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Archives Nationales. N. Seine, I

2. Registre des délibérations du Bureau de la Ville de Paris , t. XII, par M. Paul Guérin, p. 397 (note).

3. Archives de la Seine. Collection Lazare-Montassier, carton 35.

rieuses concernant cette opération mais sur lesquelles nous n’avons pas à nous étendre ici, l’île en question ne rentrant pas, topographiquement, dans le cadre de notre livre. Elle s’étendait, en effet, devant le Gros Caillou et le Champ de Mars, qui appartenaient au faubourg Saint-Germain, c’est-àdire à Paris. Commençant un peu après l’Esplanade des Invalides, elle finissait au boulevard qui devint par la suite l’enceinte des Fermiers généraux, aujourd’hui boulevard de Grenelle. Sa pointe ouest fut donc rattachée à la terre à l’endroit même où finissait le territoire de Paris et où commençait celui de Vaugirard et plus tard de Grenelle. Elle appartient, par conséquent, à l’histoire de Paris dans son intégralité, ainsi qu’on peut le constater sur le plan de Roussel, daté de 1731, qui la dénomme « Ile Maquerelle ou des Cygnes ».

Rappelons, pourtant, que cette grande île avait été formée de la réunion de plusieurs autres plus petites, séparées seulement par un filet d’eau. On en trouve la preuve dans un acte de vente du 12 mai 1678 par lequel les religieuses de Longchamp la cèdent au Roi :

« En l’isle appellée à présent l’isle des Cygnes et ci-devant aux vaches, macquerelle et de Hiérusalem, en la rivière de Seine... »

Toutes ces îles avaient été successivement annexées les unes aux autres à des époques indéterminées, et la réunion effectuée vers 1660.

L’île des Cygnes, qui reçut ce nom en 1710 a l’occasion des oiseaux aquatiques qu’y voulut élever le Roi, fut enfin rattachée à la terre ferme, ainsi que nous le disons plus haut, en vertu des

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