DEUIL DE COUR
33o RTant J.-C.
On apprit sur ces entrefaites la mort d’Alexandre, roi d’Épire, tué par un soldat lucanien , dans la grande Grèce, où il avait etc appelé par les Tarentins qui étaient, en guerre contre les Romains. On rapporte qu’en enten- , dant le récit des conquêtes de son ne , veu, le roi s’étaitécrié quecelui-là atoM des femmes à combattre et bd des , hommes. Malgré ce propos vrai ou supposé , le héros de Pelîa ne se s(W; venant que de la généreuse hospitalité , de ce prince pour lui et pour sa mère, , voulut que son armée prît le deuil.
Eprouva-t-il, comme on l’a prétendu, melque satisfaction d’être débarrasse d’un guerrier dont les talents pouvaient lui porter ombrage.^’ Il y a un | point où tout, dans le cœur humain, est ténèbres ; vainement on s’efforcerait de les dissiper , elles ne font que s’épaissir davantage.
GRÈCE. *26
Querelles entre Oltmpias et A.RTIPATER. — Olympias écrivait sans cesse à son Gis de modérer l'excès de ses libéralités; depuis qu’il se qualifiait de fils d’Haminon , elle ravait prié de ne pas la brouiller avec Junon , et elle le semonçait à tout propos. 11 tenait ces lettre's secrètes ; cependant un jour qu’en ayant ouvert une , Éj)hestion s'approcha et lisait avec lui par-dessus son épaule, il ne l’en empéclia pas , mais tirant son anneau de son doi^, il en appliqua le cachet sur la bouche de son lavori pour lui recommander le secret. Et comme Antipater, qu’il avait laissé en Macédoine, se plaignait amèrement des emportements de l’ambitieuse Olymt lias, il dit, après avoir lu ses d^iécnes : Hélas! il ignoré qu’une seule larme d!une mère efface dix müe lettres comme la sienne.