I.’LNIVERS
de Troie ; il y «veit alors 108 ans ou sii ffénérations" que les l’élasges étaient établis dans la Tliessalie.
Prométliée se vantait d’avoir introduit le culte d’un troisième Jupiter à Olympie, où il existait déjà un tpinpie de Kronos ( le Temjit ). J. es Kléena prétendaient que Jupiter y avait lutté ■ contre son pere , pour savoir à qui resterait l'empire du mnpde, et qu’il en sortit victorieux. Telle fut l’origine de jeux qu’Ipliitos renouvela dans la suite des temps.
On attribuait à Proniéthée une autre innovation dans le culte. Au lieu d’holocaustes, il ordonna <|u'on ne brûlerait plus sur les autels des dieux que les os des victimes , et il permit de manger les cliairs. Enfin il apprit aux iionunes l’art de connaître l’avenir par l'inspection des entrailles des victimes.
PECCAUOK.
neucalion laissa deux llls, Hellen et Ampliictyofl, et une fille nommée Protogenie. Tes deux fils ayant partagé le domaine de leur pere, yVmpliictyon eut le littoral depuis les Tbermopyles, où finissait la Tliessalie, jusqu’.à la’Bcotie, qui lui appartenait en grande, partie, et Hellen obtint les montagnes , ou Haute - Thessalie , car la plaine était encore couverte par les «ou*.
IJetlcn eut , dlt-on, trois fils , Éolos, Boros et Xutbos. Il est difficile de délerminer la position de l’Éolide, mais il est pr(d»able que ce fut le pays situé aux environs du golfe Pagasétique, dont lu ville principale éfait lolcos. On en attrilRiait la fondation à Créthée, père d’Rson, dont le fila, Jason, devint le chef de l’expédition des Argonautes.
Doras , second fils de Hellen, succéda à son père dans l’Hestéotide, d’où il ftit chassé par les Perrltèbes. Alors quelques-unes des tribus dont il était le roi , conduites par Macednos , se répondirent dans la Macédoine, où elles portèrent, suivant toute apparence, l’idiome qu’on y parlait encore au siècle d’Alexandre-le-firand : quelques autres Dorieiis passèrent dans l’tle de t'.rete. Ceux-ci , rappelés par i’umour
de leur patrie primitive, revinrent s &• tablir dans la Tétrapole Doriqut , où ils restèrent jiisqu'a leur expédition dans le Pèloponêse, sous la conduite des Uéraclldes
Xuthos, forcé par ses frères de s’expatrier, s’étant réfugié à Athènes, épousa Creüse, fille d’Érechthée, dont il eut deux dis. Ion et Aebéos. Ion , chassé bientôt après avec sa tribu , vint s’établir dans l’Kgialée, qui fut appelée Ionie , et dans lu suite Adiaïe : de là ils s’étendirent dans l’.irgolide et dans la Laconie , où ils demeurèrent jusqu’au temps de l’invasion des Doriens.
AMPHiexTON.— La postérité A'Xmphioiyon est moins connue qufi celle de Hellen ; il eut, à ee qq’on dit, un lils appelé Physcos, qui engendra I.g)cros, d'où vient le nom de l.ocride, donné au pays soumis à son autorité.
Aixantipes. — Koiis avons précédemment parlé d’Atlas, frère de Proinéthée , qui eut sept filles , appelées les Ailantides. L’une d'elles, Maja, donna le jour à àlercure, c’est-à-dire qu'elle établit à Cyllène le culte de ce dieu.
Haltyone , la seconde des Atlantides , eut da Neptune un fils qui régna dans la Béotie. Il paraît qu’on fit srius son règne quelques tentatives pour introduire dans cette contrée la culte d’Ajiolton etëa Diana, mais il s’y opposa.
Electre, sœur d’Halcyone, eut da Jupiter deux fils , Dardanos et lasion.
Quelques auteurs disent qu’Enoinaos, roi de Pise, avait pour mere Stempe, l’une des Atlantides. Enfin c’est dans cette race, et dans celles que nous avons fait connaître sommairement , qu’on doit rccherclier les origines des familles qui figureront avec plus ou moins d’authenticité dans la période suiranta de l’histoire grecque.
ÉPOQÜ» HÉRPIQOB ET historique.
Tandis que la mythologie s’emparait des annales primitives de la Grèce , l'histoire inscrivait dans ses fastes le souvenirde quatre établissements successifs formés par des étrangers dans
UOgIf
GRECIE.
|« pay< qtt'ilii éta^t à (civi-
liser.
Os a djt préfiédenunent que depuis le milieu du XVl‘ siècle à 1450 avant notre ère, une multitude d’Égyptiens, de Phénieiens et (de Phrygiens étaient venus s’établir sur les edh^de la Grèce. Des causes particulières avaient niotivé leurs éniigrationa, qui furent presque eimultenees : e’étaient.en général, ^s collisions entre les branché collatérales des dynasties de l’Orient; tantôt des ambitieux déçus dans leurs espérances, ou d’illustres proscrits qui cfaerdiaient à se dérober à la tyrannie victorieuse dont ils avaient inutilement essayé de s’affranchir.
CoLoiuna éthancèrbs.— Les historiens s’accordent à dire que les principales colonies étrangères , conduites parles Égyptiens Cécrops et Danaiis, s’établirent l’une d^s l’ Attique, l’autn^na l'Argolide; que le Phénicien Cadmua fonda Th^s en Séotie , où il épousa Harmonie, fille de Mars.
D’un autre côté, le Phrygien Pélops, qui changea le nom d’Apia en celui de Péloponèse, conquit cette presqu’île r ses alliances avec Danaüs et Tynre, roi (de Lacédémone, de façon que leurs dynastie# acquirent, dans la suite des temps, une prépondérance suprême dans la personne a’Agamemnon- Ainsi thébês, Athènes, Argos , Sparte, doivent être considérées comme devant leur orjgipe é quatre princes étrangers, dont les axploits, la gloire et lies hautes infortunes ont éte immortalisés par les plus nobles génies de la
UsAfiB PJ58 uifAVx. — Les pays
Sue ces dynasties avaient été forcées ’abandonuer n’^ient peut-être pas arrivfo à un haut degré de maturité sous le npporjt de la législation civile et morale ; mais les arts de l’agriculture et quelques parties de la science y avaient foit asses 4# Fégrès pour apprendre aux Grees la connaissance des métaux. Ainsi . Cécrops leur montra l’usage du fer, qn’on ne trouve nulle part à l’état métallique ; il réunit en même temps les chasseurs et Les nomades ou pasteurs ^ yillages, et il en
fit des coltivateura. Le blé, le vin, l’huile, fijrent la récompense de leurs utiles travaux; et ces productions, acquises par des fatigues communes , furent regardées, ainsi que les terres mêmes, comme une propriété publique.
Propriétés. L’idée d’un droit exclusif et permanent sur une portion de terrain fut un des pas le.s plus importants que Céci nps fit faire aux Hellènes vers l’ordre social. Dicte par un esprit d’amélioration, on dut s’occuper à réprimer l’injustiee de l’homme, qui ne veut pas acquérir par le travail ce qu’il peut ravir par la force brutale , en s’adonnant au brigandage.
Alors l’influence de la religion vint au secours de l’agriculture, et les instituteurs de la morale publique mirent les biens de la terre sous la protection des dieux , en attendant celle des lois.
Autorité royale. — Les premiers législateurs , qui avaient sagement adopté l’idiome des habitants de la Grèce , avaient eu l’attention de modifier l’autorité royale, qui fut toujours en Égypte et dans i’Orient celle d’un rigoureux despotisme. On remarque effectivement, jusqu’à l’époque du siège de Troie, que la puissance souveraine n’était mise en usage que pour le maintien de la disc.pline militaire en cas de danger public et pendant la guerre. Les Grecs étaient libres sous le sceptre des rois, qu’Homère.
surnomme les pasteurs des peupies; et ce fut quand les Hellènes devinrent riches qu’ijs se trouvèrent préparés à la servitude.
Navigation, commerce. — On croit annmunément que les Pliénicieps furent les premiers maîtres des Grecs dans l’art de la navigation.
Mais il suffit de jeter les yeux sur la carte (le la Hellaiie pour juger que ses habitants étaient naturellement appelés au commerce maritime ; et si les Phéniciens entrèrent pour quelque chose dans cette combinaison , ce ne fut que pour en hâter le développement , dont le retard tenait à des causes locales.
Plusieurs circonstances avaient contribué à prolonger l’enfance des Grecs
L’UNIVERS
«n détournant leur attention du commerce et des arts. La surface de leur
K hérissé de montagnes isolait teint les habitants, qu’on ne pouvait voyager au-delà d’un territoire limité sans être exposé aux insultes de quelque chef d’une peuplade. Ces injures excitaient des ressentiments, on se faisait mutuellement des outrages ; chaque ville était en guerre avec ses voisins, et on vivait dans un état habituel d’anarchie.
D’un autre côté , la mer était couverte de pirates. Les Phéniciens, les Çariens et les insulaires de la mer l'âgée ne regardaient plus la navigation comme un lien propre à unir les peuples par le commerce, mais comme un moyen de s’enrichir par le pillage.
Ainsi le métier infâme de plagiaires devint une profession qui , loin d’être regardée comme déshonorante, donnait beaucoup de gloire et de réputation à ceux qui l’exerçaient avec intelligence et courage. Enfin la frontière septentrionale de la Hellade était continuellement menacée par lesThraces, par les Amazones et par une foule de sauvages sortis des riions boréales.
AMFHlCTTOmE.
Les dangers auxquels on se trouvait exposé du côté de la Thessalie donnèrent lieu à une institution politique qui eut une influence marquée sur la f^andeur future de la Grèce. Nous voulons parler de la ligue amphictyonique.
Elle fut d’abord composée des princes de la Thessalie, qui formèrent une confédération pour leur défense mutuelle contre les Barbares. Ils s’assemblaient chaque année, au printemps et en automne, aux Therinopyles, canton qui était alors gouverné par Amphictyqn. Les avantages que les alliM retirèrent de ce congrès firent que les nations de la moyenne Grèce et de la Grèce méridionale ne tardèrent pas ■I y accéder, ainsi que Acrisios d’Argos et les autres princes du Péloponèse.
Pendant près d’un siècle, les Amphictyons se contentèrent de défendre
leur territoire; mais l’activité impatiente de ceux qui en composaient le conseil ne put se borner à une guerre défensive. Les succès qu’ils avaient obtenus les décidèrent à diriger leurs armes contre les Barbares en générai :
cette résolution donna lieu à rexp^ition des Argonautes.
Comme l’accroissement de la population avait imprimé une activité prodigieuse dans la Hellade, on sentit de bonne heure l’importance du commerce du Pont-Euxin et de la Propontide. Les Grecs y avaient établi des colonies, qui, devenues bientôt trop puissantes , profitèrent de la faiblesse du royaume d’Argos, pour secouer son joug et inquiéter le commerce des Grecs d’Europe.
EXPÉDITION DES AHGONADTES.
Dès que le congrès eut annoncé le projet de venger les insultes faites par les colonies et par les Barbares, on vit paraître tout ce que la Heliade comptait de héros, au nombre de quarante-trois, qui commandaient probablement autant de vaisseaux. Le lieu du rendez-vous était lolcos , sur le golfe Pagasétique. Là parurent aux premiers rangs Phrixos , constructeur du vaisseau amiral Argos, qui portait cinquante paires de rames :
Minerve en avait dirigé l’architecture. Tiphys, fils d’Haginos, fut le pilote de cette nef, Orphée, né à OEagre, le prophète ou chantre divin, et Esculape, engendré par Apollon, le médecin. On nommait ensuite Hercule ; Zétès et Calais, issus de Borée; Castor et Pollux, dont le sang de Jupiter cdulait dans les veines ; Thésée et une foule de chefs , dont les généreux enfants se distinguèrent au siège de Troie, dans le cours de la génération suivante.
Les desseins des Argonautes étaient voilés sous la phrase allégorique de conquête de la toUon d'or, emolème du commerce. Ils se bornèrent à l’enlèvement de la fille du roi de Colchos, la célèbre Médée, qui épousa Jason, chef des Argonautes, et à quelques pillages sans résultats utiles
GRECE
à l’état. Au total , il paraît que l’expédition ne réussit pas au gré des Hellènes.
Hercule , que les Argonautes avaient abandonné dans le cours de leur naviation , ou plutôt qui s’était détaché e leur flotte , dirigea à ses propres risques une expédition contre les Amazones , qui fut plutôt un coup de mam qu’une guerre en règle. Il tua ensuite plusieurs tyrans établis sur les côtes de la Thrace , qui pillaient les vaisseaux, dont ils massacraient les équipages. De ce nombre fat Diomede; et ce fut dans ses états qu’Hercule, le destructeur des monstres, bâtit la ville d’Abdère.
De retour dans le Péloponèse , Hercule attaqua et prit Pylos : Nestor qui était enfant échappa au carnage. Hercule avait voulu faire reconnaître les droits de sa famille, et il obtint le même avantage contre Lacédémone.
Ce fut après ces deux entreprises qu’ Hercule porta ses armes hors du Péloponèse. Nous abandonnons aux mythologues le récit des exploits qu’on lui attribue , exploits aussi atroces par j’effusion du sang que par le récit des incestes dont il se souilla avant d’étre reçu dans l’Olympe.
SANGUER DE CALTDON.
MaiCTé les fictions qui défigurent l’histoiredes Argonautes , on voit , à partir de cette époque , les Grecs former de vastes projets et marcher rapidement vers la civilisation. Quelques chefs
firincipaux, ^ avaient pris part à 'expédition de Colchos pour la toison d’or, tels que Castor etPollux , Thésée, Jason , se réunirent plus tard àî’occasion de la chasse du sanglier de Calydon , à laquelle ils furent invités par Méléagre. Ils y signalèrent leur valeur, mais pour l’ennoblir, il fallait que son éclat fût utile au puUic.