Archives Nationales. F2 n. Seine I
de 20 voix contre 6, repoussait cette demande. H n’en fallut pas davantage pour mettre le feu aux poudres et pour déterminer plusieurs membres de la minorité à réclamer immédiatement la mise aux voix de la séparation. La motion, bien que repoussée par 14 voix contre 12, n’en posait pas moins la question de principe qui devait se résoudre deux ans plus tard b
Dès le 11 juin 1828, les propriétaires et habitants du nouveau quartier, qualifié par eux, en raison de son origine, de l’ancien vocable de la ferme de Grenelle , adressaient en bonne et due forme au Préfet de la Seine, leur demande en séparation.
Le début de la pétition signale au premier fonctionnaire du département l'animosité dont leur circonscription est victime de la part d’une grande partie des membres du Conseil Municipal de Vaugirard. On y lit ensuite le récit des difficultés rencontrées par M. Violet pour l’édification de l’église Saint- Jean-Baptiste, et aussi l’incident relatif aux deux réverbères de la rue Mademoiselle, destinés à un meilleur accès du théâtre, et refusés aux habitants de Grenelle, alors que, pour le même motif, on accordait le percement d’une rue aux habitants de Vaugirard. Revenant sur le dernier vote repoussant la séparation, les pétitionnaires déclaraient le considérer comme une nouvelle injustice dont ils étaient victimes, et sollicitaient le Préfet de vouloir bien faire droit à leur vœu1 2.
11 va de soi que la partie adverse, celle qui repoussait la séparation, voulut aussi faire entendre sa voix, et ne manqua pas, également, de pétitionner auprès du Ministre de l’Intérieur.