CHŒUR
Jour de triomphe! jour de gloire !
Apollon, pour ton favori.
Descends du Temple de Mémoire, Viens, avec nous, chanter Grétry.
Quand les œuvres de son génie Immortalisent son pays.
Se pouvait-il que sa Patrie Eût fait pour lui moins que Paris? (2) Mais, non, Liège aujourd'hui s'honore, En réparant un long oubli.
Mère heureuse, elle se décore D'un nom par la gloire ennobli
{i)On publia en cette année une plaquette de 8 pages, renfermant: 1° Hymne pour l'inaiiyuratioyi de la place Grétry. clans la ville de Liège, paroles de P. J. Henkart, musique de li. E. Dumo7it. 2° Parodie du fameux quatuor de Lucile, par F. Rouveroy, de Liège. 3° Couplets par M. Bassoige aitié de Liège sur l'air du Vaudeville de la Fausse Magie. Liège, imprimerie de J. A. I^atour.
(î) Paris a donné, eii 1785, le nom de Grétry à l'une de ses rues, etA cette époque le pays de Liège ne faisait pas encore partie de l'empire français.
fJretnj parut,, et l'harraonio S'enrichit, de nouveaux trésoi's :
Par lui, la Franee à l'Ausonio Disputa ses brillans aecords ; Des arts il ravit le suffrage, Heureux et sûr de réunir, Avec les tributs de notre âge, Les éloges de l'avenir.
Dans les palais, dans sa retraite.
Riche de talents, de vertus.
Jamais il ne courba la tète Devant l'autel de nos Plutus :
Sa gloire immortelle se fonde Sur l'estime de ses rivaux, Et dans les délices du monde.
Il voit le prix de ses travaux.
Grétri/, de l'intrigue vénale.
Tu sauvas ta célébrité ; Au poison que l'envie exhale Ta gloire pure a résisté :
L'Europe, voilà ta cabale !
Ton juge est la postérité -.
Poursuis ta course tiioraphaK' Et vole à Tiramortalité.