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Le Moniteur Universel, n" du 16 novembre

les adversaires de Grenelle, on lit que le principal motif du refus des réverbères provenait surtout de l’attitude agaçante de M. Violet, ne cessant d’appeler « mon théâtre », l’établissement qui faisait l’objet du débat.

Cette revendication, peut-être un peu trop personnelle de la part du fondateur de Grenelle, avait même incité les pétitionnaires à approfondir la question. Ils ne manquèrent pas de donner au Ministre, par un renvoi piqué au bas de leur pétition, le résultat de leurs recherches:

On a depuis acquis la preuve : i° Que le théâtre n’est pas plus la propriété des gérants de la plaine que celle des actionnaires de Vaugirard, de Paris, d’Issy, etc qui ont pris des actions dans cette entreprise, qui n'a pas été faite comme le pont, le port et la gare, par les seuls actionnaires de la plaine, mais par une compagnie spéciale composée de tous ceux qui ont bien voulu y prendre intérêt; 2° Que c’est aux soins seuls, de M. le Maire de Vaugirard qu’est due la permission de former cet établissement, qu'il n’a sollicitée que dans l’intérêt de la commune, et qu’il n’a obtenue qu’en raison de sa population1.

Un membre de la famille de M. Léonard Violet nous apprend qu’en vertu des traités de construction et de concession, ce dernier s’était fait réserver la jouissance gratuite d’une loge de ce théâtre, sa vie durant, et qu’il ne manquait pas de l’occuper aussi souvent qu’il le pouvait.

Voici donc le malheureux théâtre en but aux tiraillements des deux partis. Dans une lettre du i5 septembre 1829, MM. L. Ferrée et A. Guillot, banquiers, «gérants de la société des terrains et bâtiments de Grenelle », déclarent que, dans la question de séparation, ils sont prêts à abandonner le cimetière à la commune de Vaugirard à la condition de garder le théâtre. Celui-ci, en effet, est l’une des principales propriétés du nouveau quartier, et il est environné d’une très

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