Archives Nationales. Q
lettres patentes de 1773, qui n’eurent un commencement d’effet qu’en 1786. Les travaux, qui avaient été abandonnés, furent repris à la suite des décrets des 1 1 mars 1808 et 10 février 1812 qui en déterminèrent l’achèvement
En 1 544, il avait été question de créer un cimetière pour l’Hôtel-Dieu dans l’île Macquerelle, mais ce projet ne fut pas mis à exécution par suite de l'inertie de la Ville. L’idée, cependant, ne devait pas être abandonnée complètement puisque, après les massacres de la Saint-Barthélemy, on y aurait enterré les cadavres des protestants'2.
En ce qui concerne ce dernier vocable, Sauvai indique que l’on s’est avisé de lui donner le nom « d’isle de Grenelle » à cause de la plaine qui lui est parallèle, et pour lui faire perdre : « ce vilain nom de l’Isle Macquerelle qui est son ancien nom3 ».
Voici encore, en 1749, un projet d’utilisation pour l’Hôtel- Dieu de l’ile des Cygnes. Un vicaire de la paroisse Saint- Laurent, le sieur Le Jeune, avait, en effet, proposé d'y élever les nouveaux bâtiments de cet Hôpital. Dans la superficie de 3q. 3oo toises, on aurait réservé de vastes jardins, botaniques et potagers, avec des allées d’ormes pour les embellir. Plusieurs raisons s’opposèrent à l’acceptation de cette idée: l’île fut trouvée trop éloignée; on eut peur, aussi, que l’hôpital, n’étant plus sous les yeux du public, vînt à perdre une partie des aumônes qui l’alimentaient4.
En 1786, la question était étudiéeà nouveau par le Bureau de l'Hôpital Général, à la suite de réclamations de Bailly,
1. Les lies du fief de Saint-Germain-des-Prés , par L. M. Tisserand. Bulletin de la Société de l’Histoire de Paris et de l'Ile de France , 1877, p. 1 12.
2. Les îles du fief de Saint-Germain-des-Prés , loc. cit., p. 112.