Archives Nationales . F2 11. Seine i
bution et demanda, à bout d’arguments, au comte Chabrol deVolvic, alors Préfetde la Seine, par sa lettre du 17 décembre 1829, de trouver lui-même la solution :
Parmi les raisons émises dans les deux opinions, une seule, M. le Comte, me paraît susceptible d’être l’objet d’un examen sérieux. C’est celle relative au droit que chaque commune pourrait avoir au partage du prélèvement fait en faveur des pauvres sur le prix des billets d’entrée au spectacle. J’avais pensé d’abord que ce droit devrait être considéré comme acquis aux pauvres des deux sections de la commune de Vaugirard dont le Conseil général a cru devoir provoquer la séparation. MM. Fondary, de Sandran et Payen ont tous exprimé la même opinion. Mais après avoir lu les lois, décrets et instructions sur la matière, ma confiance s’est changée en doute et ce doute est fondé sur ce que le théâtre n’étant pas une propriété de la commune de Vaugirard, mais appartenant à une société particulière d’actionnaires, celle des deux nouvelles communes en dehors du territoire de laquelle se trouverait le théâtre, se verrait infailliblement exposée de la part de l’autre commune, à un refus délaisser participer au partage du prélèvement fait sur les recettes d’un établissement sur lequel elle n’aurait aucune action. Dans l’incertitude sur le résultat du procès auquel ce refus donnerait lieu, j’avais eu la pensée de le prévenir en faisant passer la ligne de délimitation sur l’axe même du théâtre, mais la réflexion m’a fait juger qu’une telle proposition ne saurait être admise à raison des inconvénients auxquels elle donnerait lieu.
Obligé de renoncer, M. le Comte, au seul moyen qui se soit présenté à moi pour assurer aux deux communes la participation au prélèvement opéré en faveur des pauvres, j’ai dû me borner à rechercher quelle est la ligne la plus convenable à adopter pour établir la délimitation la moins sujette à donner lieu à des plaintes fondées, et il m’a paru que celle indiquée par le Conseil général...
En vous adressant cet avis, M. le Comte, je vous prie de vouloir bien rechercher s’il n’y aurait pas un moyen d'assurer aux deux communes la participation aux droits perçus en faveur des pauvres.
Veuillez agréer, etc1.
Ce fut Grenelle qui triompha. On se rendra facilement compte que la délimitation bizarre et tourmentée donnée à la nouvelle commune entre les rues Croix-Nivert, de l’Ecole et Mademoiselle, n’eut d’autre but que celui d’y incorporer le fameux théâtre. Il était, sans cette raison, infiniment plus