Le Nouveau Paris, par Émile de La Bedoluère, p
les grés verts, la masse des terrains tertiaires, la craie blanche, les premières assises de la craie inférieure, les argiles du gault, jusqu’aux terrains aquifères. Les travaux débutèrent le 24 décembre 1 833, sous la direction des Ingénieurs Emmery et Mary. Le débit de l’eau était de 3g litres par seconde. Des travaux de restauration furent exécutés de i85o à 1862 '.
Les abattoirs de Grenelle, au centre desquels se trouvait le puits artésien dont il vient d’être question, avaient été établis en vertu d’un décret du 9 février 1810 sur des terrains acquis, aux termes d’actes passés en la forme administrative, en 181 1 et 18121 2.
Ils appartinrent toujours au sol parisien et étaient situés à l’intérieur de l’enceinte des Fermiers généraux, dans ce triangle limité aujourd’hui par la rue Pérignon, l’avenue et la place de Breteuil, l’avenue de Suffren.
Au moment de leur disparition, ils se composaient de 48 échaudoirs et d’étables pour 420 bœufs ou vaches, 520 veaux, 2.400 moutons3.
Désaffectés comme conséquence de la construction d’un abattoir unique sur la rive gauche, l’emplacement qu’ils occupaient fut loti en vertu d’une délibération du Conseil municipal de Paris, du 27 décembre 1900, comportant également l’ouverture de voies nouvelles en cet endroit4.
1. Notice sur le Service des eaux et l'assainissement de Paris, par M. Bechmamn. Ingénieur en chef. Paris, 1900, p. 24.
2. Notes sur les Services municipaux, par M. Pelletier, directeur. Paris, de Mourgues, 1879, p. 112.