‹ Ægri somnia; pensées et caractèresChapitre 17 sur 46 · QUINTIUS OU L'ÉLOQUENT · texte numérisé non relu

QUINTIUS OU L'ÉLOQUENT

« J'ai peur, mon excellent ami, écrit Horace à Quintius, que sur ton propre fond, tu en •croies plus les autres que toi-même*. »

Le Quintius, dont il s'agit ici, est-il celui que le poète, dans une ode gracieuse, exhorte à ne pas s'agiter pour les besoins d'une vie à laquelle si peu suffit, mais plutôt à venir boire, de compagnie avec lui, a Tombre d'un platane ou d'un pin, la tête parfumée du nard •d'Assyrie ?

i. Épitres, I, XVI.

84 JEGWl SOMMA.

Que ce soit le Quintius de Tode ou tout autre, ce devait être un homme d'esprit et un galant homme, puisqu'on pouvait lui dire ses vérités.

Son faible était, à ce que dit Horace, de se croire un sage parce que le public lui en donnait le nom, et un homme heureux, parce que tout Rome {Omnk Roma) vantait son bonheur. Notre poète le gourmande tout de bon.

a Rentre en toi-même, lui dit-il, quand tu t'entends appeler sage ; est-ce bien le nom que tu mérites? Eh ! s'il plaisait à la foule de te dire en parfaite santé, te mettrais-tu à table en cachant mal le frisson qui ferait trembler tes doigts jusque dans le plat^ .y>

J'ai connu, de nos jours, le pendant de ce

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