‹ Greffes vasculaires et transplantation du reinChapitre 17 sur 32 · NE SU · texte numérisé non relu

NE SU

- sinage immédiat de la zone des fils, où des vaisseaux sont un peu plus développés que normalement et entourés de cellules inflammatoires en petit nombre. D'ailleurs, l’adventive s’épaissit à mesure qu’on s'approche des fils.

2° Dans la zone des fils (v. fig. 5); on constate la cicatrisation complète des différentes tuniques. L'endartère .du porte-greffe se continue sans aucune ligne de démareation avec celui du greffon. Tout ce que l’on constate, c’est que l’endartère du porte-greffe, très mince, s’épaissit brusquement au point où elle se continue avec celle du greffon, et atteint la moitié de l’épaisseur de la coupe.

La moyenne musculo-élastique du porte-greffe s'arrête brusquement au niveau des fils.

Quant à l’adventice, elle présente encore ici des exsudats inflammatoires très nombreux, qui sont surtout confluents au niveau des fils. Dans toute cette région, les deux tuniques -subsistantes, l’adventice et l’endartère, présentent les signes d’une vitalité évidente. Particulièrement, l’endartère, qui est, nous l’avons dit, extrêmement épaisse, montre une grande quantité de cellules à noyaux allongés, séparées par des fibrilles assez courtes et ténues, comme on en voit dans les tissus connectifs en voie de développement. L’endartère présente de petits capillaires.

3°Æ£n dedans des jils, le greffon a un aspect différent suivant qu’on le considère dans sa portion périphérique, voisine des sutures, ou en son milieu.

a) Dans la portion périphérique, on trouve une endartère très épaissie qui se confond avec celle précédemment décrite et qui présente les mêmes caractères; cette tunique s’amincit cependant progressivement à mesure qu’on s’avance vers le milieu du greffon.

Au-dessous, on trouve une adventice toujours très enflammée, avec de nombreux exsudats cellulaires.

Entre ces deux couches, on voit apparaître, çà et là, des îlots allongés d’une moyenne très élastique. Ces îlots sont d’abord très minces et très distants les uns des autres, puis

Lies

ils se rapprochent et deviennent plus épais à mesure qu'on s’avance vers le milieu du greffon.

b) Dans la partie centrale du greffon, on trouve trois zones bien distinctes :

1. La zone interne, dans laquelle on ne trouve plus d’éléments vivants, et qui est constituée à sa surface par une masse fibrinoïde mal colorée et, au-dessous, par une lame jaunâtre ressemblant à un foyer d’athérome et qui est peutêtre encore de la fibrine. Toute cette zone interne, qui est en somme nécrosée se continue peu à peu avec l’endartère épaissie.

2. La zone moyenne, qui présente tous les caractères d’une moyenne du type élastique, bien vivante.

3. Au-dessous, une adventice, qui se colore assez mal et qui contient cependant des exsudats cellulaires abondants.

En résumé, si l’on ne tient pas compte de certaines variantes de détail, les différentes tuniques se comportent de la manière suivante :

a) L’endartère, très mince, comme à l’état normal sur le porte-greffe, s’épaissit brusquement au niveau des fils, puis reste très épaisse au commencement du greffon, pour s’amincir ensuite progressivement et être remplacée peu à peu par une zone amorphe, fibrine altérée ou zone nécrotique.

b) La moyenne de l'artère saine cesse brusquement au niveau des fils. Au delà, on voit réapparaître, par îlots isolés et minces, puis sous la forme d’une lame continue, une moyenne qui est celle du greffon.

c) L’adventice présente des signes d’inflammation tout le long du vaisseau.

Ce qui est évident, c’est que l’endartère et la moyenne, dans la partie greffée, se comportent inversement l’une de l’autre. Tandis que l’endartère, très vivante et très épaissie aux extrémités du greffon, disparaît dans la partie moyenne en tant que tissu vivant, la tunique moyenne est sensiblement normale dans cette dernière partie et, au contraire, se fragmente et disparaît progressivement au voisi-

Page 1