‹ GrenelleChapitre 11 sur 117 · Bercy, par M. Lucien Lambeau, 1910, p · texte numérisé non relu

Bercy, par M. Lucien Lambeau, 1910, p

de lizeré. Les dits, faits avec beaucoup de soins et de difficultés, l’un des deux s’étant trouvé rempli de nœuds, ce qui a plus que doublé le travail.

Estimé le pié de ces faisceaux, baguettes et rubans très finis et très soigné, à 22 livres 16 s. le pié, fait pour les treize piés d’un faisceau 296 livres 8 sols et pour les deux faisceaux ensemble la somme de 592 livres 16 sols.

Réduit à 403 livres, le 17 germinal an III1.

On sait que la formidable explosion de la poudrerie eut lieu le 14 Fructidor an II (3 1 août 1794).

A la suite de cette catastrophe, qui remplit Paris d’épouvante et causa un nombre considérable de victimes, le citoyen Villain, entrepreneur, fut chargé de la démolition et de la restauration de parties du château, et de la réfection des maisons endommagées, situées aux environs, et appartenant à divers particuliers. Ces travaux furent exécutés sur la fin de Fructidor de la même année et pendant les cinq premiers mois de l’an III, sous les ordres de M. Bourla, architecte.

La récapitulation générale des frais de réparations occasionnés par l'explosion, en maçonnerie, menuiserie, charpente, couverture, serrurerie, vitrerie, peinture, s’éleva à la somme de 1.108.144 ^vres 7 sols en assignats, et, en numéraire, d’après la dépréciation du papier monnaie, à 238.461 livres i5 sols 3 deniers2.

C'est fort probablement des anciens jardins du château de Grenelle qu’il est question dans une délibération du Comité de salut public du Département de Paris, du 9 août 1793. Cet acte annonce qu’une expérience aérostatique de nouvelle invention , ainsi qu’un bal et fête champêtres auront lieu dans le parc de la maison de Grenelle, près le Champ de la Réunion, le lendemain 10, et qu’ils attireront un grand concours de monde3.

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