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de paille jaune, le sol est recouvert de tapis aux éclatantes couleurs.
Soyez-en sûrs, ce ne sont pas des Turcs qui ont construit cette mosquée et ce tombeau. Nous avons devant nous, non 1 œuvre d’une race brutale, mais 1 œuvre d une race élégante et délicate. Des artistes arabes ont seuls été capables d’élever de tels monuments et de les décorer ainsi.
N’y eût-il à Brousse que la mosquée Verte et le tombeau de Mahomet, ces deux seuls objets mériteraient le voyage. Mais Brousse est encore en elle-même fort digne d’être visitée. Rien de plus gai que cette petite ville, suspendue au pied de l’Olympe, au milieu d’un fouillis de verdure. Rien de plus pittoresque que ses maisons de bois aux formes capricieuses, dont chacune est entourée d arbres. Un profond ravin, au fond duquel court une petite rivière presque semblable à un gave des Pyrénées, traverse la ville. Du haut de l’esplanade qui précède l’entrée de la mosquée Verte, un immense panorama se déroule devant les yeux. G est la plaine riche et féconde que bordent, à 1 autre extrémité, de belles lignes de montagnes ;
la végétation est partout magnifique. Il ne manque ici que des villages, attestant que l’homme a su tirer parti de la fécondité de la nature.
D’un autre point de la ville, le panorama est plus vaste encore que de l’esplanade de la mosquée Verte. Il faut monter jusqu’aux tombeaux de deux sultans qui ont voulu, eux aussi, être enterrés à Brousse. L’un d’eux est cet Osman qui a créé l’ordre de l’Osmanié. Brousse est restée pour les musulmans une sorte de ville sainte. C’est ici que les sultans ont régné pendant plusieurs générations ; c’est d’ici que Mahomet II est parti pour conquérir Byzance. Les tombeaux d’Osman et de son voisin de sépulture n’ont rien d’intéressant par eux-mêmes, hormis quelques vieilles étoffes recouvrant les catafalques. Mais la vue, de cet endroit, est incomparable. On domine toute la ville. On aperçoit, parmi les arbres et les toits de tuiles, nombre de petits dômes blancs accompagnés d’un minaret, qu’on prend d’abord pour de petites mosquées : ce sont simplement des tombeaux de docteurs et de derviches pieux, qu’entoure la vénération populaire, ce qu’en Afrique on appelle des marabouts. Au delà de la ville s’étend l’immense plaine de Brousse. Et si, maintenant, on regarde en arrière du côté de la montagne, on voit à sa droite
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se profiler sur le ciel l’imposante masse de l’Olympe.
Brousse est une ville toute turque. Il s’y trouve bien des Grecs, des Arméniens, quelques juifs; mais l’immense majorité de la population est musulmane. Ici sont venues se réfugier nombre de familles turques depuis la dernière guerre, de la Bulgarie surtout. Ainsi que me le disait fort justement, le mois passé, notre ministre de France à Athènes, M. le comte de Moüy,le Turc, habitué à commander, ne peut se résigner à vivre dans un pays où il a cessé d’ètre le maître. Il ne peut supporter l’égalité avec les rayas . Depuis que la Thessalie appartient à la Grèce, depuis que la Bulgarie a été constituée en principauté indépendante, nombre de Turcs les ont abandonnées. Les autres suivront peu à peu. On peut prévoir l’époque où toute l’invasion qui a pénétré en Europe au quinzième siècle aura définitivement repassé le Bosphore.
A Constantinople, si forte que soit la résistance aux influences de l’Occident, bien des changements se sont accomplis déjà, et le pittoresque a beaucoup perdu. Toute la jeune Turquie a adopté, avec l’affreux fez, la non moins affreuse redingote droite. Ce n’est plus que chez les pauvres gens et
chez les femmes que Ton trouve encore le costume oriental. A Brousse, ce qui est l’exception au contraire, c’est le costume européen; la calotte ronde entourée d’un foulard est plus commune encore que le fez. Presque toutes les femmes que l’on rencontre sont voilées, et voilées pour tout de bon ; elles portent le grand voile blanc, non pas comme les femmes de Constantinople, engagé sous le manteau de couleur, mais retombant au-dessus. Elles ressemblent ainsi à ces figures de la Vierge ou de sainte Elisabeth que les peintres ont tant de fois représentées.
Une chemise d’indienne aux couleurs claires, une large ceinture le plus souvent rouge, un grand pantalon bleu bouffant, percé de deux trous par où sortent les jambes, tel est le costume ordinaire des hommes. Grands presque tous, aux solides épaules, aux jambes vigoureuses, bien râblés, sans l’obésité qui alourdit si souvent les Turcs de Constantinople, ils sont, en général, de beaux échantillons de l’espèce humaine. La figure est énergique, volontiers même sauvage. Sous leur costume bariolé, et bien souvent sali, déchiré, et en haillons, avec leur barbe rude ou leurs épaisses moustaches, beaucoup ont de véritables airs de brigands. On serait peu rassuré de les rencontrer
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seul à seuls au coin d’un bois, quoique, paraît-il, le Turc, dans le peuple surtout, soit à de rares exceptions près, honnête et doux. Mais, brigands ou non, vus ainsi dans la rue conduisant leur âne charge d’une provision de courges vertes, ou attendant aux environs de la mosquée l’heure d’aller faire leur prière, ils sont superbes à regarder. Ici, la lumière est autrement belle qu’à Constantinople, bien que nous ne soyons qu’à quelques lieues du Bosphore. Elle donne à ces chemises jaunes ou roses, qui ne sont pourtant que méchantes cotonnades, à ces ceintures rouges, à ces pantalons bleus, à ces jambes brunes et à ces visages basanés un éclat étonnant. C’est ici qu’il faut vraiment engager à venir les artistes qui veulent représenter les types et les couleurs de l’Orient. C’est ici que, de tous les peintres qu’ait eus l’Orient en ce siècle, on se dit que le plus fidèle, aussi bien que le plus charmant, c’est M. Pasini.
Brousse fait, comme on le sait, un grand commerce de soies. Le sol convient admirablement au mûrier, et la soie est d’une beauté et d’une qualité rares. Au moment où nous voici, la récolte de cette année est achevée. Les chrysalides dorment dans leurs cocons blancs ou dorés, d’où un bien petit nombre de papillons sortiront. Nous visitons une
fabrique où l’on dévide la soie. Rien de particulier à signaler à ceux qui ont visité quelque établissement de ce genre chez nous. Ce sont des femmes ici également qui font le travail; l’intérieur de leurs mains est tout blanc du contact incessant de l’eau presque bouillante. Ces femmes sont des chrétiennes, car aucune ne porte le voile; plusieurs d’entre elles sont véritablement jolies. Elles nous regardent avec autant de curiosité que nous en mettons nous-mêmes à suivre leurs doigts agiles.
Nous visitons aussi le bazar de Brousse. C’est comme une réduction de celui de Constantinople. Ce que nous y regardons le plus volontiers, ce sont les soieries que l’on fabrique dans ce pays, et aussi ces serviettes-éponges de coton, si souples et si commodes, que l’on appelle à Paris les serviettes turques, et qui sont une autre industrie de la région de Brousse. On fabrique également ici des chemises de crêpe de soie, d’une finesse, d’une légèreté étonnantes. Il serait bien tentant d’en emporter quelques douzaines, mais on songe à temps à nos blanchisseuses parisiennes, à leurs battoirs redoutables, à leurs opérations chimiques plus redoutables encore, et on s’abstient prudemment.
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Notre consul, qui a pris|la peine de ( nous accompagner au bazar, nous rapporte un fait qui me paraît mériter que Ton y réfléchisse. Brousse fait avec l’Europe un important commerce d’importation. C’est d’Europe que viennent toutes les étoffes à peu près dont s’habillent lés hommes et les femmes. Autrefois beaucoup de ces étoffes venaient de chez nous. Aujourd’hui il ne se vend plus à Brousse un seul mètre d’étoffe française. C’est l’Angleterre, c’est l’Allemagne aussi qui se sont entièrement emparées du marché à notre détriment. Et pourquoi? C’est qu’elles apportent ici leurs marchandises à des prix où toute concurrence avec elles nous est impossible.
Voilà ce qu’il importe que l’on sache bien en France. Si les choses se passent ainsi à Brousse, elles se passent de même, n’en douions pas, sur presque tous les marchés de l’Orient, sur presque tous les marchés du monde. Ce n’est pas l’article Paris, celui dont la fabrication réclame surtout le goût, et qui d’ailleurs, lui aussi, se contrefait très passablement aujourd’hui en Angleterre et en Allemagne, ce n’est pas cet article Paris qui peut suffire à lui seul à la fortune de la France. Ce qui fait la richesse d’un pays, c’est l’ensemble de sa production, et l’ensemble de notre production va
GRÈCE — TURQUIE — LE DANUBE 2ii
diminuant tous les jours parce que les frais du fabricant dépassent chez nous ce qu'ils sont ailleurs.
Il est certainement à souhaiter que le bien-être du travailleur soit le plus grand possible; par dessus le marché nos ouvriers sont souvent très fiers, lorsqu'à la suite d’une grève, ils ont forcé le patron à céder et à élever les salaires : mais qu’arrive-t-il à la suite de ces grèves et de ces capitulations? C’est que la marchandise française, dont la fabrication coûte trop cher, ne peut plus lutter, sur les marchés étrangers, avec les marchandises voisines. Et quand les choses auront ainsi duré quelque temps, quand nous aurons vu se fermer ainsi, l’un après l’autre, tous les débouchés ouverts naguère à notre industrie, le patron cessera de s’enrichir, je le veux; mais qui, en somme,souffrira le plus de cette ruine? Ce sera l’ouvrier français, qui ne trouvera plus de travail.
C’est bien peu de chose qu’une journée pour visiter Brousse ; mais, en voyage, les heures sont toujours comptées, et la moitié du temps se passe à regretter. C’est le mardi que le bateau repart pour Constantinople et il faut en profiter. Nos compa-
gnons, Antonin Mercié, Edouard Fournier et Es- <juié ont passé toute la journée du lundi enfermés dans la mosquée Verle et le tombeau de Mahomet, occupés à faire de belles études. A quatre heures, le mardi, nous sommes tous réveillés ; à cinq heures, au moment où le soleil se lève,nous remontons en voiture. L’air est frais, la matinée toute lumineuse et sereine. Nous parcourons en sens inverse la route à travers la plaine riante que nous avons suivie il y a deux jours. Nous rencontrons de longue files de chameaux qui se rendent à Brousse. Un homme conduit la caravane, monté sur un âne ; les chameaux suivent sur une ligne, rattachés l’un à l’autre par une cadène de fer.
Nous revoici au khani où l’on s'arrête pour faire souffler les chevaux sous le grand bosquet de chênes. Nos cigognes sont toujours là, immobiles sur leur grand nid; alentour, nombre de moineaux ont fait leurs nids, et les petites familles sont drues maintenant; le vieux tronc d’arbre ressemble à une ruche d’abeilles, toute bruyante et bourdonnante, pleine de bruits d’ailes et de cris joyeux dans la lumière du matin. Tout à coup, sous nos yeux, un oiseau de proie fond du ciel, rapide comme l’éclair, et emporte dans ses serres un des joyeux chanteurs. Tant pis pour le pauvre petit!... Bientôt
reprend le concert auquel celui-là ne se mêlera plus.
Il faut gravir maintenant la montagne escarpée et nue qui nous sépare de la mer de Marmara.
Du sommet, nous jetons un dernier regard vers la grande plaine qui est derrière nous, vers le massif de l’Olympe, vers cette tache blanche au pied de la montagne, au milieu de la verdure, qui est Brousse. Reverrons-nous jamais ce pays dontnous emportons un si charmant souvenir?
Puis, rapidement, nous redescendons vers Mundania. La mer de Marmara est devant nous, toujours bleue, toujours unie ; le soleil qui s’y reflète met des tons d’argent à la surface. Avant d’arriver à Mundania,nous franchissons les rails d’un chemin de fer que nous avons aperçu déjà deux ou trois fois sur la route. Ce chemin de fer a toute une histoire qui nous a été racontée à Brousse.
Une compagnie belge l’a construit il n’y a pas bien longtemps. Il relie Brousse et Mundania. Quand les travaux ont été achevés, on s’estaperçu que les courbes étaient telles en certains endroits qu’il était impossible d’y faire circuler aucun train. 11 s’est trouvé aussi que les locomotives apportées d’Europe ne pouvaient être mises en mouvement sur la voie trop étroite pour elle, ou trop large, je
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ne sais plus lequel des deux. Et depuis lors l’herbe pousse librement entre les rails du chemin de fer, et le matériel dort tranquillement au bord de la mer, à Mundania, sous un grand hangar. Cette petite plaisanterie a coûté, dit-on, une quarantaine de millions au gouvernement turc.
Voilà des choses qui ne se voient qu’en ce pays.
Nous montons à bord du bateau; c’est le même bateau malpropre qui nous avait amenés. Cette fois, de l’avant à l’arrière, il est absolument couvert d’une foule aux vêtements bariolés. Ce sont des recrues qu’il est chargé de transporter à Constantinople. Toute cette foule est turque, car, en ce pays, les Turcs seuls sont astreints au service militaire. La plupart de ces hommes ont l’âge de nos conscrits ; quelques-uns sont plus âgés cependant. Les registres de l’état civil sont très mal tenus en Turquie ; on s’aperçoit souvent, au bout de quelques années, qu’on a oublié celui-ci ou celui-là, et alors, sans autre cérémonie, on l’appelle et on 1 incorpore dans le contingent. Tous ces hommes sont de beaux gars, bien plantés, bien découplés : le Turc est décidément un bel anima] ;
Un officier commande cette manière de horde.
Son uniforme est tout flambant neuf ; les aiguil-
lettes d’or de sa tunique reluisent au soleil ; il se promène sur le pont de l’air d’un homme qui sait son importance. À la main il tient un grand fouet, à la courroie trois ou quatre fois aussi longue que le manche, dont il ne se sert, je l’espère, que lorsqu’il monte à cheval. En revanche, j’ai rarement vu uniforme plus sale, aux broderies plus usées, que celui du sous-officier qui monte de temps en temps à la passerelle des premières pour prendre les ordres de son supérieur. Un grand sabre recourbé est attaché à sa ceinture et la rouille a fait sur le fourreau toutes les taches qu’elle a voulu. Si la lame est aussi soigneusement fourbie que le fourreau, voilà ce qui peut s’appeler une arme en bon état.
Les heures s’écoulent à regarder cette bande d’hommes qui grouillent autour de nous, en avant comme en arrière, entassés les uns contre les autres, comme des brebis dans un troupeau qui marche, par cette chaude journée de juillet; ils doivent trouver le temps bien long. Mais l’Oriental, le Turc surtout, est apathique ; habitué à subir et à supporter, il ne s’irrite jamais, ni contre les hommes, ni contre les choses. Tous ces jeunes gens ont l’air résigné et indifférent; on se demande à quoi ils pensent et si même ils pensent. Quel
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spectacle différent de celui de nos recrues françaises ! À un certain moment, on entend une petite flûte qui joue une mélopée monotone ; le troupeau se serre un peu plus, on fait une petite place d’un couple de mètres carrés, et voici deux hommes qui se mettent à danser l’un en face de l’autre, à petits pas cadencés, tour à tour levant et abaissant les bras. La danse est aussi monotone que la mélopée qui la conduit.
Ce qui nous intéresse surtout, ce sont les costumes, ces notes rouges, jaunes, roses ou bleues qui se mêlent les unes aux autres, et sous l’éclatante lumière restent toujours harmonieuses. Demain tous ces hommes auront dépouillé leurs haillons pittoresques, et revêtu cet épais uniforme des soldats turcs d’un bleu sale, toujours trop grand pour celui qui le porte, et qui est bien, de tous les uniformes militaires, le moins élégant, comme il doit être, sous ce climat, le plus fatigant.
Triste vie que celle du soldat turc ! Ilreçoitquarante francs de solde par mois, — et peut-être encore ne les reçoit-il pas exactement, — mais avec cela il faut qu’il se nourrisse et s’entretienne.
La journée avance ; les musulmans dévots sont montés sur la passerelle, comme il y a deux jours,
ont étalé leur tapis, ont ôté leurs chaussures pour faire leur prière de midi. Nous apercevons devant nous, sur la côté d’Europe, la masse blanche de Stamboul, puis certains points se distinguent dans cette masse. Nous reconnaissons le château des Sept-Tours, les dômes et les minarets de la mosquée d’Ahmed et de Sainte-Sophie, et ce qui reste des constructions du vieux sérail. Nos recrues, dont la plupart sans doute voient ce spectacle pour la première fois, bien qu’ils soient nés si près de Constantinople, sont tout yeux et toute attention.
Une douzaine d’entre eux sont massés à la pointe de l’avant ; l’un d’eux tient l’étendard dont la flamme rouge, marquée du croissant et de l’étoile blancs, s’agite selon les caprices du vent. Leur groupe, avec ses notes vives de rouge, de blanc, de jaune, de vert et de bleu, forme un tableau tout fait, se détachant sur le ciel d’un bleu pâle. De temps en temps on voit tomber quelque objet à la mer ; c’est une recrue qui jette à i’eau ou sa calotte rouge, ou sa ceinture, ou sa veste. Sans doute quelque idée superstitieuse dont nous ignorons le sens est attachée à ce sacrifice ; car aucun peuple, pas même le Napolitain, n’est plus superstitieux que celui-ci. On attache des amulettes
même aux chevaux et aux ânes pour les protéger du mauvais œil et de l’esprit méchant. Les amulettes aux formes bizarres, aux verroteries de couleur, sont l’un des articles les plus demandés des bazars.
Nous avançons toujours ; nous tournons la pointe du vieux sérail, nous jetons l’ancre dans la Corne d’Or.
Mais pour débarquer il nous faut aller à la douane, exhiber au retour, comme à l’aller, nos teskérés, qui ont subi à Brousse un nouveau visa de l’autorité turque ; il nous faut une fois encore ouvrir nos petits bagages et abréger la visite, à l’aide d’un nouveau bakschich. On nous permet enfin de regagner notre hôtel ; ces petits désagréments sont bien vite oubliés.
Ce qui nous restera de ce voyage à Brousse, c’est le souvenir d’un enchantement des yeux, d’une éblouissante féerie qui a duré trois jours, et je répéterai, en finissant, à tous ceux de mes lecteurs qui viendront dans ce pays, ce que je leur disais en commençant : « Allez à Brousse ! ne manquez pas d’aller à Brousse ! »