SOMMAIRE HISTORIQUE
187 — x8& av. J-C.
Séleucos Philopator, qui succéda à son père, vécut dans le mépris et l’obscurité, à cause de la misère à laquelle les Romains l’avaient réduit en loi imposant un tribut annuel de mille talents. Ptolémée Ëpiphane, qui rémiait en Egypte , passait son temps à la chasse; il n'est question que d'une ambassade qu’il envoya aux Achéens, afin de renouveler une alliance surannée. Eumène leur députa aussi des ambassadeurs pour leur offrir cent vingt talents, dont l’intérêt devait être appliqué à l'entretien des magistrats qui composaient le conseil d’Etat. Il en vint d’autres encore de Séleucos, qui offrirent dix vaisseaux armés en guerre. Ptolémée fit plus tard hommage à la république achéenne de six mille boucliers et de deux cents talents d’airain. Ces largesses ne furent point acceptées, parce qu’elles n’étaient ni franches, ni désintéressées.
COMMISSAIRES ROMAINS BNVOYéS DANS LA GRÈCE, l8& •vint
Enquête. — I,a Grèce n’était pas tranquille; le sénat recevait de toutes parts des plaintes contre Philippe.
Q. Cécilius, l’un des trois commissaires, put facilement se convaincre ucs arrière - pensées du roi. Arrivé en Thessalie, il convoqua une assemblée au Tempé, où ton vit comaraître , d’une part , les ambassaeurs des Thossaliens , des Perrhè-
bes et des Athamanes; de l’antre, Philippe : démarche humiliante pour un prince aussi puissant. Ses dénonciateurs se répandirent en injures contre lui. Le roi leur répondit en les comparant à des esclaves affranchis, incapables, après une longue servitude, de faire un usage modéré de la liberté qu’il leur avaU accordée.
Les commissaires romains, sans se prononcer, se rendirent à Tbessalonique, pour examiner ce qui concernait les villes de Thrace , et Philippe trèsmécontent les y suivit. Les ambassadeurs d’Eumène, qui étaient arrivés pour prendre part a ce congrès , demandèrent raffranchissement des villes d’Énos et de Maronée, ou du moins qu’elles fussent remises sous la main de leur maître, conformément à un décret des dix commissaires envoyés précédemment dans la Grèce. Les Maronéens se plaignirent des injustices et des violences que la garnison du roi de Macédoine exerçait dans leur vflle.
Réplique DE Philippe. — S’adressant personnellement aux Romains, le roi leur rappela sa fidélité , lorsque Antiochos lui avait offert en dennn lieu trois mille talents ( 16,â00,000 fir. ) , cinquante vaisseaux arm^ a
fuerre, pour entrer dans son alliance-.
It maintenant on prétendait lui enlever des villes qui lui appartenaient de droit. <1 C’est a vous Romains , leur « dit-il en finissant , à voir sur qud O pied vous voulez que ie sois avec « vous. Si vous avez résolu de me « pousser à bout , continuez d’en user « a mon égard comme vous avez « fait jusqu’à présent. Mais si vous < respectez encore dans ma personne « les qualités de roi , d’allié et d’ami, « épargnez-moi la honte d’être si in- A dignement traité. »
Ce discours du roi toucha les commissaires; ils déclarèrent cependant qu’il fallait exécuter le décret des dix commissaires , sauf à en référer au sénat. Cette réponse ai^it tellement Philippe , qu’il aurait «;laté par une guerre ouverte , s’il eût vécu plus longtemps.
Les commissaihes se bendent eh
Digii;jca ; . C'.OOgIf
GRÈCE. Mt
AcHAÏB. — Au sortir de la Macédoine, les envoyés de Rome se rendirent dans i’Acbaïe. Aristène, qui était alors premier magistrat de la république, réunit un congrès à Argos. Cécilius ayant été admis dans l’assemblée, loua le zèle des Achéens, sans dissimuler que leur conduite à l'égard de Lacédémone avait été improuvée à Rome. Le silence absolu d’ Aristène montra qu’il pensait conune Cécilius; et Diophane de Mégalopolis , sans toucher le fond de la question, porta plusieurs plaintes contre Pbilopémen.
Résistance des Achéens.— Alors Philopémen , Lycortas et Archon primat hautement la défense de la ré- ■N^ique. lis justifièrent ce qui s'énit passé relativement aux Lacédémoniens , et Cécilius s’étant retiré de ranemblée, on rendit un décret approbatif de la conduite de Philopémen.
Cet acte fut porté à Célicius, qui demanda la convocation des états généraux de l’Achaïe. Les magistrats lui répondirent qu’il fallait pour cela une lettre du sénat de Rome, qui priât let état$ achéens de se réunir. Comme il n’en avait pas , on refusa de s’atsembUr:at qui mit le consul dans une' Jelie oolere, qu’il quitta l’Achaie sans 'Vouloir entendre aucune explication.
Dès ce moment Aristène et Diophane devinrent suspects au peuple.
SAPFORT DE CéClUDS AU SÉNAT, i>4 n. S.-C.
Cécilius étant de retour à Rome rendit compte au sénat de ce qui se passait dans la Grèce. On introduisit les ambassadeurs d’Eumène devant les pères conscrits, auxquels ils répétèrent ce qu’ils avaient dit devant Cécilius à Tbessalonique. Le sénat envoya en conséquence vers Philippe une députation, dont Appius était le chef, pour le sommer d’évacuer Ënos , Maronée , ainsi que les châteaux et places qu’il occupait sur les côtes maritimes de la Tbrace.
On donna ensuite audience à Apollonidas, ambassadeur des Achéens, agissant contradictoirement avec les am-
bassadeurs de Sparte, qui avaient pour eux les droits du inaiheur. Ces derniers exposèrent de la manière la plus touchante le triste état de Sparte, ses murailles renversées , ses citoyens réduits en servitude, et les saintes lois de Lycurgue entièrement abolies.
Decision du sénat. — Aprte avoir pesé les raisons de part et dAutre, les pères conscrits chargèrent de l’examen de cette affaire les mêmes plénipotentiaires qu’ils envoyaient en Macédoine. Ils recommandèrent en même temps aux Achéens de convoquer leur assemblée générale toutes les roisqu’ils en seraient requis, et d’en agir avec les délégués de Rome comme le sénat en usait à l’égard des envoyés de l’Achaie , auxquels il accordait audience toutes les fois qu’ils le demandaient.
Oedbb babbase de Philippe. — Le roi , informé à l’avance de la résolution du sénat, chargea Onomaste et Cassander de massacrer secrètement un «and nombre d’habitants de Maronee, croyant que personne n’oserait le dénoncer. Mais son espérance fut trompée, les tombeaux de ses victimes déprâaient contre sa froide cruauté. Appius, arrivé à sa cour, lui reprocha son crime; Philippe le nia. Il est inutile, repartit Appius , devons excuser , je sais ce qui s'est passé et fen connais Vauleur. Le lendemain Appius lui commanda d’envoyer Onomaste et Cassander à Rome , pour être interrogés, ajoutant que c’était l’unique moyen de sejustyier. A cette injonction, Philippe changea de couleur ; il déclara qu’il enverrait Cassander. Il tint parole ; mais il envoya après lui d,es gens qui l’empoisonnèrent en Épire, où il s’était arrêté; il voulait par ce moyen se délivrer de la crainte qu’il ne révélât ses secrets devant le sénat. A quelque temps de là le roi chargea son fils Démetrios d’aller à Rome défendre sa cause.
Conseil peivé des Achéens. — Dans une assemblée préparatoire, présidée par Lycortas , on agita la question relative à Arée et à Alcibiade, qui avaient trahi la vérité devant le sénat
L’DIMTERS.
. roniaiu. Ite y avainit en énnemis de la ligue, cofnina si lea Achéens les eussent expulsés de leur patrie , au lieu de déclarer qu’ils leur devaient le bonheur de les y avoir rétablis. Alors on demanda à sranda cris que le président mit en délibération leur félonie :
. Arée et Alcibiade furent condamnés à mort par contumace. ' Asssublbeobhébalb debAchbehs.
— Les commissaires du sénat étant arrivés dans le Péloponèse, les états généraux de la oonfraération se rassemblèrent à Clitor en Arcadie. La terreur se répandit parmi les députés, lorsqu’ils virent paraître à <mé des commissaires romains, Arée et Alcibiade , qu’ils avaient récemment condamnés à mort. Appius ayant pns la
fiarole, reprocha vivement aux Achéens eur conduite contre Sparte, sans omettre aucun des griefs qu’on a rapportés précédemment.
Réplique oe Lycobtas. Le président de l'assemblée répondit à cette accusation , que les Lacédémonieis avaient été les agresseurs , et qu’en l'absence des Romains, les Adiéens avaient dü prendre la défense des opprimés. Quant au meurtre des Spartiates , il ne devait point être imputé aux Achéens, mais aux bannis qui avaient à leur tête Arée et Alcibiade.
« On prétend, ajouta-t-il, que l’aboli- « tioQ des lois de Lycurgue et la des- « truction des murs de Sparte sont « notre ouvrage. fait est vrai. Ces <1 murs n’avaient point été élevés par « Lycurgue, mais par les tyrans, pour « se inettre en état d’abolir, les insti- « tutions de ce sage législateur. S’il « sortait aujourd’hui du tombeau , il « serait ravi de voir ces boulevards • détruits, et il reconnaîtrait l’an- « cienne Sparte, sa noble patrie. Les « Spartiates auraient dd détruire de O leurs mains ces vestiges de la ty>- « ranuie. Quant aux lois de Lycurgue, « elles étaient abolies depuis long- « temps, et nous n’avons fait quy « substituer les nôtres, en rendant en tout les Lacédémoniens égaux en « droits aux confédérés de la ligue « achéenne. » ' -i-
S’adressant ensuite à Appios , <t lai rappela les traités qui unissaient Rome et la ligue achéenne. « A céia , je sais « bien que V égalité stipulée entre les < deux états n’est quhine affaire de O sjtyie. Nous n’avons en réalité qu’une « liberté précaire ; la souveraineté > est du côté des Romains; je ne le « sens que trop , Appius. Mais puis- « qu’il faut accepter un fait accompli, ■> ne traitez pas sur le même pied ^e « vos alliés, vos ennemis et les nô- « très. Ils veulent qu’en nous paiju- « rant, nous révoquions des d^refs O auxquels il ne nous est plus permis « de toucher. Nous vous respeetonf, « Romains; et puisqu’il faut en ron- « venir , nous vous craignons ; mais « nous nous faisons gloire de creândrt * et de respecter beaucoup plus en- « core les dieux immortels. »
Conseils w’Apmus. — Ce discours était digne du premier magistrat d’un peuple généreux. Appius , sans entrer dans aucune discussion, conseilla a«i Achéens de se faire un mérite aoprès du sénat , en exécutant spontanément ce qui pourrait leur être imposé. Ces paroles affligèrent rassemblée. Sans s’opiniâtrer elle se réduisit à demander que le sénat prononçât à l'égard dt iMcédémone ce que bon Itd semNerait , mais qu'on n'ohügedt pas les Achéens à se parjurer, en cassant eux-mémes leur décret. Pour ce qui regardait le jugement prononcé contre Arée et Alcibiade , il fut abrogé sur-le-champ.
Srnatus-consolte. — Ses principales dispositions portaient ; que ceux qui avaient été condamnés par les Achéens étaient amnistiés ; que Sparte demeurerait unie à la ligue achéenne.
Comme il existait beaucoup de troubles entre les Achéens, les LaoMémoniens et les Messéniens , qui avalent envoyé des ambassadeurs à Rome pour s’accuser mutuellement , le sénat répondit aux Spartiates qu’il ne vodait plus intervéAIr dans leurs affaires; aux Messéniens et aux Achéefis, de s’arranger comme iis lé pourraient.
C’était ouvrir la pbWe aux dwhirements politiques, et inme les autoriser dans
-le
GRBCE.
le b«t éloigné du séné! d*arrîŸef à l’ae- Bervi«êetnènt de là^Èettade, afin de tout pacifier.
aUEUB ENTRE LES MESSÉNIENS BT LES ACHÉBNS,
i85 ftfânt lésut'Chrltl.
Debribre mptinmoN de Philo- PBUBN. — Dinocrate venait de détacher Mesaène de l’union achéenne.
Phllopémen , âgé de aoixante-dix ans , élu pour la huitième fois général de la ligue, n’eut pas plus tdt appris cet événement, qu'il partit malgré Tétât de maladie dans lequel il se trouvait. Il n’avait pu réunir qu’une troupe peu nombreuse de jeunes gens de Mégalopolis. Après une marche forcée, il joignit Dinocrate, qu’il mit d’abord en fuite; mais cinq cents cavaliers qui gardaient la plaine du Stényclaros mnt survenus , les Messéniens prirent leur revanche. Philopéinen , uni-
?iement attentif h sauver ceux qui avaient suivi , fit des actions extraordinaires de courage; mais étant tombé de cheval, comme il se blessa grièvement, il fut pris et conduit à Messène.
Capttvitb de Pbilopbken. — A la première nouvelle qu’on amenait PhHopémen, on accourut aux portes de la ville pour le voir; et afin de satisfaire ta curiosité publique , il fallut produire l’illustre prisonnier sur le théâtre. Quand les spectateurs virent le héros lié et garrotté, plusieurs d’entre eux fondirent en larmes, et un murmure sourd se répandit : qu’on devait se rappeler de ses services et de la Uberte rendue aux Messéniens , lorsqu’il chassa le tyi-an Nabis. Cela fit qôe les magistrats ne le laissèrent pas long-temps en spectacle. Ils le firent sortir du théâtre pour l'enfermer dans un lieu appelé le Trésor, espèce de caveau souÉerrafh qu’on fermait au moyen d’une pierre adaptée à soi) ouverture supérieure,
Sa moM. — Dès que la nuit ftit venue , ^nocrate fit descendre dans ce cachot le bourreau diargé de présenter le poison à PfiUopémen , avec ordre de se tenir auprès de lui jus-
qu’à ce qu’il Pedt bu. Dès que Iq hét*os aperçut l’exécuteur, il se leva avec peine, à cause de son extrême faiblesse, et prenant la coupe, il lui demanda s’il n’avait rien entendu dire de ses cavaliers, et surtout de Lycortas. Il lui répondit qu’ils étaient presque tous sauves. Phllopémen le remercia d’un signe de tête, et le regardant avec douceur : Tu me donnes la me bonne nomelle , nous ne sommes donc pas tout-à-fait malheureux.... Kt sans articuler la moindre plainte, il prit le poison. L’effet en fut rapide, à cause de sâ. tanguwir , et il expira pre.sque aussitéf.
(ÎHATtMfiNT DES MESSÉNIENS.
Dans un conseil tenu à Mégalopolis ( aujourd’hui fiinano ) , on résolut de tirer vengeance de la mort de Philopémen. l.ycortas, nommé général de la ligue , entra dans la Messénie , où il mit tout à feu et à sang. I.e8 Messénlens, qui étaient sans ressources et hors (l’état de se défendre, implorèrent la démence des Achéens. l.ycortas, touché de pitié, leur fit dire que pour obtenir la paix , Ils devaient livrer les auteurs de 1a révolte et ceux de la mort de Phllopémen; s’en rapporter à la générosité des Achéens , et recevoir garnison dans leur citailelle. Les conditions furent aussitât acceptées ; Dinocrate, prévenant le supplice (|u’il méritait, se tua volontairement, et ses complices suivirent son exemple.
Obsèques de Philoeémen. — ; Après avoir recuéllli ses cendres, qui furent renfermées dans une urne , le cortège du héros se mit en marche vers Mégalop<)lis. Dette cérémonie ressemblait moins h un convoi funèbre qu'à une pompe triomphale , ou plutôt c’était un mélange de l’un et de l’autre. On voyait d’abord les fantassins la tête ceinte de couronnes ; après eux marchaient les prisonniers naesséniens chargés de chaînes; venait ensuite le fils de Lycortas, Polyl>e, l’historien, alors âgé de vingt-deux ans, portant dans ses bras l'urne couverte de festons et de Heurs, accompagné des personnes les plus considérables de PAchaie; la inarehe était fermé*
L’UNIVERS
par un corps de cavalerie magnifiquement enharnachée. Les habitants des villes et des villages vinrent au-devant du convoi pour honorer le héros, comme ils rauraient fait au retour d’une victoire qu’il aurait remportée.
Les restes de Philopémen furent déposés dans le sein de la terre, et on lapida autour de son tombeau les Messéniens qui avaient demandé sa mort.
Les républiques de la confédération lui érigèrent des monuments et des statues avec de glorieuses inscriptions.
Cette année fut remarquable par la mortd’Hannibal, de Scipion et de Philopémen , qu’on surnomma justement le dernier des Grecs.
Spabte beçde dans la Lions ACHÉENNE, 182—181 AVANT J.-C. — Lacédémone admise dans la confédération adiéenne; la punition de plusieurs bannis , et une ambassade envoyée à Rome , pour informer le sénat de ce qui s’était passé dans le Péloponèse, sont les seuls événements remar(^ables de l’année 182. En 181 , on reçut des lettres du sénat en faveur des bannis de Sparte ; mais comme on sut qu’elles n’avaient été accordées ue pour se délivrer de l’importunité es solliciteurs, les Achéens décidèrent qu’il ne fallait rien changer à ce qui avait été résolu.
Génébalat d’Hyfebbate , 180 AVANT J.-C. — On délibéra cependant dans le conseil sur le rétablissement des bannis de Sparte. I.e sentiment de Lycortas était qu’il fallait n’avoir aucun égard à la lettre dont ils étaient porteurs. Hyperbate et Callicrate furent d’une opinion contraire. Suivant eux il fallait obéir; il n’y avait ni loi, ni serment, ni traité qu’on ne dût sacrifier à la volonté des Romains. Dans ce partage de sentiments, on résolut de recourir au sénat. Les ambassadeurs nommés pour cette commission, qui avait pour objet une fin de non-recevoir contre les bannis, fut composée de Callicrate , Lysiade et Aratos.
Tbahison de Callicbate. — Quand les ambassadeurs achéens furent arrivés à Rome, Callicrate jntro-
dnit dans le sénat fit tout le contraire de ce qui lui était ordonné par son mandat. Non-seulement il se permit de blâmer ceux qui ne partageaient pas sa manière de penser, mais il eut la perfidie d’indiquer les moyens d’asservir sa patrie, qui consistaient à déclarer qu’il ne devait exister dans l’Achaïe a’œUre régime que k bonpbüsir du sénat. Les bannis, qui furent entendus après ce lâche traimige, ne firent que corroborer la proposition désastreuse qu’il avait mise en avant Encodbagements donnés a la DÉFECTION. — Polybe fait observer qu’à partir de cette époque , le sénat prit à tâche d’humilier les patriotes achéens, et de combler d’honneun ceux qui tenaient au parti des Romains. Cette corruption multiplia les flatteurs de Rome dans toutes les républiques de la ligue , et y diminua le nombre des véritables amis de la liberté.
Le sénat ne se contenta pas de rétoblir les bannis, il écrivit auxÉtoliens, auxÉpirotes, aux Athéniens, aux Béotiens et aux Acarnaniens, comme voulant indisposer tous les peuples contre la ligue acbéenne. Dans la réponse que le sénat adressa à l’ambassa^ de la confédération , il ne fût questiet que du seul Callicrate, auquel, disaiton , ü serait à souhaiter oue tous les magistrats de chacune des républiques grecques ressemblassent.