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Archives Nationales. F2 1 1 . Seine i

LE CHATEAU DE GRENELLE ” MAISON DE M. LÉONARD VIOLET, PLACE VIOLET D’après un dessin à la mine de plomb de Gendré, appartenant au Musée Carnavalet.

grande partie des terrains constituant cette région et appartenant à leur société.

De cette manière, disent-ils en terminant, Grenelle conserverait son théâtre et Vaugirard son cimetière, et tout le monde devrait être satisfait1.

Il était loin, pourtant, d’en être ainsi, et M. Fondary, maire de Vaugirard, ne manquait pas de protester auprès du Sous- Préfet de Sceaux dans une lettre datée du 19 septembre suivant:

L'érection de ce théâtre, écrivait-il, a été le résultat des démarches longues, réitérées et pénibles de l’administration locale actuelle, c’est à ses efforts multipliés, secondés de votre appui, qu’est dû l’établissement de cette salle, et à tous ces motifs il s’en joint un autre bien puissant et dont vous allez juger vousmême.

Et le maire rappelait que le dixième de la recette au profit des indigents n’avait pas encore été prélevé parce que ce théâtre ne faisait que naître, et qu’il n’avait pas été possible d’imposer cette charge aux actionnaires dans la période de début. Ce n’était donc que maintenant, alors qu’il allait être question de faire ce prélèvement, que cette recette serait refusée aux indigents de Vaugirard, pour qui leur municipalité s’était employée, laquelle recette passerait entièrement à une commune voisine, qui n’avait rien fait pour l’obtenir. La seule concession que consentait volontiers M. Fondary était qu’une partie du dixième des recettes fût accordée aux pauvres de la commune de Grenelle2.

Le Sous-Préfet de Sceaux, tout en étant d’avis de faire participer les indigents des deux communes au droit des pauvres, se montra fort embarrassé pour résoudre la question d’attri-

r. Archives Nationales. F2 n. Seine i.

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