MORT DE PHILIPPE
336 iT. J.-C.
Le lendemain , après avoir donné audience aux ambassadeurs , le roi s’avança dans l’éclat de sa puissance vers le théâtre , où l’on célwirait des jeux à l'occasion du mariage de sa lille. La marche s’ouvrit par une magnifique procession dans laquelle on portait en pompe les images des douze grandes divinités de la Grèce. L'image de Philippe, aussi magnifique que les autres, venait ensuite comme pour marquer que ce prince prenait rang parmi les immortels. A cette vue, le peuple poussa un cri immense d’allégresse. Philippe, la couronne en tête, vêtu d’une robe blanche , suivait seul et sans garde, la théorie. Il avait voulu se taire voir librement au peuple et prouver qu’il était fort de son affection, lorsque Pausanias, placé à la porte du théâtre, fondit sur lui et le renversa mort à ses pieds, d’un coup de poignard dont il lui perça le côte gaucne de la poitrine. Aussitôt l’assassin prit la tuite, et il aurait réussi à se sauver, sans un obstacle imprévu qui permit à Attalos , à Perdiccas et a Lranat de l’atteindre, et d’étouffer le secret de son crime en le tuant sur place. Telle fut la tin tragique de Philippe, qui mourut dans la quarante-septieme année de son âge , et la vingt-quatrième de son règne.
RÈGNE D’ALEXANORE,