‹ Grèce par m. PouquevilleChapitre 73 sur 115 · SECONDE PÉRIODE · texte numérisé non relu

SECONDE PÉRIODE

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b’Ipm». Sat— 3at J.-C.

La première détermination qui fut prise immédiatement après la mort d’Alexandre, contenait le germe de toutes les épouvantables révolutions qui allaient se succéder. Non-seulement la jalousie et l’ambition des grands, mais même l’intervention de rarmée, se manifestèrent dès lors d’une manière effrayante. Quoique ce ne fût qu’insensmlement que l’Idée de s'affranchir du pouvoir royal entrêt dans les esprits , les membres de la famille d’Alexandre étaient tellement divisés entre eux, que leur chute paraissait inévitable.

État ob ï-a famii-i.e rotalb, — Alexandre laissait, en mourant, Roxane enceinte d’un fils qui naquit trois mois après son décès : il devait être héritier de l’empire; il reçutlenomd’ Alexandre.

L’ÜNIVERS.

Le roi avait un second fils naturel , Hercule , issu de Barsine ; un frère, Arrhidée , fils de Philippe ; sa mère , l’orgueilleuse et cruelle Olympias , et sa sœur Cléopâtre, veuves toutes deux; l’artificieuse Eurydice , fille de Cyane , qui épousa depuis Arrhidée ; enfin , Thessalonice, fille de Philippe, mariée dans la suite à Cassander ae Macédoine.

Résolution des grands. — Après beaucoup de contestations, il fut arrêté qu’ Arrhidée, auquel on fit prendre le nom de Philippe , serait roi. L’imbécillité de son esprit fut la cause de son élévation au trône, parce qu’il laissait à chacun ses espérances ; Alexandre , encore au berceau , fut également proclamé roi; et Perdiccas, à qui Alexandre avait remis son anneau , devint tuteur des princes et régent du royaume, avec Léonat et Méléagre:

Antipater, auquel on associa Cratère pour le gouvernement civil , conserva la direction des affaires d’Europe.

FARTAGE DES PROVINCES,

3io «Tant J.-C,

Dans cette division de l’empire d’Alexandre , Ptolémée, (ils de Lagos, obtint l’ÉCTpte, la Cyrénaïque, la Libye et l'Arabie; Léonat la Mysie; Antigone la Phrygie, la Lycie et la Pamphylie; Lysimaque la Thrace et les pays voisins du Pont-Euxin ; la Macédoine , l’Épire et la Grèce restèrent à Cratère et à Antipater; Eumène , en sa qualité d’étranger, n'aurait pas même obtenu la Cappadoce et la Paphlagonie , qui étaient à conquérir , si on avait pu se passer de ses services. La Syrie fut donnée à Laomédon de Mytilène, la Cilicie à un nommé Philotas , la Médie à Python, et la Phrygie hellespontique à Léonat.

On ne crut pas devoir changer les gouverneurs des contrées de l’Asie dans lesquelles Alexandre n’était pas venu en personne : sur ce principe, on laissa aux rois voisins de l’Inde , mais sous le nom de satrapes , les pays qu’ils possédaient auparavant comme souve-

rains. La contrée des Paropamisades, aux environs du mont Caucase , fut confiée à Oxyarte, roi de la Bactriane , dont Alexandre avait épousé la fille, Roxane. Syburce eut f’Aracbosie et la Gédrosie; Stasanor de Sole, place voisine de la mer Cas-

f tienne, l’Ariane et laDrangiane; Phiippe , fils de Balaccos , obtint la Sogdigane ; Phratapherne la Parihie et l’Hyrcanie; Peucestès la Perside; Tléoleme la Carmanie ; Atropatès la^ Méie; Archon la Babylonie; Aroésilas la Mésopotamie ; Taxile et Porus demeurèrent maîtres de leurs propres états.

Projets d’Alexandre rejetés. — La même assemblée , quelque respect qu’elle eût pour le roi , annula plusieurs de ses dispositions souveraines.

De ce nombre furent les dépenses à faire pour les honneurs à rendre à la mémoire d’Hépbestion : ils furent supprimés. On exposa ensuite, devant un conseil nombreux de Macédoniens, de longs mémoires que le roi avait laissés. On y trouva le projet de faire construire dans la Phénicie, dans la Syrie , dans la Cilicie et dans l’Üe de Cypre , mille vaisseaux d’un échantillon plus fort que les galères , afin de porter la guerre en Afrique, en Espagne et dans tous les pays limitrophes de la Sicile.

Le but de cette entreprise était de s’assurer la possession de la Méditerranée jusqu’aux colonnes d’Hercule.

Il était fait mention de la construction de six temples magnifiques, pour chacun desquels il destinait quinze cents talents. Il indiquait les moyens de peupler les nouvelles villes qu’il avait fait bâtir , et il pourvoyait a la transplantation des Asiatiques en Europe et des Européens en Asie, afin d’établir la fusion des deux nations.

A l’égard des temples dont on vient de parler, il les plaçait à Délos , à Delphes, àDodone; celui de Jupiter à Dion, en Macédoine, celui de Diane Tauropole à Amphipolis , et celui de Minerve dans l’ile cfe Cyrnos ( aujourd’hui la Corse) ; il se proposait , enfin, d’élever au roi Philippe , son père ,

GRÈCE

un mausolée qui aurait égalé la plus grande des pyramides d’Égypte.

Premières discordes. — On ne saurait trop répéter cette maxime de Plutarque ; que la Providence , après s’étre servie de quelques méchants , comme de bourreaux pour punir leurs semblables , brise ces instruments de sa justice, ainsi que les ^ans, ces grands criminels dont le ehâtinient est nécessaire au gouvernement moral de l’univers. Les projets gigantesques et dispendieux d’Alexandre furent rejetés , et Perdiccas vit son autorité méconnue , malgré l’exécution militaire de trente soldats et celle de Méléagre, général distingué.

Bientôt il fut informé que les Grecs établis en colonie dans la Haute-Asie, sans prendre de conseil, ni recevoir d’ordre, s’étaient réunis au nombre de vingt mille fantassins et de trois raille cavaliers, commandés par Phi- Ion , pour retourner dans la Hellade.

Renvoya contre eux Pithon, qui réussit k comprimer la révolte , non sans une grande effusion de sang répandu par les ordres criminels de Perdiccas.

Meurtre d’Harpados. — Chassé de J’Attique , il se réfugia au cap Ténare, d’ou il passa en &ète avec ses partisans et ses trésors. Tant de richesses ne pouvaient que lui être funestes ; aussi fut-il assassiné parXhymbron , qu’il croyait être son ami.

Héritier de la fortune, des vaisseaux et des soldats d’Harpalos , son meurtrier fit voile pour Cpène, en Afrique, oà, trahi à son tour par le Cretois Hnasiclès , et vaincu par Ophellas , chef des Egyptiens , il tut pris et mis à mort. Depuis ce temps , la Cyrénaïque devint une province du royaume d’É^te.

Phuden<ib de Phocion. — La joie devint universelle en Grèce à la nouvelle de la mort d’Alexandre; on voulait courir aux armes. Les orateurs excitaient le peuple à secouer le joug de la Macédoine. Phocion, craignant que cette annonce ne fût fausse, et voulant temporiser, se leva dans l’assemblée et dit : « Mais s’il est mort « aujourd’hui ,' il le sera demain et

10* Livraison ( Grèce.

« encore après-demain, de sorte que « nous aurons tout le temps de deli- « bérer en repos et avec ^us de sû- « reté. »

Léosthène , qui avait le premier répandu cette nouvelle à Athènes, ne cessait de parler avec vanité devant le peuple. Phocion, las de l’entendre, lui dit : « Jeune homme, vos discours « ressemblent à des cyprès ; ils sont « grands et hauts , mais ils ne portent « point de fruit. » Hypéride s’étant levé, lui demanda, à son tour: « Quand « conseillerez -vous donc aux Athé- « niens de faire la guerre } — Ce sera ,

« lui répondit Phocion , quand je vero rai les jeunes gens observer une « exacte discipline , les riches contri- <c buer suivant leur devoir aux frais « de la guerre , et les orateurs s’abs- « tenir de voler les deniers publics. » Les remontrances de Phocion fiirent inutiles : la guerre fut résolue , et on envoya des ambassadeurs vers tous les peuples de la Grèce.

Rappee de Démosthène.— L’exilé, qui se trouvait alors à Mégare , se joignit aux députés d’Athènes envoyés dans le Péloponèse : il les seconda si bien par son éloquence , qu’ils réussirent à engager dans la ligue Sicyone, Argos, Corinthe et plusieurs autres villes de la presqu’lle.Le peuple, admirant un zèle si généreux , rendit un décret pour son rappel. On lui envoya à, Égine, où il était retourné, une galère à trois rangs de rames. Arrivé au Pirée, magistrats, ministres des dieux, citoyens, allèrent au-devant de l’illustre banni, qu’ils reçurent avec toutes les démonstrations de joie et de repentir en se rappelant rinjure qu’on lui avait faite. Démosthène , vivement ému, levait les mains au ciel pour rendre grâce aux dieux , se félicitant d’une Journée plus glorieuse encore pour lui que n’avait été pour Alcibiaae celle de son retour.

Guerre lamiaqde. — Démostbène et Phocion, également animés de l’amour du bien public , se trouvaient partagés sur la question de la guerre contre les Màcéüoniens. Le parti de Phocion était le plus pru-

1,’LINIVBHS.

dent , celui de Uémostliéne le plus glorieux. Quoi qu’il en fût, on leva une armée' considérable , et on équipa une Hotte nombreuse. On enrôla tous les citoyens en âge de prêter les armes qui étaient au-dessous de quarante ans. Des dix tribus oui eoin)iO' saient la république , trois mrent laissées à la défense de l’Attique ; le reste entra en campagne avec les alliés , sous la conduite de Léostbéne.

Ântipater, informé des mouvements de la Grèce, avait envoyé en Phrygie vers I.éonat , et en Cibeie auprès de Oatère, pour les presser de venir à son secours. En les attendant, il se mit en marche avec treize mille Macédoniens et six centa chevaux ; le pays , épuisé par les levées ou’on avait envoyées à Alexandre , ne lui laissait pas d’autres ressources.

Défaite u’Antipateh. — C’était aux (iiecs , déjà familiarisés avec la servitude, qu’Antipater comptait avoir affaire lorsqu’il s’avança vers la Tb essai ie , tandis que sa flotte, composée de cent dix galères à trois rangs de rames , rangeait les côtes de cette province. Malgré sa conflance, le général macédonien ne put soutenir le dioe de l’armée athénienne ; il fbt vaincu à la première rencontre. N'osant hasarder une seconde affaire , ni rentrer en Macédoine, il se renferma dans les murs de Lamia , petite ville de Théssalie, pour attendre le secours qui lut devait venir d’Asie. Ce fiit au siège de cette place que Léosthène reçut uiie blessure dont il mourut au iràut de quelque temps.

Inthioues politiques , 398 avant J.-C. — Perdicoas avait conçu le projet de monter au trône en épousant Cleopâtre, sœur d’Alexandre , et en répudiant Nicée , fille d’ Antipater. Cléopâtre vint effbctivement en Asie; mais comme Perdiccas , pour se conftirpier au vœu de l’armée , se vit obHgé de donuer Eurydice , nièce de Philippe , au roi Arrhidfe, il trouva dans cette princesse une rivale de pouvoir qui lui suscita inille traverses. Léonat avait conçu un plan à peu près pareil à celui du régent. Au moment de se met-

tre en route pour aller pceourir Àntipater , il lit voir à Kumsne des lettres de Cléopâtre, qui te sollicitait de se rendra a Pella , et lui pronaettait da l’épouser) mais la fertupe en décida autrement.

Mort d* Lbqnat. --n Gomme il se trouvait près de Lamia avec vingt mille homniea d’infanterie et deux mille cinq œnts ehevaux , il résolut d’attaquer l’ennemi. La prospérité avait mis la désordre dans l'arpiée des Grecs; leurs forces se trouvaient réduites â vingt-deux- mille fantassins et à trois mille cinq eents cavaliers: deux mille 'Theasallens féisatmt la force de l'armée et l’espérance du succès. Le combat s’étant livré, ce ftit, en effet, cette cavaiwia , commandée par Ménon , qui remporta la victoire. Léonat, couvert de blessures , tomba mort sur le champ de Itotaille, et son corps fât emporte par les siens; la phalange macédonienne battit en retraite, et la Grecs, victorieux, érigèrent un trophée.

Antipatbe tîAPiTiJL*. — Athéna était CB fétee ; les ennemis de Phecioii lui demandaient s'il ne voudrait pa avoir fait d’aussi belles choaea > ■ Oui, • sans doute, répondit-fl , je voudrais « tes avoir faites, mais ja serais fâ- « ohé de n’avoir pas conseillé ce que « ^ai conseillé.» Et comme les bonnes nouvelles se succédaient et arrivaient du camp coup sur coup , Phocion ^ qui en craignait les suites, s’éeria t Qmûié ee»sero)ts-nom daatc de An-

tipater dut capituler , ou phitét il parvint à s’évader; car on le revit presque aussitôt à la tdte d’une nouvelle armée.

DéxAITE DBS GuBCS a CMANQIt.

— Enfin Cratère , attendu depuis longtemps , arriva en Theasalie , et campa auprès du fleuve Penée. Il cMa le commandement à Antipater et se rangM sous ses ordres. Les' troupes qu’il avait amenées , jointes à eeJles de Léonat , montaient à plus de quarante mille hommes d'inftinterie, à trois mille archers et à cinq inille chevaux. L'armée des alliés n’etait que de vingt-ediMf mille hommes de pied et de trois mille

GRECE. 2«1

cinq cents chevaux. Une bataille se donna près de Cranon ; les Grecs y furent défaits sans éprouver une grande perte : la licence des soldats avait causé cet échec.

Le lendemain , Ménon et Antiphile, qui avaient succédé à Léosthène , ayant assemblé le conseil pour savoir si on attendrait le retour des troupes qui s’étaient retirées dans leur pays, ou si on ferait des propositions d'accommodement à l’ennemi, ce dernier avis prévalut. La réponse d'Antipater fut ^’il voulait traiter séparément avec chacune des villes de la confédération ; et toutes , désertant la cause de la liberté, prouvèrent que c’en était fait de la Grèce : Sparte semblait avoir cessé d’exister.

CA.PITDLATI01» d’Athènes.— Une pareille défection détermina Antipater a conduire son armée vers Athènes , incapable de se défendre contre un ennemi victorieux. Démosthène et son parti , qui étaient les derniers athlètes de la ÜMrté expirante, sortirent de la ville*, et la multitude, pour gagner les bonnes grâces du vainqueur , condamna b mort ses orateurs , en vertu d’un décret proposé par Demade. Par un second dwiret , le même Demade fit décider qu’on enverrait à Antipater, qui se trouvait à Thèbes , des ambassadeurs munis de pleins pouvoirs pour traiter de la paix : Phocion était h leur tête. Le vainqueur déclara que les Athéniens devaient s’en remettre entièrement à sa discrétion , comme il le fit lui-ménie lorsqu’il fut assiégé par eux dans Lamia.

Phocion ayaYit rapporté cette réponse à Athènes , on lui donna des pouvoirs illimités pour traiter : on lui adjoignit en même temps Xénocrate , dans Pespérance que la vue seule d’un philo* .sophe si célèbre forcerait Antipater à rendre hommage à sa vertu. C’était bien mal connaître le caractère violent et cruel du Macédonien, Antipater ne daigna pas le regank'r : quand il voulut parier, il l’interrompit brusquement ; et voyant qu’il continuait , il lui imposa silence. Il ne traita pas Phocion de la même manière. Anti-

pater , après l’avoir entendu , répondit aux ambassadeurs qu’il était disposé à traiter aux conditions suivantes . « qu'ils lui livreraient Dcinosthène et » Hypcridc ; qu’ils rétabliraient l’aris- « tocratie; qu'ils recevraient garnison n dans la place de Munichie ; qu’ils « paieraient les frais de la guerre, et • en outre une amende dont on con- « viendrait. « Les ambassadeurs parurent contents de ces propositions , qu’ils regardaient comme fort douces.

Xénocrate en jugea autrement : Elles sont douces^, reprit-il, pour des esclaves , mais très-dures pour des hommes libres.

Occupation de Munichie.— Cette place reçut une garnison macédonienne commandée par Ménylle : c’était le temps de la fête dés f*rands mystères, et le propre jour ou l’on menait , lacchos en procession, de la ville, àÉleusisjtrlsfe anniversaire pour les Athéniens , et qui les pénétra de douleur. Cependant les Macédoniens ne firent aucun mal aux habitants; mais il y en eut plus de douze mille qui furent, l> cause de leur pauvreté, exclus du gouvernement par un des articles du traité. Une partie de ces malheureux demeura dans Athènes , traînant une triste vie dans le mépris et l’opprobre qu’ils s’étaient justement attires. Les autres citoyens pauvres , pour éviter cette honte, abandonnèrent Athènes et se retirèrent en Thrace, où Antipater leur assigna une place et des terres pour leur habitation et leur subsistance. Démétrios de Phalère ,-ol)ligé de prendre la fuite , se retira auprès de ^Icanor; il fut bientêt après , quoique absent , condamné sous un vain prétexte de religion.

Mort de Demosthène et d’IIypÉRiiiE. — Le poids de la colère d’Antipater toniba principalement sur Démostliène , Hypéride et quelques autres Athéniens qui les avaient suivis.

Il envoya après eux un certain Archias, comédien de profession , avec une troupe, de sergents thraees pour les reprendre. Archias ayant trouvé à Égine l’orateur Hypéride, Aristonicos de Marathon et Himérée, frère

L’IJNIVKRS.

de Démétrios de Phalère, qui tous trois s’étaient réfugiés dans le temple d’Ajax , les arracha de leur asile et les envoya à Antipater, qui se trouvait alors à Cléones , où ils reçurent la mort ; on dit qu’il fit couper la langue à Hypéride.

Le même Archias, informé que Démosthène, retiré dans l’île de Calaurie (voy. pi. 74) (*), voisine de Trézène, s’était rendu suppliant de Neptune , y débarqua, et étant descendu à terre avec sa bande, vint dans le temple, et fit tous ses efforts pour engager le proscrit à en sortir. Alors , pour éviter de tomber entre les mains d’un tyran qui aurait exercé sur lui toute sa fureur , Déinostbène avala du poison qu’il portait toujours sur lui. L’effet en fut prompt; se sentant affaiblir, il s’avança appuyé sur le bras de quelques serviteurs, et tomba mort au pied de l’autel de Neptune : telle fut la fin des derniers orateuis d’Athènes.

Antipater ne tarda pas à reprendre le chemin de la Macédoine pour V célébrer le mariage de Phila , sa iüle , avec Cratère; elle épousa en secondes noces Démétrios, fils d’Antigone.

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