A ATütoES.
i£«s oonfédérés envoyèrent i
net diverses prppoeitions d’amommodement, persuadés qu’elles seraient rejetées : mais au fond ils voulaient gagMr du temps A diaque mission, car il y en eut plusieurs, ils élevaient de nouveilm prétentions. Us demandaient aux Atbéniens de lever le siège de Potidée, la révocation du décret porté contre Mégare, d’évacuer Lgine, enfin de déclarer l’indépendauce de leurs colonies.
Ces propositions furent éooptées par les Athéniens avec une rage mêlée de terreur. La multitude, qui avait jusquelà admiré les grandes vues de Périclès, trembla au nord du précipice où il l’avait conduite. Le siège de Potidée continuait, on allait avoir sur les bras une li^e formidable; il fallait désormais ewanger les fêtes et les plaisirs contre les fatigues et les dangers de la guerre. L’idole du peuple cessa d’être honorée : Périclès fut accusé d’avoir sacrifié l’intérêt de U patrie ur venger l’injure d’Aspasie, dont famille avait été insultée par quelues jeunes débauchés de Mégare. Les émago^ues Diopéïte , Dracontide , l’attaquerent, et les tribunaux retentirent d'accusations contre ses meilleurs amis.
Aspasie était le texte de la critique.
Quoique supérieure en modestie à ^ryné, à Thaïs, à Érigone, c’était toujours aux yeux des Athéniens l’aventurière de Milet, embarquée sur la Botte atliénienne, qu’on avait vue déb^uer au Pirée et recueillie par Périclès à cause de sa beauté. On ne lui reprodiait pas autant d'entretenir dans sa maison une cénobie te filles de plaisir , car c’était alors la mode , que de corrompre les moeurs des Atiiéuienues. Enfin , on attaqua Périclès. On lui reprochait en outre d’avoir dissipé le trésor public; mais des fûts authentiques confondirent cette calomnie , et ce triomphe mérité donna une force irrésistible au discours fatal qui décida irrévocablement la guerre du Péloponèse.
Discours de Périclès. — « Athé- « nieos , j’ai souvent déclaré qu'il ne « fallait point déférer uin ordres in-