Les Antiquités de Paris, Sauval, t. I, p
4. L' Hôtel-Dieu aux dix-septième et dix-huitième siècles, par Marcel Fosseyelx, 1912, p. 263 .
membre de l’Académie des Sciences, et de l’Archevêque de Paris. Le projet mis à l’étude avait été dressé par le sieur Poyet. Il fut passé outre, encore une fois, et l’on estima que l’Hôtel-Dieu suffirait à sa tâche si les agrandissements et les améliorations nécessaires y étaient apportés1.
De son côté, le Mercure de France nous apprend que le mémoire de Poyet avait tout d’abord été bien accueilli par le baron de Breteuil, ministre de Paris, en 1787, et envoyé à l’Académie des Sciences.
Une Commission ayant été nommée, composée de MM. de Lassonne, d’Aubenton, Tenon, Bailly, Lavoisier, Laplace, Coulomb et Darcet, c’est-à-dire des hommes les plus illustres de la science française à cette époque, M. Bailly fut chargé par elle de présenter des conclusions.
Le rapporteur et les commissaires 11’approuvèrent pas le projet de Poyet, et trouvèrent que l’ile des Cygnes était un point trop humide par sa proximité de la rivière, qui entourerait complètement le nouvel Hôpital. Ils le repoussèrent aussi en raison des travaux considérables d’exhaussement qu’il entraînerait afin de mettre les bâtiments à l’abri des inondations2.
Le c5 juillet 1786, le Prévôt des Marchands de la Ville et les membres du Bureau posèrent la première pierre du bâtiment des pompes à feu construit par les frères Perrieren tète de l’ile des Cygnes, vis-à-vis de la Boucherie des Invalides. D’un style fort séduisant, et composé de refends et bossages dans le genre des travaux de l’architecte Le Doux, ce monument se trouvait situé, après le rattachement de l'ile à la terre ferme, en bordure du quai d’Orsay. On le démolit en 1904
1. Collection des documents pour servir à l'histoire des hôpitaux, par Brièle, t. II, p. i63.